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 I am the fire, i am burning brighter, roaring like a storm. - Kol

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Message posté le Mer 30 Aoû - 10:49

I am the fire, i am burning brighter, roaring like a storm.
Kol ∞ Beneditch


Son esprit vacillait, ses mains tremblaient et son cœur bondissait. Il avait tenu six cent ans à vivre pour elle, en sa mémoire, en tentant de réfréner le monstre en lui pour protéger ce qu’ils avaient de plus précieux. Il avait mis son immortalité au service de sa famille, guettant dans l’ombre, surveillant et aimant avec passion sans rien recevoir en retour. Jamais il ne s’était plain de ce qu’il faisait, car chaque jour qu’il vivait, il savait qu’elle serait fière de lui. Il ne cherchait rien d’autre que de vivre dans l’ombre d’une morte, raccroché à sa vie humaine à laquelle il n’avait pas fait le deuil complet.

A quoi bon le faire passer pour un ange, pour un homme de bien, lui, qui parfois, sans raison apparente, pouvait tuer. Il ne réfréner pas ses envies, pas sa colère parfois, parce qu’il s’avait, malgré tout, qu’il n’était pas humain, qu’il ne l’était plus et que seule la damnation éternelle était son amie. Il était prit dans un paradoxe et personne n’avait la clé…Sauf peut-être elle. Elle qu’il avait suivi, parfois, pour s’assurer de son bien-être. Egoïstement, il avait hypnotisé son propriétaire pour avoir libre accès à son appartement. Il ne voulait pas la mordre, non, il voulait voir ce corps endormi, respirer et vivre. Il en avait besoin.

Il avait encore du mal à réaliser ce qu’il avait fait, quelques nuits précédentes. Sauver une sorcière ? C’était monnaie courante. De part l’amour qu’il ressentait toujours pour sa femme, il avait fait de ses principes de ne pas tuer les sorciers et sorcières. Mais sauver CETTE femme. Il n’avait pas pu s’empêcher de la regarder, de l’admirer, de la sentir, d’écouter la musique endiablé de son cœur, l’odeur de sa peau et au fond de lui, l’étrange sensation de vouloir la gouter. Il était plus fort que sa nature, il aimait ses émotions et n’avait jamais pris la facilité en les éteignant, il faisait de sa douleur et de son amour pour les siens, une force. Il avait décidé de rester comme il était, humain, avec ses nouvelles capacités.

Qu’il le veuille ou non, il restait tout aussi attaché au souvenir de sa femme, qu’à la famille grâce à laquelle il était en vie. Il avait comprit qu’il s’était fait une place dans cette famille, du moins, une place d’ami et aussi redevable et loyal qu’il était, il était ravi. Il les avait revu au long de ces six cent dernières années, et si ce n’est pas aussi longtemps qu’il l’aurait voulu, il restait en vie car il n’avait jamais rien tenté contre eux. Il ne tenterait jamais rien contre eux. Il savait que sa vie serait courte, le cas échéant, mais il savait aussi que ça serait rompre avec ses principes. Homme de paroles, de valeurs, il aimait ses principes.

C’est pour ça, qu’avant de se présenter à l’hybride originel, avant de voir si réellement les rumeurs de paternité étaient fondés, il devait faire taire se désarroi de l’avoir vu, Elle. Il prit son téléphone, apposa quelques mots qu’il envoya à un ami. Enfin, ami. Il avait dépassé se stade depuis de nombreuses années et même si le caractère instable de ce vampire était fulgurant ils avaient appris à s’apprécier, à faire de leurs différences une force. Si bien qu’il ne voyait que lui pour partager ce diner.

- Café Réconcile. 22h. Sois présentable.

Homme de valeur, souvenez-vous. Pour lui, l’apparence comptait autant que ce qu’il y avait en lui. Toujours tiré à quatre épingle et s’il délaissé ses costumes, il voulait être parfait. Et il l’était. Ne voulant pas subir une autre réflexion sur son style vestimentaire un peu trop « coincé » de la part de son ami, il délaissa son costume. Une chemise blanche, quelques boutons du haut détaché, une paire de jean et une veste en cuir beige qui le rendait, d’après les regards de femmes qu’il voyait, attirant.
Il tenait sur cet effet ce soir. Il entra dans le café, le regard scrutant l’assemblée, avant de faire son petit jeu agréable. Il hypnotisa la totalité des clients, ainsi que du staff, obligeant le patron, par la même à faire fermer l’établissement pour ce soir. En soit, il n’y avait qu’une petite pancarte pour apprendre la fermeture exceptionnelle. Les lumières allumées témoigneraient d’un travail quelconque du staff. Il savait qu’il entrerait en sentant le sang, après tout.

