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 Deux roux, une seule histoire.

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Message posté le Dim 1 Oct - 14:44



Deux roux, une histoire.


William & Donna




Jazz, funk, folklore, parades se mélangeait parfaitement au sein de la Nouvelle-Orléans. Sans surprise, c’est pour cette raison que cette ville est devenue au cours des dernières années, la ville la plus attractive de la Louisiane. Mêlant à la fois la culture française et américaine, la Nouvelle-Orléans s’adapte très facilement aux modes de vies respectifs des touristes. C’est simple, il y en a pour tous les goûts. De plus, les richesses architecturales que la ville propose retrace le passé, l’histoire de la Nouvelle-Orléans, rendant l’atmosphère quelque peu ancien, nostalgique de l’époque.

Une telle ville, avait bien évidemment le besoin d’être régnée, par une personne compétente, expérimentée qui garde son sang-froid à chaque problème, à chaque situation critique qu’il se passait dans les 888,44 km² de la ville américaine. Alors non, étonnement, il ne s’agissait pas d’un simple maire, du moins, pas pour le monde surnaturel. Pour ce dernier, un roi, inconnu des humains, gouvernait presque tyranniquement cette si douce et belle ville. Le pouvoir avait été repris il y a peu, par le fidèle bras droit de l’hybride Originel, Marcel Gérard, qui finalement, s’avère être un parfait imposteur.

William, ainsi que les trentaines d’autres hybrides qui servaient très loyalement les Mikaelson, était donc mobilisé pour cette mission plus qu’exceptionnelle. Certes, William ne dirigeait pas cette ville, mais il fallait tout de même avec le calme, l’expérience d’un roi pour ne pas perdre son sang-froid et ruiner toute chance de reprendre le pouvoir. Oui car, William ne disait presque jamais qu’il était au service des Originaux, pour ne pas briser sa couverture qu’il avait eu tant de mal à construire. Il se faisait passer pour un simple résident, parfois un simple touriste en vacances en Louisiane. En réalité, ce genre de tactique lui permettait d’entendre tout ce qu’il se disait dans cette immense ville.

Voilà pourquoi aujourd’hui, alors que le coucher de soleil commençait à illuminer d’une couleur rougeâtre le ciel américain, il avait décidé d’aller « visiter », en bon touriste amateur qu’il était, le Bayou. L’endroit, pourvu de marécages où les crocodiles exprimaient leur bonheur, offrait une atmosphère rafraîchissante lors des chaudes journées d’été. William avait décidé de s’arrêter pour boire un petit café, sur une terrasse, au bord d’un lac. Oui, il s’offrait quotidiennement des petits plaisirs.

En réalité, il avait suivi depuis plusieurs mètres, deux hommes à l’allure bien trop élégante pour ce type de quartier. En effet, ils étaient sans doute les seules personnes à se balader en costume, alors que la majorité des promeneurs étaient en short, jeans, et débardeur.  Nul doute, c’était des potentiels ennemis. Touillant alors dans son café noir, il écoutait la conversation des deux hommes derrière lui. Au début, rien de bien alarmant, juste un récit de voyage ordinaire. Cependant plus la conversation durait, plus elle dérivait sur les Mikaelson, en particulier sur Freya. « La plus faible, la moins compétente, la plus facile à tuer » sortait des bouches des deux hommes.

William sourit dans sa barbe, en voyant à quel point ses hommes étaient stupides, s’ils pensaient que Freya était une cible facile. Enfin, William savait très bien qu’ils n’allaient pas faire long feu dans le monde surnaturel. Regardant sa montre, l’hybride se dit qu’il était bien temps de rentrer, que ce petit café avait été bien satisfaisant, mais qu’il fallait revenir aux affaires.

Il se levait alors. Son regard de glace croisait les regards rieurs des deux hommes postés derrière lui. En un regard, en un éclair de seconde, il savait que ces deux prétendus ennemis savaient pertinemment qui il était. Alors, tout aussi rapidement que son esprit de séduction, il prit le couteau posé sur la table et tranchait brutalement la gorge du premier. Aussitôt, comme automatiquement, la terrasse tout entière se leva. Cependant, en temps normal, il y aurait eu des cris, certains se seraient enfuis pour échapper à une mort certaine ou pour appeler de l’aide. Rien. Il n’y avait aucune réaction de la part des autres « clients ».

En effet, vous avez certainement compris que ces « clients » étaient également des ennemis et avaient piégé William dans ce stupide café. Sans avoir le temps de réagir, il sentit un bras, venant de derrière, entourer son cou pour l’amener au bord d’une petite pente en herbe, au bout de laquelle se trouvait un petit sentier où des promeneurs se promenaient tranquillement, devant le lac.
L’homme lâcha brutalement Will qui roula jusqu’au pied de cette pente. Il écrasait sur son passage des petites marguerites innocentes, des pauvres pissenlits avant de s’arrêter sur le sentier, aux pieds d’un être humain. Son regard se posait sur des baskets blanches qui reculaient précipitamment, sans doute, apeurées par cet atterrissage. Will se leva directement, croisant le regard effrayé d’une jeune femme rousse, qui se demandait ce qu’elle faisait là.
 
Il l’abandonna du regard pour s’occuper de ses hommes qui avaient à présent encerclés l’hybride et la jeune femme, qui n’avait rien demander à personne. Will toisait les hommes qui s’avéraient être de simples vampires, avec un regard noir sauvage. Ils étaient une bonne dizaine, tous déterminé à en finir. William tournait sur lui-même afin d’observer la totalité de ses rivaux.

Soudain, alors que plusieurs d’entre eux s’avançaient, il entendit des craquements, comme des craquements d’os. Il n’avait pas eu tort. Plusieurs vampires se tordaient de douleur, alors que leur os continuait à se briser. William regardait alors la jeune rousse, qui avait tendu ses bras, pour effectuer le sort, bien qu’elle ne semblait pas sûre d’elle. Will lui adressait un hochement de tête et en profita pour mordre les avant-bras de deux hommes. Ils allaient souffrir, ils allaient mourir par feu doux, et allait revenir malade à leur chef. Parfait pour atteindre le moral.

