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 Scream my name • Beneditch Atcliff

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Message posté le Mar 29 Aoû - 19:22


Scream my name
Fist fights, long nights. Come home late, can't sleep, I keep me awake flip through the lives on TV. I say, for now I'm happy. Love it when I'm play pretending, when I can take bullets to the heart. Fucking up my happy ending but I can take bullets to the heart. Breathe in balance and love. I was born on the scene. Now it runs in my blood, yeah, you know what I mean. When I'm dead and gone will they sing about me? Dead and gone, will they scream my name? Scream my name? Wake up, got up and I'm bored. Night runs with guns. Too hardcore. Don't dare to care 'Bout someone. I'm dirt, I'm ice, is that wrong? Love it when I'm play pretending, when I can take bullets to the heart. Fucking up my happy ending but I can take bullets to the heart. Breathing violence and love. I was born on the scene, now it runs in my blood. Yeah, you know what I mean. When I'm dead and gone, will they sing about me? Dead and gone, will they scream my name? Scream my name?


Qu'est-ce qu'une minute de silence dans toute une vie ? Pas grand chose, au fond. Mais lorsqu'il pleut averse et qu'il fait nuit, ça donne rapidement l'impression de passer à une heure. Plantée devant la tombe d'un homme qu'elle ne connaissait pas, Juno attendait, un bouquet de roses rouges à la main. La vieille femme à côté d'elle pleurait en silence, les yeux rivés sur la pierre tombale. Son mari était mort depuis dix ans, et depuis dix ans elle venait là tous les jours pour lui apporter des fleurs. Les fleurs de l'amour, de la passion. Aujourd'hui c'était au tour de la petite mamie de quitter ce monde cruel, mais elle avait voulu honorer leur rendez-vous une dernière fois. Ne pouvant acheter et déposer elle-même les fleurs, c'est Juno qui avait dû s'en charger. Et bordel que ça coûte cher un bouquet de roses ! En plus elle était trempée. La pluie s'était déclenchée alors que les deux femmes arrivaient au cimetière et Juno ne s'était pas sentie le coeur d'abandonner la petite vieille à son sort. C'était le genre d'esprit calme et doux qui ne la forçait jamais à rien et qui savait lui demander des faveurs dans la plus pure des gentillesse. Aucune raison de l'envoyer sur les roses, sans mauvais jeu de mot.

La minute s'acheva et Juno posa respectueusement le bouquet de roses sur la tombe. La grand-mère se tourna vers elle avec un sourire tendre et s'approcha pour déposer un baiser froid sur son front, sans un mot. "Bon voyage, madame..." murmura Juno. La petite vieille recula avant de disparaître dans un faisceau de lumière mais le ciel pluvieux. Juno observa le ciel un instant, en silence, un léger sourire sur les lèvres. Son "don" était une horreur au quotidien, mais lorsqu'elle aidait des personnes comme ça à trouver la paix, elle se sentait apaisée. Et maintenant il était temps pour elle de rentrer chez elle. Il était tard, elle était trempée, ses cheveux étaient aussi mouillés que sous la douche et elle avait sûrement du mascara qui avait coulé sous ses yeux. Mais peu importe, elle comptait juste rentrer chez elle, elle n'avait plus personne à impressionner. Démaquillant, douche chaude et au lit pour entamer dans quelques heures une nouvelle journée avec Razièl. Il avait beau devenir grognon lorsqu'elle laissait échapper des objets, en règle générale il était vraiment agréable et très facile à vivre. Elle l'appréciait comme employée, mais également un peu plus, comme amie si elle pouvait se permettre ce terme. Il pouvait l'appeler à n'importe quelle heure, n'importe quel jour, elle se pointait s'il avait besoin d'un coup de main. Il était celui qui lui avait donné sa chance et qui lui permettait d'avoir un toit sur la tête, et elle ne le remercierait jamais assez pour ça.