Parce que du sang, il y en aurait ce soir. Beneditch avait besoin de se défouler, de retrouver ses instincts pour ne pas devenir fou. Il avait envie de se griser par le sang, de laisser aller cette influence qu’il avait sur lui. Kol avait toujours été cette petite voix du diable sur son épaule, alors que lui, tentait de le refréner, d’agir avec beaucoup plus de grâce que de monstruosité. Ils avaient trouvé un juste milieu. Ils se moquaient de l’autre.

Il laissa les clients discutaient entre eux, se rendant compte que le repas se comptait en dizaine de corps avant de choisir une rousse un peu réservée. La serveuse. Il la fit venir, s’asseoir près de lui et sans attendre, sans cette once de douceur qu’il avait habituellement, il se grisa de son sang, ses bras provoquant des ecchymoses sur le corps chétif de l’humaine. Il la laissa continuer à servir, le sang coulant peut à peu de ses lèvres à sa nuque Il se moquait de son aspect finalement. Une blonde attira son regard, elle n’était en rien semblable à sa femme et à cette jeune sorcière, mais de part sa couleur de cheveux, il la fit venir près d’elle. D’un coup d’ongle bien placé, il lui ouvrit les veines avant de faire couler son sang dans un verre. Il l’obligea à rester à ses côtés, avant de faire venir un homme près de lui. Ce soir, c’était une orgie de sang. Après avoir bu son verre, il obligea la blonde à en remplir d’autres, et se chargea de se rassasier de l’homme. Cet instant où le sang couler en lui, lui faisait presque oublier le visage de ses deux femmes. Deux femmes aux mêmes visages. Pour qui il était près à se damner à nouveau.


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Message posté le Dim 3 Sep - 21:40





What a bloody night




« No roots » à la radio, lunettes de soleil noires sur les yeux, soleil au zénith, trois ingrédient réunis pour faire le cocktail parfait. L’originel au volant de son 4x4 noir laqué, roulait fièrement sur l’autoroute dans le but de rejoindre la Nouvelle-Orléans. Sa vitesse était assez élevée, 187km/h pour être exact. Il doublait en l’espace de quelques secondes les bons citoyens qui respectaient la limitation de vitesse. Il aimait cette sensation de rapidité, aimer sentir le vent frapper violemment dans ses cheveux bruns.

Il venait de revenir d’une après-midi chez l’un de ses rares amis. Lionel, un jeune sorcier d’une quarantaine d’années, lui était fidèle depuis bien longtemps. Kol l’avait rencontré durant sa période noire, sa période dite « Ripper ». Cette période où il avait lamentablement sombré dans les profondeurs des ténèbres de sa nature. Là, où, à chaque meurtre, sa soif de sang augmentait, là où, son nom faisait trembler les pauvres chasseurs débutants, ou les incompétents vampires et loups-garous. Là, où, il avait perdu tout contact avec sa famille pour profiter de ces massacres avec Lionel. Celui-ci s’amusait à choisir les parfaites victimes, pas trop faibles, ni trop peureuse pour pourvoir en profiter un maximum avant de la tuer. Oui car, Kol ne plantait pas ses crocs immédiatement dans ses proies, car le plaisir serait tout bonnement gâché. Trop de précipitation supprimerait l’excitation et le plaisir de connaître sa victime, de lui faire comprendre petit à petit qu’elle ne sortirait pas de cette soirée vivante, de la voir paniquer et s’enfuir…Et c’était à ce moment précis, que Kol mordait la douce peau de sa proie, qu’il déchirait les artères et les veines dans lesquelles le précieux liquide rouge coulait paisiblement, tel un fleuve au soleil.