Soudain, un cri résonna. Un cri qui déchira sans explication le cœur de William. Un cri féminin…c’était elle…elle qui venait de l’aider grandement. Elle allait se faire mordre, elle allait se faire retirer son pauvre cœur innocent pour avoir osé aider le petit rouquin. Aussitôt, William se précipita sur les deux agresseurs et les envoyaient valser dans le lac. L’hybride décidait de plonger. La bataille navale était lancée. Cependant se battre dans l’eau, avec la pression de l’eau, n’était pas une chose simple. Il reçut plusieurs bons coups de poings dans ses tempes, qui le fit saigner, rendant l’eau rougeâtre. Enfin, ce n’est pas ça qui l’empêcha de retirer les deux cœurs des hommes. Ils les laissaient tomber dans les profondeurs du lac, ainsi que les cadavres, qui laissaient des longues traînées rouges derrière eux.

Revenant à la surface pour reprendre enfin son souffle, il remarquait que le reste des hommes étaient morts, sans doute tué par cette femme. Will remarquait, par la même occasion qu’elle fut soulagée de le voir sortir la tête de l’eau. Elle avait sans doute pensé que ce sang était le sien. Elle se souciait de lui…

L’hybride finit par nager, et revenir sur la terre ferme. Il retira son gilet noir, et son tee-shirt blanc pour les jeter sans grâce au sol, pour qu’ils sèchent un minimum. Il regardait, toujours froidement la jeune rousse à ses côtés.

-Vous venez de risquer votre vie, j’ai dû vous sauver, vous pensez que je n’ai pas autre chose à faire que de jouer les super-héros ? » Dit-il, en bon sympathique qu’il était
.

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Message posté le Lun 2 Oct - 12:50

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Je ne connais que deux quartiers de cette ville. Celui où, bien sûr, je vis et l’autre où je travaille. Et encore, dans les deux cas, je ne suis pas partie à la découverte de leurs secrets. Plus je vivais dans mon quartier, plus je le regrettais. Le bayou avait quelques choses d’assez sombres qui me faisait froid dans le dos. J’aimais assez la discrétion du coin, pourtant… Le lac, le bayou, la forêt, c’était des endroits où je pouvais me ressourcer dans le silence de la nature, mais aussi me mettre en danger dans le monde surnaturel.

Je ne devrais pas craindre, je suis en vie. Je suis toujours en vie. Pourtant, c’est comme si ma bonne étoile n’avait jamais existé et qu’au contraire du trèfle à quatre feuille, symbole de mon pays natal, j’attire le danger et non la chance et le bonheur. Aussi futile que soit mon esprit de survie, j’ai même dans l’envie de me le faire tatouer. Stupide, n’est-ce pas ? Pourtant, j’ai envie de me raccrocher à quelque chose. Je n’ai rien, je n’ai personne, alors, chaque jour, je me dois de me rappeler pourquoi je suis ici, même si mon regard, dès le réveil, se pose sur la valise à l’entrée de mon appartement, me rappelant par la même que si besoin, je peux et je dois partir vite. Aucune attache pour ne pas avoir à revivre la crainte de perdre quelqu’un. Si mon père s’en prend à quelqu’un d’autre que Martha... Non, cette idée m’est insupportable.

Je suis un paradoxe, et je ressens des sentiments paradoxaux pour cette ville. Elle me fait peur et me rassure. Elle m’éloigne de ce que j’ai toujours été pour me ramener à ma nature profonde. Celle que mon père, que mon géniteur, m’a forcé à oublier et à refouler. Même ce terme définissant ce que je suis m’a effrayé toute ma vie. Je ne pouvais assumer qui j’étais, alors je refoulais qu’au fond, loin d’une humaine, je sus une sorcière. Une sorcière bien pitoyable pour quelqu’un qui ne peut se servir de ses pouvoirs. Non pas qui ne peut, mais qui ne sait pas, qui ne sait plus.  

Dimanche. C’est bien la seule journée que je n’aime pas. Pour la simple et bonne raison que la librairie est fermée et que je n’ai rien à faire. Profitant de la fin de journée, du moins, de la fin d’après-midi, j’avais pris mon courage à deux mains pour sortir de chez moi. Il m’avait fallu du temps pour me donner ce courage, faire taire la crainte de tomber sur Jack et que celui-ci me tue, simplement.

J’avais trouvé un petit coin tranquille, au pied d’un arbre où je pouvais facilement laisser court à cette voix cristalline, hésitante, faible avec cet accent audible parfois, qui trouvait le courage, se mêlant aux accords pour transcrire les sentiments les plus profonds que j’avais en moi et que je refusais de laisser couler sur mes joues dans des larmes inutiles. Je ne voulais plus pleurer pour lui, pour ce monstre qui me hantait, de jour comme de nuit, à des milliers de kilomètres.

Je ne saurais dire combien de temps je suis restais. Après avoir chantonné, gratter les cordes de cet instrument, j’avais juste voulu profiter du calme que m’offrait l’ombre du bayou, la fraicheur, la nature, l’oubli de soi, la solitude. Etre seule, ne plus penser à soi aux autres, ne plus penser d’ailleurs. Etre un grain de sable dans le rouage du monde. Quitte à ne pas être ou plutôt, être une petite chose inutile et éphémère, encore plus visuel aujourd’hui.

