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 « Une rencontre intrigante fanée par la solitude » ft Alessia Moreli

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MessageSujet: « Une rencontre intrigante fanée par la solitude » ft Alessia Moreli   Ven 15 Déc - 20:37




« Une rencontre intrigante fanée par la solitude »


Le son grinçant d'un vieux carillon ne cessera de raisonner dans mon âme. Par conséquent, j'ai décidé, depuis toutes ces décennies, de regarder au-delà de la frontière du monde visible. Elle permet de vivre ses rêves, d'exploiter ses tourments pour mieux les apprivoiser à notre guise. Non, nous ne sommes pas Maître de notre destin, encore une rhétorique futile inventée par l'homme pour justifier cela.

Le temps est compté, le temps ne joue pas, ne triche pas, lui.

Tic. Tac.


Revenir sur sa première occupation pour retrouver une partie de soi-même égarée dans un tourbillon de mélodrames divers procurait l'investiture de ce souvenir oublié. Ce lieu mystique respirant l'âme des artistes puisant un véritable réconfort pour ma personne. Bien loin des idées macabres lorsque je me réfugiais, par exemple, dans ma salle des tortures ou dans l'investigation de mes plans machiavéliques à faire tomber cette ville entre mes mains fermement attirées par le pouvoir et la délivrance d'un esprit brisé. Ce soir, j'étais d'humeur à revêtir le masque de l'artiste en observant scrupuleusement les paysages teintés par l'aura de ses fanatiques. Celui qui ne demandait pas à être reconnu par une gloire éphémère était le plus souvent, véritable. Le regard encré dans une toile nuancée de couleurs électriques, je divaguais à ma propre interprétation. L'art permettait de créer sa propre histoire, ainsi que développer son imagination pour y apercevoir les horizons invisibles.  - La folie l'était aussi, mais cela était une autre comptine -. Respectueux et marchant avec un pas lent, pour emplir ma curiosité de l'odeur fine de la peinture, je m'émerveillais à chaque mouvement, cet endroit poétique apportait son lot de plénitude. C'était comme-ci, je respirais enfin, comme-ci je demeurais vivant depuis bien longtemps. Camille n'était plus présente, partie en vadrouille sûrement, mais peu importe, je comprenais ses distances et c'était mieux ainsi.

La Nouvelle-Orléans n'avait guère changé grandissant avec son temps, elle demeurait immortelle comme ma fratrie. Pourtant, derrière cette authenticité, se cachait quelque chose de dangereux auquel l’inconscient ne pouvait se préparer à cette guerre. Contre quoi ? Marcellus ? Non, c'était bien plus, quelque chose de bien plus grandiose que de se préoccuper de la misérable vie d'un esclave pitoyable. Brusquement, je m'arrêtais sur une peinture d'un visage, pourtant, banal révélant ainsi un certain fond atypique, une profonde extase dans son regard : le vide. Hélas, ce sentiment-là s'attardait à quitter mon regard bleuté d'une vie éternelle chaotique. Je préférais me réfugier dans les scènes théâtrales mortelles et montrer un visage impassible dépourvu de tout sentiment quelconque. Après tout, j'étais l'architecte de mon propre malheur, il fallait faire honneur à ce dicton me caractérisant avec exactitude. Néanmoins, ici, l'esprit de l'homme tortionnaire avec sa célèbre facette qu'était la solitude, révélait une autre attitude plus humaine.

Je restais alors fixé sur cette œuvre, avec des yeux insistants quand des bruits de chuchotements me firent sortir de mes pensées. Auparavant, un sourire avait été dessiné sur mes lèvres et se cassa brutalement à l'entente de ce capharnaüm. Je pivotais légèrement la tête, assassinant la personne du coin de l’œil. Une femme avait osé me déranger dans cet instant de ses éloquences cacophoniques. Ce n'était pas étonnant, son espèce - en plus d'être une louve - reniflait l’arrogance dans toutes ses extravagances.

« Pourriez-vous fermer votre clapet dans ce lieu qui reflète le silence des artistes ? » disais-je d'un ton sévère tout en portant mes mains derrière le dos, signe d'une posture à l'allure fière.

Le silence pouvait traduire de nombreuses choses, il pouvait aussi annoncer un son mortel ou embellir les sensations.

▬ Alessia Morelli & Niklaus Mikaelson


© TITANIA
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