L’amitié était très importante pour Kol. Il n’avait pas beaucoup d’amis certes, dû à son caractère impulsif et provocateur, mais dès qu’il possédait quelques bonnes personnes, ils ne les lâchaient plus. Ces personnes étaient pour lui une sorte d’échappatoire quand sa famille s’opposait à lui, comme très fréquemment.  Il pouvait facilement se confier à eux, car, pour l’une des rares fois dans sa vie, il leur accordait sa confiance. Et, le plus important, c’est que, comme en amour qu’en amitié, il était extrêmement fidèle.
Alors qu’il était en train de doubler une vieille femme qui n’avançait absolument pas, Kol sentit son portable vibrer dans sa poche. Il gardait une main sur le volant tout en sortant son portable de sa poche. Il avait effectivement un nouveau message, et pas de n’importe qui, de Beneditch, l’un de ses plus vieux amis.

-Café Réconcile, 22h. Sois présentable.


Il jeta son portable sur le siège passager en secouant sa tête, l’air franchement amusé. Il avait toujours aimé la simplicité des messages de Beneditch. C’était clair, net, et précis. A certains moments, il voyait son propre frère, Elijah, à sa place, tant l’élégance était importante pour Ben. Cependant, il était largement plus amusant que son frère, lui qui, ne tolérais aucun écart de la part de sa famille.

Présentable….Il n’était pas du tout présentable. L’escapade qu’il avait eu avec Lionel avait laissé des traces, de grosses traces. Des tâches de sang dispersées à droite à gauche sur son pull gris, des cheveux qui menaient une guerre entre eux même, et une barbe qui commençait à pousser, assombrissant la zone autour de ses lèvres. Clairement, il avait plus l’air d’un homme en fuite qu’un Originel. Kol avait assez de culot pour venir au bar, habillé par cette tenue, allant prouver à Beneditch qu’il se fichait de ce qui lui disait. On sait tous que Kol écoute lui-même et qu’il écoute d’une oreille sourde les conseils, ou les réprimandassions qu’on lui faisait.

Mais, en cette soirée qui venait à peine de commencer, Kol allait faire plaisir à son ami et s’habiller, élégamment, enfin, à sa manière. Il rentrait au manoir, passant sa tête dans chaque pièce pour vérifier que personne n’était là. Il était seul. Parfait. Il alluma alors sa chaine stéréo et lança la musique, à un volume plutôt élevé, si bien que les quartiers voisins entendaient résonner une mélodie assez brutale. Il alla prendre sa douche, puis, une fois finie, alla piquer l’une des nombreuses chemises blanches de son frère Elijah. Avec une pointe de chance, elle lui allait comme un gant.

21H45. Il décida de quitter le manoir après avoir éteint sa musique et s’être rasé. Il était fin prêt à passer une soirée plus que sanglante avec Ben. Sanglante oui, car plus il approchait du fameux café, plus l’odeur de sang lui venait aux narines, lui donnant des frissons d’excitation. Il regardait sa montre.

21h52. Ben était en avance, et apparemment, il avait bien commencé son petit massacre. En arrivant devant la porte du café, il vit la pancarte «Closed ». Pourtant, il remarquait très bien la présence de son ami, et les nombreux cadavres au sol.

-Sois présentable ? Déclara-t-il en rentrant dans le bar, ou la vague de sang vient fouetter ses narines. J’ai utilisé la chemise blanche de mon frère pour la salir de rouge ? .Il claque la porte, s’approchant de lui. Il prit le bras de la blonde et la jette à terre, comme un vulgaire déchet* -Je suis partant !

Il regardait autour de lui, ou quelques flaques de sang s’étaient déjà formées. Son sourire s’agrandit de manière inconsciente en voyant à quel point cette soirée allait être parfaite. Il prit un verre de sang devant lui, rempli par la jeune blonde, et le bu cul sec, avant d’appeler une jeune adolescente brune. Il la fit s’asseoir sur ses genoux et mordit son poignet avec hargne. Il laissait le liquide couler dans son verre, et, une fois finie, il repoussa sa proie et leva son verre à Ben.