J’avais fini par reprendre le chemin de mon exigu appartement, quand un bruit se fit entendre. Inquiète et de nature paranoïaque, je m’arrêtais net, sentant mon cœur aux aguets et mes jambes prêtes à prendre le relai pour me sauver. Je m’attendais à croiser Jack, peut-être une autre personne travaillant pour lui – parce qu’avec les années, j’avais fini par penser qu’il ne se salirait pas les mains lui-même- au lieu de cela, une sorte de boule rousse glissa d’un chemin aux alentours et un homme s’écrasa à mes pieds. Je restais, stoïque une micro seconde avant de reculer, me rendant compte qu’un homme venait réellement de s’écraser à mes pieds. La peur innonda mon être, mais cette fois, ça n’était pas pour moi. J’ouvris la bouche pour poser la question somme toute évidente et classique « Vous allez-bien ? » Mais l’homme, le rouquin, se releva presque aussitôt, comme si aucunes douleurs ne secouer son être. Un regard échangeait, alors que la peur laissa la surprise prendre le relai. Il était presque évident qu’il ne pouvait pas être humain. Un humain aurait souffert d’une quelconque blessure, non ?

La peur ne me laissa pas si facilement, comme si, malgré tout, elle était enchainée à moi. Nous n’étions plus seuls, nous étions deux entourés d’une dizaine d’homme terrifiants. Ma main lâche l’étui de ma guitare qui tomba sur une touffe d’herbe haute, me rassurant presque qu’elle ne soit pas cassée. Je regardais de dos, cet homme qui faisait barrage entre moi et eux. Il était devant moi, comme pour me…protéger ? Moi, l’éternel dommage collatéral. Je ne connaissais ni lui, ni les vampires en face de moi.

Car il s’agissait bien de vampire, de ce que leurs visages montraient. Mon cœur se débattait dans ma poitrine. Comment se pouvait-il que je me retrouve dans une telle situation où la fin semblait funeste. Je ne sais pas ce qu’il me prit, une dose de courage que je n’avais découvert qu’une fois, la seule fois où j’avais réussi à frapper mon père pour fuir loin de tout. Mes bras se levèrent, dans un geste automatique, presque prenant l’inconnu dans l’étau protecteur de mon aura. Je ne savais pas si je faisais bien, de le défendre, lui, mais eux, en face était un danger pour moi, alors que celui qui était tombé à mes pieds, lui était devant moi pour me protéger.

J’avais l’impression de sentir leur douleur, quand, hésitante, ma magie prit le dessus sur moi. Je ne savais pas ce que je faisais, mais je pouvais voir, entendre, que je le faisais à peu près bien. Je tremblais, dans un mélange de magie, de peur et d’hésitation. Un regard de celui en face de moi, m’aida presque. Mes soupçons se confirmèrent quant à la nature surnaturelle du roux quand il se mit à mordre les vampires. Oui, évidemment que j’avais peur de lui, mais sa proie n’était pas moi, alors peut-être qu’au fond, comme les humains, les êtres magiques étaient identiques : Il en existait des bons et des mauvais.

Mes bras se reposèrent, lentement contre mon corps avant que je ne sois propulsé contre l’arbre derrière moi. Un cri strident passa mes lèvres. Je tentais de les repousser, mais la peur me figeait sur place, incapable de faire autre chose que d’avoir les larmes aux yeux face à la mort prochaine.

Alors que des crocs allaient se planter dans ma gorge, un poids violent sur la poitrine synonyme d’une force surhumaine qui me plaquait à l’arbre. Alors que j’étais résignée à mourir, le poids sur mon corps se retira rapidement et les crocs que je vis se planter dans ma gorge se retirer tout aussi rapidement. Un regard étonné avant de voir que le rouquin venait de me sauver, comme j’avais pu le faire pour lui, quelques secondes plutôt.  Je vis les deux vampires fondre dans l’eau, suivit de peur par le roux.
Je n’eus pas le temps de soupirer que les autres vampires voulurent se venger, sur moi. Ils approchèrent et je me trouvais démunie. Un d’eux me lança à nouveau contre l’arbre et dans ma chute, je tombais sur l’étuis de ma guitare. J’allais mourir ici, alors que le roux allait se noyer. Mon cœur s’emballa. Je ne voulais pas mourir. Pas ici. Pas comme ça.

Je ne saurais dire comment j’ai fait. Avec pourtant, la même impression que c’était moi qui avait fait ça. D’un coup, rapidement, tous les assaillants du roux et de moi par ricochet, tombèrent comme des mouches. Je me relevais rapidement, aidée par l’arbre pour prendre appuie alors que mes jambes ne supportèrent que peu mon poids. L’eau, un peu plus loin avait pris des teintes rougeâtres et mon cœur n’eut aucun repos. Etait-il mort ?

Tout avait commencé, d’une certaine manière, à cause de lui, mais je ne voulais pas le voir mort ! Il avait tenté de me sauver, il avait fait la barrière pour me protéger. D’un commun accord, nous nous étions sauvées mutuellement et le voir mourir…Dans cet eau sale…

Une main sur la bouche, je n’arrivais pas à marcher, je n’arrivais pas à bouger, ni à retirer mon regard de l’eau. Une larme glissa sur ma joue quand la surface de l’eau commença à remuer. Me connaissais, j’aurais pensé au pire. Pourtant, j’avais l’aube d’un espoir qui naquit en moi en voulant que ça soit la chevelure rousse que je vois apparaitre et non l’un des deux ou les deux vampires.

Mon espoir ne fut pas vain quand ressorti l’inconnu et mon cœur sembla moins lourd. Je fermais les yeux en soupirant de soulagement. Il n’était pas mort.

Il m’offrit une partie de son corps à la vue et mon regard n’en profita pas. Je n’ai jamais été du genre à regarder les hommes ça n’allait pas être maintenant que j’allais commencer, surtout dans une telle situation. Ce fut sa voix qui me ramena à la réalité, un ton froid qui me fit sursauter. Venait-il réellement de me disputer quant à avoir risqué ma vie ? Sérieusement ?