Mais pour l'instant elle avait surtout besoin de sommeil. Elle prit le chemin inverse pour retourner vers l'entrée du cimetière lorsqu'une personne apparut devant elle sans un bruit. Elle se figea net, ayant un mouvement de recule. Pendant un quart de seconde, elle pensa même que c'était peut-être un fantôme. Mais il était tout à fait... Palpable, à défaut d'être humain. Et il n'avait pas l'air amical du coup. "Ben alors ma jolie, on parle toute seule ?" "J'étais pas seule..." Une deuxième voix se fit entendre derrière elle, la faisant se tourner en sursaut. "Et pourtant tu es bien seule, en plein milieu de la nuit, dans un cimetière, sous la pluie. T'aurais pas pu faire plus cliché comme mort." "Comme... Mort ?" Un bras s'enroula autour de sa taille et des doigts firent de même autour de sa gorge tandis qu'un corps se plaquait contre son dos, la faisant sursauter. Elle ne poussa aucun cri cependant, la poigne sur son cou retenant prisonnier tout son qui voudrait en sortir. De toute façon vu la violence de la pluie et l'éloignement des résidences les plus proches, qui aurait pu l'entendre ? Son coeur battait à toute vitesse dans sa poitrine et les deux prédateurs pouvaient sentir sa peur à plein nez. "On va peut-être s'amuser un peu avant, pas besoin d'aller trop vite." Après tout ce temps passé à batailler avec les fantômes, elle en avait presque oublié qu'il existait d'autres créatures surnaturelles en ce monde. C'était pas faute de se l'être fait répéter par Kol, pourtant...


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Message posté le Mer 30 Aoû - 18:36

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Juno ∞ Beneditch


Il était revenu dans le quartier français, à vouloir la revoir. Il avait attendu des heures, il se moquait bien d’intriguer où non les autres, il voulait désespérément la revoir. La connaitre. Lui parler. L’admirer. Des jours qu’il était perturbé d’avoir vu ces éclats dorés au soleil, d’avoir vu ce regard perçant passé sur lui sans le voir et cette odeur…Elle surpassait tout le monde. Elle était bien plus belle que n’importe quelle femme présente. Il avait senti, en son cœur, une étrange douleur. Réveillé de six cent ans, il souffrait. De l’avoir vu, puisqu’il était sur de ne pas avoir rêvé, mais aussi de ne plus la voir. Il avait tant de question à lui poser, il voulait aussi vérifier à quel point la ressemblance était frappante. Intérieurement, il bouillonnait. Il avait tourné en en rond sans cesse, dans l’espoir de la revoir et dès qu’il voyait une chevelure blonde son cœur implosait que ça ne soit pas elle. Et si finalement…Tout ça n’était qu’un rêve idiot ? Un manque à l’approche de l’anniversaire de sa mort ?

Son anniversaire n’était que dans quelques semaines et une fois encore, ce jour maudit, il allait subir la perte de sa femme et de sa fille. Une fois encore, il allait être seul à vivre ce deuil, s’en voulant terriblement, d’avoir été incapable, à l’époque, de les sauver. Il aurait pu sauver sa femme s’il avait été vampire en faisant d’elle une vampire. Mélancolique, il alla au cimetière le plus proche. Il se moquait bien de la pluie battante, cela lui permettait de ne pas entendre le bruit et voix des autres dans cet endroit réputé pour être calme.

Il alla s’adosser à un autre, près des plus vieilles tombes du cimetière, imaginant se retrouver chez lui, dans son pays, près de famille. Sa femme, ses deux filles et son fils, enterrés là bas. Il avait dû enterrer trop de monde pour que ça ne le laisse insensible. Il ne savait pas si sur ses joues se mêlaient les larmes à la pluie. Il ne ressentait rien et dans ces moments là, il voulait plus que tout éteindre son humanité. Il ne pouvait et ne voulait pas trahir sa parole et pourtant, il savait que sa douleur  disparaitrait comme ça.

Et c’est à ce moment, qu’il l’entendit. Sa voix. Trois mots. Il redressa la tête, regardant autour de lui, sans pour autant la voir. Il aurait juré entendre la voix de sa femme, de sa Lyssandra. Sachant que ça n’était pas possible, il lui revint en tête le visage de la blonde qui ressemblait à sa femme. Il se redressa, tendant l’oreille pour tenter de percevoir à nouveau cette femme. L’odeur ne servirait à rien avec la pluie, on ne sentait que l’herbe mouillé et l’humidité.