-A cette « bloody soirée »




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Message posté le Lun 18 Sep - 11:59

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Kol ∞ Beneditch


Elle n’était pas particulièrement belle, en rien comparé à la douceur du visage qui été ancré en lui depuis tellement de siècles maintenant. Rien comparé à la beauté de cette femme qu’il avait croisé au détour d’une rue, qui ignorait tout de lui, lui qui ignorait tout d’elle, sauf peut-être le simple fait qu’elle était devenue sa priorité. Cette jeune humaine à la chevelure blonde qui remplissait les verres de son nectar de vie n’était rien à ses yeux. Peut-être simplement un substitut à sa défaite ? Il avait perdu…La raison et le cœur en croisant cette silhouette. Irréel et pourtant…

Le regard perdu dans le vide, il voulait laisser l’odeur de sang le grisait, faire taire ces questionnements, ce mal-être. Je ne devais pas me montrer faible face à celui qui le rejoindrais sous peu et pourtant, d’un certain aspect et même s’il connaissait le caractère impétueux de son ami, il savait qu’il n’avait rien à cacher. Il n’avait jamais rien eu à cacher à cette famille. Il savait l’hypnose possible et connaissait la paranoïa de la famille Mikaelson. Il était loyal et c’était sans doute grâce à cette façon de faire avec eux qu’il avait gagné leur amitié, peut-être même leur respect. Ils avaient souffert, il le savait. Il connaissait leurs soucis familiaux, il connaissait tout et il savait le mal qu’ils avaient à apporté leur confiance. Peut-être ne l’avait-il pas. Il doutait même de l’arrivé de son ami.

Beneditch doutait de tout. De sa propre existence, de son monde, de sa survie. Il ne savait plus comment réagir, c’est sans doute pour cette raison qu’il tua l’homme auquel il s’abreuvait. Il voulait se souvenir de ce qu’il faisait sur cette Terre. Et pourtant, à cet instant, il n’avait plus de réponse.

Il laissa tomber le corps sans vie de sa victime quand la porte s’ouvrit pour laisser apparaitre l’originel. Il passa un mouchoir au coin de ses lèvres en laissant un léger sourire illuminait son visage.

- Je doute qu’Elijah apprécie que tu tâches une de ses précieuses chemises.

Il n’accorda aucun regard au corps de la blonde, même si un léger pincement au cœur fut ressentit. Elle n’est pas Elle. Elle n’était pas Lyssandra, ni cette jeune femme, elle n’était qu’une victime parmi tant d’autre et pourtant, voir le cadavre et le visage recouvert par la cascade blonde qu’était ses cheveux lui rappela une douleur bien trop vive à son gout. Il aurait pu éteindre ses émotions, ce qu’il était, devenir un monstre cruel juste pour oublier la douleur. Et pourtant, c’était cette douleur qui le maintenait en vie.

Il voyait un éclair bien significatif dans le regard de l’originel. Il connaissait ce regard, cette envie, cette pulsion. Les vampires et leurs pulsions. Leurs envies. Beneditch gardait le silence en le voyant faire avec cette jeune femme, cette esclave, cette poche de sang sur pieds, se remémorant les rumeurs qu’il avait entendu à propos de cet originel.

Il prit lui-même un verre de sang, le levant à son tour. Si un sourire, d’habitude, trônait sur ses lèvres, son regard était sombre et ne trompait personne.

- A notre survie.

Il laissa son regard se perdre dans le vide avant de boire le contenue du verre d’une seule traite. Une addiction. Il était loin de se nourrir pour survivre. Il se nourrissait, avec avidité, parce qu’il aimait ça, parce qu’il était un monstre et sous ses grand airs, il le savait. Il n’était pas un homme bien, mais un damné et pourtant, sa vie, il ne la vivait que pour sa famille. Quel genre d’homme était-il ? Un fantôme mi vivant, mi mort, un monstre dénué de sentiment, si ce n’est ses quelques lignes de conduites.

- Quelle est donc que ces histoires que j’entends ? J’avais un doute quand à ta venue ce soir, surtout parce que j’ai entendu, que tu étais, une fois de plus, mort ? Je sais que la mort te fascine, mais tu joues un jeu dangereux… Pas même de faire part pour ta mort, encore moins pour ta résurrection. Que s’est-il passé ? Je ne peux pas te quitter du regard quelques temps pour que tu te perdes ?