Je m’adossais à l’arbre, baissant la tête, mes cheveux agissant comme par vu en tombant devant mon visage pour ne pas qu’il voit mes larmes glissaient sur mes joues. Les nerfs… Je voulais que mon cœur se calme et en silence, j’encaissais ses accusations, mon corps prit de soubresauts. Entre les nerfs, le froid, l’adrénaline, la peur, mon corps était une cocotte-minute qui ne demandait qu’à exploser. Une bombe à retardement.

- C’est vous. Vous qui m’avez emmené dans cette histoire… Je n’avais rien demandé.

J’étais sûr que s’il ne pouvait pas forcément voir mes larmes, il devait les entendre dans mon accent irlandais hésitant et tremblant. Je me laissais tombé au sol, mes jambes ne pouvant plus me soutenir, alors que mon cœur refusait encore de reprendre une course normale.

- J’ai failli mourir ! C’est moi qui…qui vous ai aidé !

Ma voix tremblait encore, même si douce et faible. Je refusais qu’il ait une attitude comme ça envers moi, moi qui avait déjà bien assez souffert et qui avait souffert une fois de plus parce qu’au mauvais endroit au mauvais moment. Ma main remonta vers ma nuque. Je n’avais pas été mordu, mais c’était tout juste. Nerveusement, mes ongles griffèrent ma peau, nerveuse. Un réflexe que j’avais eu quand mon esprit baissait les barrières érigeait autour de moi et que le souvenir de mon père trop présent, me faisait ressentir des douleurs passaient.  J’allais presque m’arracher la peau – ce que j’avais déjà pu faire dans le passé- quand ma deuxième main se posa sur l’étui de ma guitare. Oubliant tout ce que j’avais pu ressentir jusque maintenant pour m’accroupir devant mon étui. Je l’ouvris avant qu’un autre petit cri passe mes lèvres. Ma guitare, devant mes yeux, détruite.

- Non ! Non ! C’est pas vrai ! Pas ça ! Pas elle ! Non ! Non !

Ma main se saisit de certains morceaux brisés de l’instrument de musique que j’avais tant aimé et qui avait tant d’importance pour moi. Les larmes remontèrent aux yeux. C’était mon exutoire, le moyen que j’avais pour m’occuper l’esprit et ne pas penser et tout était brisé. Je secouais la tête, me moquant, qu’à présent, mes vêtements étaient sales. Enervée et blessée, je tapais simplement sur les restes de la guitare. Rappelez-vous cette contradiction avec le trèfle à quatre feuille… L’odeur du sang, la douleur, le déchirement. Un morceau de l’instrument se planta dans ma main et si aucun cri ne passa mes lèvres, cette fois -habituée à la douleur- une sorte de grognement pris le relai.  A quel point étais-je stupide ? Au point, sans doute, d’être obnubilée par la guitare et d’oublier l’homme à moitié habillé derrière moi.

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Message posté le Sam 7 Oct - 14:54



Deux roux, une histoire.


William & Donna




Bien loin de jouer les super-héros…Très loin de jouer les super-héros. En parfait égoïste qu’il était, il ne pensait qu’à lui-même et qu’à son objectif. Le reste ? Il n’y prêtait pas attention. Alors oui, effectivement, pourquoi venait-il à l’instant de sauver cette jeune fille qui n’avait rien demandé à personne ? Eh bien, tout simplement car il n’était pas un parfait imbécile, un parfait impoli et remercier celle qui l’avait sauvé était « normal » pour lui. Enfin, si elle n’avait pas survécu à l’attaque des hommes, il n’aurait pas eu de regrets, en réalité, il aurait repris sa route et serait revenu au manoir. Petit à petit, il aurait sans doute oublié cette rencontre.

Alors, effectivement, il avait été très désagréable à sa sortie d’eau car il ne voulait pas s’attacher aux gens, ne voulait pas créer des liens avec des personnes qu’il aimerait sans doute. Depuis son meurtre de ses meilleurs amis, il était désagréable avec tout le monde. De ce fait, aucun lien d’amitié ne pouvait se créer. Jusque-là, cela marchait, du moins jusqu’aujourd’hui. Son visage, ses cheveux, sa voix si douce, son courage l’avait marqué. Une chose est sûre, elle ne l’avait pas laissé indifférent. Cependant, il était tellement doué en amour qu’il avait réussi à faire pleurer la jeune fille. Oui car, même s’il elle avait essayé tant bien que mal de cacher ses larmes, l’hybride avait vu et surtout senti la tristesse qui s’était emparée de son corps.

Malgré tout, son bel et si rare accent irlandais plaisait à William, même s’il restait de marbre face à ses propos. Extérieurement, il était un iceberg, mais intérieurement, il était comme un volcan en éruption. Des émotions, qui ne s’étaient pratiquement jamais manifestée, naissaient en lui et lui procuraient une certaine gêne, au départ. Cette gêne se transforma rapidement en un plaisir assez discret pour le moment, qui s’aventurait à travers ses différentes émotions. Cependant, cette naissance s’arrêta brusquement face aux paroles tremblantes de la jeune femme. Elle ripostait contre « l’attaque verbale de William » et il fallait qu’elle le fasse ! Cela ne plaisait jamais à l’hybride lorsqu’il tombait face à des personnes n’ayant pour ainsi dire aucun répondant. Un petit combat verbal n’était jamais de refus.

-Vous m’avez sauvé certes, mais je ne vous ai absolument rien demandé. N’allez pas vos plaindre de ces blessures superficielles que vous avez. Vous avez eu de la chance que j’ai assez d’empathie envers vous pour vous avoir sauvé de cette situation délicate.

Froid, glacial, antipathique, hautain Tous les adjectifs négatifs pouvaient très bien se coller à la réponse, au caractère de l’hybride. Ne pas s’attacher surtout, ne pas créer de liens, ne pas être sociable. Voilà la clé pour éviter de blesser gravement d’autres personnes. Car, avant ce malencontreux accident, William avait cette mauvaise habitude de s’attacher très vite aux personnes qu’il rencontrait. Ainsi, il avait pas mal de connaissance auxquelles il s’identifiait.