Ben savait que Kol était plus âgé et pourtant, face à ce corps en face de lui, il était plus paternaliste qu’il aurait du l’être. Si l’âge le faisait être le plus jeune, il éprouvait une sorte de sentiment paternel pour l’homme en face de lui. Il le gratifia d’un sourire, un peu plus vrai cette fois avant de regarder le public en face d’eux, avant de se lever pour aller choisir une autre victime qu’il finirait par tuer. Il s’arrêta en face d’une table où les deux jeunes humains discutaient, comme si la mort ne les inquiétait pas. L’hypnose à du bon. Il écrasa le visage de l’homme sur la table, avec une violence qui ne lui ressemblait pas avant de se saisir de la main de la jeune femme pour la lever, avec ce regard plus noir que jamais. Il n’était pas adepte de la violence, il n’en faisait fit que lorsqu’il était obligé, au contraire de son comparse. Il était le plus calme des deux et chacun agissait pour faire venir l’autre de son côté. L’un voulant calmer l’autre, l’autre tentant de détruire les barrières de bienséance que le deuxième avait érigé autour de lui.

- Dis moi, donc. Que fêtons-nous ce soir ? Ta vie où ta mort ? A moins qu’un autre changement, appelons ça…Ensorcellement, oui…Un vieux sort, aussi vieux que le monde, n’occupe tes pensées.

Les rumeurs allaient bon train. Son regard se fit moqueur, même si au fond, il n’y avait aucune moquerie. Il n’était pas le seul a avoir succombé à une sorcière et il n’allait pas le juger, au contraire. Il espérait que Kol comprenne, qu’il partage une partie de sa vision de la vie. Il colla la jeune humaine contre lui avant de lui pencher  la tête avec toujours, cette colère visible, ses doigts caressant la peau avant de l’ouvrir par instant. Son regard lui, ne quittait pas l’originel, comme si le sort de cette enfant lui était étranger.



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Message posté le Dim 24 Sep - 18:01





What a bloody night




L’odorat était sans doute le sens le plus important de tous nos sens. Il nous permet de sentir des bonnes comme de mauvaises odeurs, de nous faire part d’un danger invisible, une odeur de gaz par exemple. Il était sans doute le plus fort de nos sens, puisque qu'il survit à l’épreuve du temps, à la vieillesse.

De temps en temps, il nous permettait d’être heureux. Pourquoi ? Car à la senteur d’une odeur familière, d’une odeur que l’on affectionne particulièrement, on se met à sourire presque inconsciemment. Voilà pourquoi l’originel avait souri de toutes ses dents parfaitement blanches lorsque qu'il avait senti l’odeur du sang et de l’alcool en rentrant dans le bar. Cette odeur avec qui il avait grandi, il avait vieilli était de retour en ce soir. Nul doute, cette soirée allait très bien se passer.

Prenant un verre de bourbon pour l’amener à ses lèvres il arqua un sourcil d’amusement face à l’une des premières remarques de son ami. Reposant calmement son verre sur le comptoir en bois brut, il regardait la veste très chic de son costume, puis décidait d’hausser ses épaules, de manière très décontractée, comme s’il ne se préoccupait pas de ce « vol ».

-Je doute qu’Elijah ne remarque que l’un de ses costumes manque à l’appel. Et puis, s’il remarque, je lui adresserais mes plus hypocrites excuses. Dit-il avec son plus agréable sourire.

Kol se comportait comme un parfait agaçant adolescent durant sa crise d’adolescence. Il n’en faisait qu’à sa tête, faisait exactement tout le contraire de ce que l’on lui disait, et cherchait la dispute à tout bout de champ. Enfin, ce n’était pas très méconnu lorsque l’on connaissait l’originel. Ce qui n’était pas méconnu non plus chez l’Originel, c’était cette si facile faculté qu’il avait à disparaître sans prévenir, à quitter ce monde si brutalement, tout simplement, à mourir.

Kol avait rendu l’âme déjà deux fois depuis sa lointaine naissance. Certes, il était immortel, mais il n’échappait pas à la sentence irrévocable de la vie. Enfin irrévocable…il y a des exceptions qui confirment la règle. Voilà donc pourquoi il était revenu à la vie et qu’il était assis au bar, avec l’un de ses plus fidèles amis.

-Les nouvelles vont vites je vois ! En revanche mon ami tu dois savoir que je ne choisis pas de mourir, à vrai dire je m’en passerais bien. Tu ne sais pas ce qu’il se passe de l’autre côté du voile, et crois-moi .Il posait une main sur l’épaule de Ben. -C’est l’Enfer, au sens propre je précise.

L’Originel passait une main dans ses cheveux, inclinant sa tête vers le bas, en se remémorant les affreux du temps où il n’était plus de ce monde. Les cris, les harcèlements incessants des sorcières, les pleurs des pauvres victimes perdus dans ce monde chaotique. Dès qu’il sortait la tête de l’eau, retrouvant de l’air pur et frais, il coulait automatiquement sous les coups, les attaques de part et d’autre de ce monde, privant à son corps l’air si vital pour survivre. Quelques fois, ou du moins, souvent, il espérait très fortement que l’un de ses frères ou sœurs viennent le sauver, viennent lui apporter une lueur d’espoir, une lumière dans cette obscurité aveuglante, mais rien. Il devait affronter lui-même les différentes attaques quotidiennes, devait se relever grâce à sa force mentale, car physiquement, il était anéanti. Son corps n’avait plus rien à voir avec celui qui faisait fondre les femmes. Non, il était abîmé, poussiéreux, inefficace.

A vrai dire, il n’abandonnait pas son combat pour Davina car il savait qu’elle était l’une des rares personnes à prier pour qu’il revienne, à tenter des sorts plus ou moins dangereux pour aider son « prince charmant ».

-L’autre côté est affreux Beneditch, alors n’en parlons plus, pour ne pas gâcher cette soirée entre amis. -Reprit Kol, une fois sorti de ses pensées noires et douloureuses.

S’en suit ensuite une longue conversation optique. Comme bien souvent, Ben avait ancré son regard dans celui de l’Originel. Il eut du mal à comprendre les propos de son ami, encore perturbé par ses souvenirs. Il leva son verre avant de faire une moue perplexe.

-Trinquons à notre amitié qui survit face à toutes les épreuves que le surnaturel peut nous offrir, et laissons nos conquêtes, nos sérieuses conquêtes de côté le temps d’une soirée sanglante.

Il siffla, comme un vulgaire alcoolique sifflerait face à une belle fille, pour appeler l’une des esclaves de la soirée. Il lui ouvrit les veines du poignet à l’aide d’un cure dent posé sans explication sur le comptoir, un peu plus loin. Il laissa le liquide précieux couler dans son verre et plaça le cure dent entre ses deux lèvres, pour laisser les quelques gouttes de sang couler le long de sa langue et atterrir à l’entrée de sa gorge, alertant ses organes que le repas allait bientôt arriver.




by tris
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Message posté le Hier à 13:31

Toutes mes excuses l'ami ! Il a disparut de ma liste de rp ! ><



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Kol ∞ Beneditch


Il n’avait rien ressenti quant à l’hypnose d’un bar entier. C’est son cadeau, à lui, pour lui, pour Kol. Pour les retrouvailles. Quand Beneditch avait appris l’énième trépas de Kol, il avait ressenti de la tristesse, il s’en était voulu de ne pas avoir été là, à ses côtés. Il aurait tout fait pour le ramener ici, et ce, même si Niklaus l’aurait empêché. Il connait les liens familiaux de cette famille, l’irritabilité des deux, leurs fiertés. Pourtant, s’ils étaient tous deux bien différents de lui, il les appréciait.

Ils étaient deux faces différentes d’une même pièce. Assez de différence pour instaurer un défi quotidien, assez de similitudes pour maintenir leur amitié en place depuis tant de siècles. Beneditch savait que le visage angélique et enfantin de son compère y était pour quelque chose. La corde sensible du vampire anglais : La famille. D’une certaine manière, il avait appris à le considérer comme tel. Il ne demandait pas le retour, non, il savait se faire de cette amitié qu’il chérissait.

- Hypocrites excuses ? Sais-tu que je ne perds pas espoir quant à réussir à te mettre un peu de plomb dans la tête et à te calmer. Je suppose, comme lorsque tu tentes de faire de moi un monstre sans cœur et viscéralement méchant. En soit, pour ce soir, je t’offre le point.