-Vous devriez repartir, ce n’est pas très bon de traîner par ici après ce qu’il s’est passé. .Il regardait autour de lui, croisant ses bras sur sa poitrine -De plus le soir commence à tomber, ce n’est pas le quartier idéal pour traîner.

Pourquoi se souciait-il de sa « sécurité » alors qu’il l’avait agressé verbalement ? Il n’en avait aucune idée, sans doute sa nature cachée qui refaisait surface. Les émotions qu’il ressentait à l’intérieur de lui-même commençaient petit à petit à se montrer, même si son visage ne s’était pas pour autant s’adouci. Son ton en revanche, était moins glacial est plus doux.

Cependant, la jeune femme ne semblait pas s’apercevoir de ce changement de ton. Non, elle semblait encore plus désespérée et William allait très vite comprendre pourquoi. La précieuse compagne, la partenaire de tous les jours, l’indispensable accessoire était « mort ». Sa guitare avait rendu l’âme, réduite à néant suite à ce violent combat. Vous l’aurez compris, William aurait, en temps normal, ignoré les pleurs incessants de Donna. Aurait…Car, il se trouve qu’il était lui aussi amateur de guitare, électrique pour sa part. Il savait parfaitement ce que ce banal objet pour certain, représentait pour des musiciens passionnés. Cet objet était comme un parfait animal de compagnie, à l’exception qu’il n’était pas un être vivant.

S'accroupissant pour être à sa hauteur, il prit dans ses mains un morceau cassé de sa guitare.

-J'en ai plusieurs chez moi. Si vous voulez, je peux vous en donner une. Je n'ai plus vraiment le temps de jouer. Dit-il, un très léger sourire aux lèvres.

William était à l'instant en train de tomber dans son propre piège qu'il voulait éviter : S'attacher. Cette jeune fille ne le connaissait pas, il ne connaissait pas la belle rousse, mais le fait qu'elle aime la musique, tout comme lui, était un bon point de départ pour commencer une relation...





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Message posté le Lun 9 Oct - 11:04

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En toute normalité, si elle existait quelque part, il aurait dû s’excuser et me dire merci. S’excuser d’avoir mis ma vie en danger, alors que je ne le connais pas. Au lieu de ça, ce monsieur se trouvait plus intéressant de me critiquer. Ça n’était pas moi qui avait risqué ma vie, mais c’était lui, qui l’avait risqué ! Il n’avait rien d’un super-héros, sans doute l’anti-héros détesté. Parce qu’il semblait être si détestable. Il n’avait même pas remercié la sorcière que j’étais de la mort certaine qu’il venait d’éviter… Je venais de sauver quelqu’un, ce sentiment était nouveau pour moi et pourtant, j’aimais ça. Me sentir utile.

Sentiment de courte durée, par sa faute. Il me faisait presque penser à Jack, à sa façon de parler. Sa façon d’être. Je ne demandais rien au monde, si ce n’est d’être tranquille, alors pourquoi lui ? Pourquoi se mettait-il sur ma route ?

L’arbre me soutenait, comme une béquille pour celui qui en a besoin. Une canne pour avancer. J’avais besoin d’être soutenu, ces larmes qui coulaient, cette peur, cette vieille amie qui revenait sans cesse, pour être sûre de ne jamais être oubliée. L’adrénaline et tout ce que je ne savais pas nommer en cet instant faisait de moi, une bombe à retardement, oui, encore, toujours. Et s’il n’arrêtait pas, ne faisait pas preuve d’empathie, c’était contre lui que ça se ressentirait. Et l’issue, je la voyais déjà. Il me tuerait. Pourquoi tout doit tourner autour de la mort ? Ma mort.

- Rien demandé ? Vous étiez sur ma route… J’ai failli mourir par votre faute ! Vous n’avez rien d’un empathe ! Vous n’avez fait que résoudre le problème que vous avez causé. Et encore…J’ai presque tout fait seule…Sans savoir comment…

La dernière partie avait été dite sous un murmure. Ma voix avait tremblé tout du long, sans le regarder. Comment pouvait-il être si idiot ? C’était de sa faute, tout ça, non de la mienne. Quelque chose m’animait pour lui répondre de la sorte, moi qui évitait soigneusement les gens pour leur répondre. Son ton me faisait frissonner. A moins que ça ne soit la colère en moi qui pointait le bout de son nez. J’étais en colère contre le monde entier. Contre lui, ce roux, surtout, qui me faisait face. Mais qu’il parte, qu’il me laisse seule !

J’avais entendu, par brides et je ne me voyais pas l’envie de lui répondre. Déjà, parce que je connaissais mon quartier, que je n’habiter pas loin et qu’en quelques enjambées, je serais à l’abri dans mon appartement. S’il n’était pas miteux, il n’était pas non plus luxueux. Il était à mon image : Vide et simple. La manière dont mon reflet me faisait ressentir quand je croisais mon regard cerné de valises lord d’une nuit où Morphée m’avait oublié. Comme habituellement.  

Et puis, pourquoi répondre à cet homme si violent verbalement ? Qu’avait-il réellement à faire de mon état ? Ma sécurité, mon bien-être, tout ça, ça n’était rien pour lui. Et j’avais cette étrange idée, que ça soit moi où quelqu’un d’autre, c’était du pareil au même, il se moquait des autres. Ressemblant et tellement différent de moi. Je ne me moque pas des autres. J’en ai peur. Je ne parle peut-être pas, mais je n’agresse pas, comme ce roux. Deux façons de faire différentes, qui se valent finalement.

Je sursautais, sans me cacher quand je vis, du coin de l’œil, sa peau toujours nue près de moi. Je ne l’avais pas entendu s’approcher, sans doute, parce que je tentais de comprimer le sang qui couler de ma main. Je retirais le morceau sans sourciller. La douleur, je la connais, mais le sang…Je n’aime pas le sang. Le mien a trop coulé. Et lui, que je soupçonnais être un loup, à mes côtés, avec le sang qui coulait… Et s’il était du genre cannibale à ne faire qu’une bouchée de moi ?

Ça n’était pas une plaie ignoble, mais assez profonde pour prendre du temps à arrêter de saigner et qu’il fallait que je panse. Je blêmis, une fois de plus, un peu plus, toujours plus. Je tentais de ne pas regarder cet homme qui m’intriguait autant qu’il me faisait peur, avant de finalement lui accorder un regard étonné.

Quelle était cette logique ? Un homme qui lui amène des problèmes, qui la sauve, qui lui passe un savon, sans la remercier qu’elle aussi, lui a sauver la vie. Un homme qui l’agresse, hausse le ton, mais qui, finalement, lui conseille de partir, d’aller se protéger et…Qui lui propose une guitare ?

J’étais intriguée, je devais bien l’admettre. Il était complexe et guitariste. Comme moi. Je voyais certaines similitudes qui tendait à se faire différence si l’on creusait ou réfléchissait un tant soit peu.

- Ca vous arrive souvent ? De hurler sur quelqu’un et de lui proposer de venir chez vous, pour lui proposer une guitare ? Vous êtes bipolaire ?

Comment et pourquoi avais-je répondu de cette manière ? Un peu rude, un peu froide malgré la voix douce irlandaise qui était mienne. Et pourtant, je n’avais pas loupé le plus important qui avait le mérite d’être plus étonnant que n’importe quoi. Son sourire. Infime, certes, mais présent. Mon regard le détailla, avant que je ne referme l’étui, d’une main, laissant l’autre perdre son sang, sans m’en plaindre, comme si ça n’était pas grave. Habituel.

- Je ne peux pas accepter. Ceux sont les vôtres… Et puis, vous allez sûrement reprendre gout à jouer et je ne voudrais pas devoir supporter une énième remontrance de votre part.


Un léger pique, comme une blague mal dites, d’une douceur infinie, parce que malgré tout, c’était moi. Je n’étais pas méchante, pas mauvaise, juste trop protectrice avec moi-même. Je ne voulais pas, non plus, lui être encore plus redevable et pourtant…J’avais hésité, sans doute l’avait-il entendu. Je n’avais pas les moyens d’en acheter une ces prochains temps. Mon regard se voila quand je saisi la bretelle de l’étui. J’allais devoir la jeter, elle qui m’avait aidé depuis mon arrivé ici. N’aurais-je pas dû accepter, après tout, c’était de sa faute, que ma guitare était brisée, non ?

- Vous devriez vous rhabiller. Je ne sais pas si vous êtes sujet au froid, mais…Vous devriez.


J’avais conscience de la chaleur qui s’était installée sur mes joues. Je l’avais aperçu, lui, son torse, ses muscles et j’étais presque mal à l’aise d’être si proche d’un homme torse nu. Je ne savais pas, non, s’il était sujet au froid, après tout, je n’avais aucune idée de ce qu’il était, si ce n’est qu’il n’était pas humain et pour moi, ça ne changeait rien. Sa nature m’inquiétait, certes, mais pas plus que cela. Au fond, j’ai peur de tout le monde et moi, je ne suis pas réellement humaine, alors pourquoi blâmer quelqu’un de ce qu’il est, quand, il y a une chance qu’il ne l’ai pas demandé, non plus ?

- Pourquoi délaissez-vous la musique ? C’est pourtant un moyen d’expression intéressant…


Pourquoi je continuais de parler ? Je m’étais levée, prête à partir, mais j’avais vu son attitude face à mon défunt instrument. Son sourire, en parlant de musique. Il était un amoureux de la musique. Ça le rendait…humain.

J’aurais dû partir, j’étais debout, face à lui, j’aurais pu partir, sans me retourner, sans avoir crainte… La crainte. Ma main. Le sang. Je baissais mon regard face à elle et mon regard bifurqua sur les corps qui nous entouraient. Une grimace perla sur mes lèvres. Je les avais tués… Mes jambes se mirent à trembler, mon cœur à s’emballait à nouveau. Parler de musique, alors que je venais de faire un massacre et que je continuais à risquer ma vie, alors que le sang coulait et que les amis, les collègues où peut importer qui, pouvaient arriver pour nous croquer, lui et moi.

Cette partie n’était pas mon monde et je ne savais pas quoi faire, comment agir. Je regardais ma main, le sol, dessous, était tâché de mon sang. Mon regard se releva lentement vers lui. Ca n’était pas mon monde, je ne connaissais que vaguement ma nature, alors celles des autres… J’avais peur et je ne savais pas quoi faire. Etonnamment…Je voulais qu’il m’aide. Il semblait avoir un cœur, bien profond, je ne voulais pas qu’il me laisse tomber maintenant. Mon regard le suppliait de me dire quoi faire, parce que j’avais déjà, dû mal à supporter d’avoir tué des gens, ce qui m’empêcherait de dormir pendant des mois, où sans doute moins si je venais à mourir ce soir.

Je me moquais bien de passer pour une idiote en lui montrant, sans aucune retenue, que j’étais perdue et que je ne savais pas quoi faire. Chacun vie sa vie comme il l’entend où comme il l’a appris. On ne peut pas juger, on ne peut qu’aider, si l’on a cette envie.



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Message posté le Hier à 11:57



Deux roux, une histoire.


William & Donna




[font=Verdana]L’attachement était un jeu dangereux, tout comme donner sa confiance à l’autre. A partir du moment où l’on donnait entière confiance à une autre personne, le danger nous entoure. Cette personne pourrait en profiter et nous manipuler à ses souhaits, pourrait trahir ce précieux symbole, pourrait en jouer. Ça, c’est côté négatif. D’un autre côté, lorsque l’on donne notre confiance à un autre, celui-ci pouvait aisément se confier à l’autre, lui partager ses plus douloureux, joyeux, mélancoliques souvenirs. Enfin, pour résumer, la confiance permettait de solidifier une relation quelconque.