Il lui adressa un clin d’œil complice, oscillant entre l’odeur de sang, l’odeur d’alcool et les effluves des corps présents. C’était ravissant.

Il sentit presque son corps frissonner quand Kol lui avoua avoir vécu l’enfer. Au sens propre, comme il l’avait dit. Ben n’avait pu s’empêcher de penser à sa femme. Et si elle aussi, vivait l’enfer de l’autre côté ? Il en parlait avec détachement, mais bien avant qu’il ne montre que cela avait pu le toucher, Beneditch l’avait compris.

- Les nouvelles vont vites, en effet. De toi, comme de ta famille. Je suis navré de ne pas avoir été présent.

Il était sincère et il savait que son comparse le savait. Il avait réussi à créer une confiance entre les deux et il était satisfait de savoir qu’il ne douterait pas de lui. Sans doute était-ce parce qu’il avait eu le cadeau de l’éternité par Elijah, mais il se sentait incapable de trahir cette famille.

Beneditch voyait avec tristesse le visage de son ami se transformer. Il n’osait penser ce qu’il avait pu penser. Il n’osait penser à tout ce qu’il avait dû vivre avant de revenir grâce à cette femme qui, sans la connaitre, la tenait en haute estime. Faire revenir un vampire à la vie, un originel était un choix étonnant, mais il en était satisfait.

- Ne crois-tu pas que tu en devrais en parler, justement ? Ça n’est pas parce que des mots sont posés qu’une soirée est gâchée.

Beneditch n’aimait pas les non-dits. Il n’aimait pas particulièrement parler, mais il avait fini par comprendre que si les choses devaient être dites, c’était sans détour. Surtout si cela pouvait permettre à la pensée, au cœur de se sentir moins seul. Souvent il parlait à sa femme, dans l’espoir interdit qu’elle puisse l’entendre et qui sait, un jour lui envoyer un signe. Signe qu’il avait fini par trouver dans le regard de Juno, elle, cette erreur de la nature parce qu’elle lui ressemblait. Il voulait s’en détacher, parce qu’elle le mènerait à sa perte, mais à la fois, c’était sans nul doute, le plus beau cadeau que la vie pouvait lui faire. Il n’était plus seul. Ami, amant, amour, il serait ce qu’elle veut qu’il soit, si tant est qu’elle le désire dans sa vie. Il serait fin observateur, calculateur, mais il ferait partie de sa vie. Chaque jour, il sentirait son odeur, comme un junkie accroc à sa drogue…Elle était devenue sa drogue, la plus pure au monde.

- Crois-tu réellement que notre amitié ne survivrait pas ?
Sa drogue pour la journée, du moins, la soirée, c’était le sang. Ce liquide qui offre la vie aux humains, qui certifie l’éternité aux vampires.


Il griffa la peau de la victime, l’ouvrit sans ressentir la moindre émotion, la moindre pointe de remord et s’abreuva à la source avec acharnement. Il ferma les yeux, brisant le corps fragile qui se tenait dans ses bras, avant de relever un regard vers lui.

- Conquêtes sérieuses ? Ah non, tu ne peux pas Kol. Tu ne peux pas me dire ce genre de choses et laisser ma curiosité sans réponse, pas après tous ses siècles où j’ai espéré qu’une femme croise ton regard.

Il repoussa avec dégout le corps sans vie de son énième victime en remettant sa chemise droite. Le bruit sourd de la mort qui s’écrase contre le sol ne put satisfaite ce qu’il pouvait ressentir.

- Te voir ici présent me rappelle à quel point les sorcières sont douées. D’ailleurs, j’oses espérer que tu as ce qu’il faut sous la main pour faire disparaitre ce que nous allons faire comme carnage ici. Tu es protégé par elles, pas moi.

Il pointa du doigt le reste des victimes potentielles avant de retourner la tête vers son ami, un sourire monstrueux sur les lèvres.

- Ça manque d’animation, ne crois-tu pas ?

Il passa sa langue sur sa lèvre inférieure pour récolter une infime goutte de sang avant de réfléchir. Il n’était pas le plus douée dans les scènes macabres, c’était Kol, après tout le plus doué dans ce genre de spectacle.



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