William, de par son statut, avec beaucoup de mal à donner sa confiance aux autres. Il était comme ça depuis sa transformation en hybride et n’avait plus changé depuis. Sa méfiance lui pourrissait presque la vie car il se méfiait de tout le monde, même des bonnes personnes…Il pouvait, et été déjà passé à côté de belles amitiés à cause de ce problème. Mais, travailler avec les Mikaelson imposait de nombreuses contraintes auxquelles William n’avait pas pu échapper. Servir, combattre, survivre. Voilà les trois mots clés qui résumait la vie de l’hybride. Contrairement à tous les hommes de son âge, il n’avait pas fondé de famille, n’avait pas d’enfants, et n’avait presque pas d’amis. Il ne s’en plaignait pas, il n’en avait pas vraiment le temps en ce moment de toute manière, vue la situation critique de la Nouvelle-Orléans.

Tout ceci pour dire qu’il n’était pas prêt d’accorder sa confiance à la jeune rousse en face de lui. Certes il s’était adouci, certes il s’était ouvert, trouvant des points communs avec elle, mais il était bien loin de lui accorder sa confiance. Elle l’avait peut-être sauvé, mais l’idée d’un ennemi qui cherchait à le manipuler flottait dans son esprit. Il allait apprendre à la connaître en lui posant diverses questions sans qu’elle remarque l’interrogatoire que lui offrait l’hybride. Poser un art était un art que William maîtrisait à la perfection.

Il n’allait pas mettre en place sa tactique, du moins pour l’instant. Il la laissait parler, la laisser s’exprimer pour parler le moins possible, pour ne révéler presque aucune information sur sa personnalité. Dure décision, lorsque la femme en face de lui ne le laissait pas indifférent. Attrapant son tee-shirt encore trempé sur la pelouse, il répondit à Donna, tout en le mettant sur son torse humide.

-Je n’ai pas hurlé sur vous, n’exagérez pas la situation. Je suis loin d’être bipolaire, je suis juste…froid en quelque sorte, que ça vous plaise ou non.

Etre direct, ne pas passer par quatre chemins, telle était la devise de William. Certains pouvaient le penser inhumain, d’autres pouvaient le penser antisocial. Pour l’hybride, ce n’était juste qu’un moyen d’expression que peu de personne connaisse et maîtrise.
Cependant William ne restait pas insensible au sang, et à la faiblesse aussi bien physique qu’émotionnelle de la jeune femme. Elle était perdue, comme notre première fois à l’école. Elle avait besoin de repère, de conseils et ça, William l’avait très vite remarqué.

-Je ne délaisse pas la musique, *Soupira-t-il alors qu’il venait d’indiquer à la jeune femme de le suivre, d’un mouvement de tête* -Je n’ai juste plus le temps d’en faire. Vous dîtes que la musique est un moyen pour nous exprimer, je pense plutôt qu’elle est un moyen efficace pour développer et exercer notre créativité.

Il enjambait un corps, aidant presque inconsciemment Donna à faire de même. Il lui tenait la main, sentant que ses appuis sur ses jambes étaient bien trop faibles pour cette épreuve ci. Aussi fragile qu’un diamant, aussi instable qu’un sentiment…Il était évident qu’il ne pouvait pas agir avec elle comme il agissait avec les autres. Ce serait gâcher son incroyable et rare gentillesse.

-Je peux vous raccompagner chez vous, je n'ai pas le temps pour vous donner ma guitare aujourd'hui, mais peut-être, une autre fois ?

Cette femme le changeait, définitivement. En temps normal, il serait reparti au manoir, et aurait oublié ce passage de sa vie...C'était tout bonnement différent aujourd'hui.





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Message posté le Aujourd'hui à 13:03

Look at me.

L’avantage avec ce genre de personnage, c’est que je ne risque pas de le mettre en danger, avec le soucis « Jack », étant donné qu’aucun lien quelconque n’était possible. J’allais reprendre ma vie en scrutant mes arrières, de peur, par sa faute et lui… Il pouvait bien faire ce qu’il voulait après tout.

Je n’avais pas la preuve qu’il ne connaissait pas Jack, ni la preuve qu’il n’était pas un fou furieux qui voyait en moi une maigre pitance. Juste quelqu’un de désagréable. Même moi qui ne comprend pas les émotions, qui les repoussent de peur de me lier à quelqu’un et de souffrir si Jack arrive, même moi, je n’agirais pas ainsi. Sans doute ai-je trop connu la violence pour l’accepter encore dans ma vie.

J’aurais tout donner pour connaitre la simplicité de rentrer chez soi le soir, attendu par sa moitié, se pelotonner dans ses bras et ne pas craindre d’un paternel n’arrive pour tout détruire.

Je n’avais qu’une envie, de fuir loin d’ici. De soigner cette main blessée, qui saignait, de le quitter lui qui m’avait apporté tous ces tracas et pleuré ma guitare disparue. J’aurais voulu que ma vie ne soit pas ainsi pour ne pas avoir à craindre les autres. J’aurais voulu que mon corps ne soit pas un livre sur lequel chaque cicatrice raconte mon enfance. J’aurais voulu…que tout soit différent.

Comme j’aurais voulu ne pas avoir à le regarder, mais la curiosité face à cette première fois étonnante avait été plus fort que ma gêne. Mon regard l’avait détaillé lui, son torse, malgré tout, malgré moi, imposant. J’aurais réellement voulu que mon regard se porte ailleurs, mais c’était la première fois qu’une intimité comme celle-là, se posait avec un homme. Sans doute la curiosité. Et c’est sans doute ça qui me fit détourner le regard, les joues rougies par la honte et la gêne. Pourquoi avais-je besoin de penser qu’il était beau, cet homme acariâtre ?

- Froid ? Un iceberg serait plus chaud…

J’avais soufflé ça dans mes dents, entre mes lèvres pincées, oubliant qu’il n’était pas humain et que le moindre murmure de ma part, il l’entendait.

Il ne s’était pas excusé, n’avait pas demandé si tout allait bien, à dire vrai, même quand je mettais blessée, il n’avait pas réagi. Me voir affaiblit ne lui avait rien fait, alors que tout ça, toute cette situation, c’était de sa faute. Il me rendait mal à l’aise et inquiète. Oui, après des années, j’aurais aimé que l’on m’enlace pour me jurer que mon calvaire était fini, que tout irait bien et que plus jamais je ne serais blessée. Visiblement ça n’était pas aujourd’hui que mes prières seraient exaucées.

Lorsqu’il me fit un geste, qu’il me tourna le dos pour que je le suive, mes pieds restèrent figés sur place. Devais-je réellement le suivre ? Je voulais sortir de cet enfer où nous étions entourés de cadavres et pourtant, c’était avec celui qui avait tué, pour qui j’avais tué qui me terrifiait que je devais partir. Pourtant, sans que je comprenne mon corps, celui-ci avança vers lui, lentement, tenant fermement de la main saine ma guitare. Je tentais de contrôlais ma respiration, les battements fous de mon cœur alors que nous marchions entre les morts et que lui, ça ne semblait pas le déranger. J’avais des hauts le cœur, j’avais du mal à l’écouter « comme si de rien n’était ». Ma capacité de mensonge s’arrête ici, au seuil même de la mort.

- Elle…sert aussi à s’exprimer…

Ma respiration filée à toute vitesse que parfois, j’avais la crainte de tourner de l’œil. Je tremblais de tout mon être. J’étais coupable de meurtre. J’avais tué des vampires, certes, mais j’avais tué quand même. Mon cœur ne s’emballa que plus quand je dû passer par certains corps. La main de l’inconnu prit la mienne et je regardais, incrédule, ce geste.  Avait-il entendu mon cœur pour qu’il puisse faire preuve de…gentillesse ? Une fois éloignée, nos mains toujours l’une sur l’autre, je vis un léger filet rouge glisser contre ses doigts. Je m’arrêtais net, les yeux encore rougis. Je laissais sur le sol l’étui de ma guitare avant de me glisser devant lui, aussi proche que je ne l’avais jamais été. D’un geste hésitant, je sortis un paquet de mouchoir de ma poche arrière. Je pris sa main dans la mienne, sans le regarder dans les yeux, sans affronter son regard qui me déstabilisé, paume vers le ciel, avec délicatesse, je passais le papier sur sa main pour retirer au maximum mon sang.

- Une autre fois ? Vous étiez sérieux pour la guitare ?

A ma manière, j’acceptais son aide, du moins sa présence jusqu’à chez moi. J’avais peur de repartir seule, surtout dans mon état. J’étais instable, j’entendais de nouveau les craquements des os, le bruit sourd des corps qui tombent et ma culpabilité ne fit qu’augmenter. Sa nature m’était encore inconnu et je ne voulais pas l’incommoder davantage de ma présence avec mon sang sur lui.

- Je…ne connais même pas…votre prénom…

Hésitante, d’un accent qui tremble, une larme glissa de mon œil, glissant avec lenteur sur ma joue pour venir s’écraser sur la paume du jeune homme. Je n’étais pas si forte que lui, tuer quelqu’un me dégoutait et j’en avais tué plus d’un, sans comprendre encore pourquoi et comment. Une autre larme suivit le mouvement avant que je ne baisse les armes et que mon front ne se pose sur son torse. Je me moquais de la gêne de l’eau fraiche, de l’odeur nauséabonde de l’eau dans laquelle il avait dû plonger. J’étais terriblement mal et les larmes, une fois de plus, reprirent le chemin de mes joues. Dans ma tête, j'oubliais presque la proximité, quasi gênante qu’occasionnait ce geste. J'avais cette idée qu'il était aussi peu enclin que moi aux rapprochement, mais je me moquais, de moi, de lui, je n'avais qu'en tête ce dégoût de moi même d'avoir retirer la vie. Tous ne sont pas des monstres.

- J’ai tué…Mon dieu, qu’ai-je fais ? Je suis un monstre…J’ai tué…

Mon corps était pris de soubresauts, je commençais à ressentir l’adrénaline retombait et mon corps était gelé. Je ne saurais dire combien de temps je suis restée contre lui, imbibant son t-shirt de mes larmes avant que je ne me recule d’un coup. J’avais l’impression que Jack était derrière moi pour m’interdire de pleurer, de craquer. Je ne voulais pas être comme lui et pourtant, j’avais son sang dans mes veines, c’était sans doute pour ça que tuer n’était pas un problème pour l’instant. J’avais tué.

Je regardais mes mains, comme si elles étaient de rouges, ce qui me décrocha une grimace. J’avais tué à cause de la magie. Si j’avais pu me servir de mes pouvoirs, les apprendre, sans doute que je n’aurais pas été une meurtrière.

Une main hésitante, glissa sous mes yeux pour sécher les larmes, comme si je n’étais plus qu’un automate. Je repris l’étui de ma guitare, de cet instrument brisé, autant que moi à cet instant, reprenant la route, devant. Je serrais le défunt instrument contre moi, pour tenter de calmer mon cœur qui ne voulait pas cesser de se battre. Comme avec Raziel…Et si je faisais du mal à cet inconnu ?

- Je dois rentrer…

Je ne pouvais pas me reposer sur lui. Parce qu’il était le coupable et que je ne voulais pas qu’il devienne ma victime. Ca fait mauvais genre de faire du mal à quelqu’un qui vous a sauvé, n’est-ce pas ? Même si ce quelqu’un est responsable de toute cette histoire.





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