D’autres voix s’élevèrent. Une voix masculine qui se voulait menaçante. Et encore, il l’entendit. Elle. C’était Elle. Quand le mot mort sonna à ses oreilles, Beneditch poussa un profond grognement avant de se tourner vers là d’où se levait les voix. Elle était en danger. Il pouvait entendre son cœur de façon trop perceptible, comme si elle était toute proche. Il s’élança, aussi rapidement que sa vitesse le permettait, mu par une colère sans nom. Au fur et à mesure de son avancée, il vit la situation, ce qui eut dont de l’énerver d’avantage. Il se mit à courir autour des trois personnes, pour les inquiéter. Le premier vampire s’avança. Grossière erreur et le vampire vieux de six cent ans se délecta de l’envoyer contre un arbre non loin. Il fut sonné et s’en était assez pour que le deuxième vampire lâche la jeune blonde pour s’avancer. Beneditch se retrouva entre les deux, dos à la jeune demoiselle, main dans la cage thoracique du vampire d’un geste sec.

- Pas très gentleman tout ça.

Son ton était froid et ne présager rien de bon pour le deuxième vampire. Jeune à en juger par ses doigts où il manquait une bague de jour. Chaque vampire connait une sorcière pour l’aider. Il se lança sur le vieux vampire armé d’un bout de bois. Et c’est dans un rire sombre que le vampire l’arrêta d’une main. Une simple prise sur sa nuque.

- Voyez-vous, il faut toujours jauger son adversaire, ce que visiblement, vous n’avez pas fait !


Il lui brisa le poignet de son autre main avant de réceptionner le bout de bois qu’il enfonça directement dans son cœur. C’était ce que l’apprenti voulait faire. Le maitre l’a fait. Il prit sur lui quelques secondes après avoir fait tomber le corps, pour se retourner. Il devait se calmer et s’apprêter à faire face à son plus beau cauchemar. Il se retourna vers elle, croisa un regard apeuré. Il s’avança, tout sourire. Il ôta sa veste avant de venir la passer autour de ses épaules. Il tentait de ne pas se montrer nerveux, mais c’était le cas, il l’était. Il avait mal, il était terrorisé par ce qu’il voyait et avait une folle envie de la prendre contre lui, de l’embrasser, comme il l’aurait fait 600 ans auparavant.

- Tout va bien, mademoiselle ?

Son accent anglais résonnait encore un peu et il n’osait pas l’approcher, la toucher de peur de lui faire peur à son tour. Il glissa sa main sur sa joue, tremblant, pour remettre une de ses mèches derrière son oreille, visiblement inquiet.

- Vous ne pouvez pas rester ici, vous risquez la pneumonie. Vous habituez loin ? Laissez-moi vous ramenez chez vous pour être sûr que vous serez en sécurité.


Il était sincère, terriblement sincère. Il avait mal, il était perdu et ce contact sur elle l’avait électrisé au point qu’il sente des picotements, sur ses doigts. Il savait qu'elle aurait peur de se qu'elle avait fait, mais il s'en moquait, il la voulait en sécurité.




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Message posté le Sam 9 Sep - 18:15


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C'était quand même salement ironique. Juno se sentait sur le point de mourir dans le pire endroit qu'elle aurait pu imaginer. Ce cimetière, qu'elle évitait d'approcher de près ou de loin pour éviter les rencontres effrayantes de type fantôme, et dont elle avait fait une exception pour cette adorable petite amie. Si elle avait su, elle aurait au moins reporté ça au lendemain. L'avantage avec la petite dame, c'est qu'elle avait veillé sur son sommeil la veille, ne laissant aucun autre esprit s'approcher pour tenter de posséder son corps. Juno avait donc pu passer une nuit tranquille et reposante et rien que pour ça, elle l'aurait emmené autant de fois qu'elle l'aurait voulu, voir la tombe de son mari. Si elle avait su que ces deux connards y seraient présents... Sérieusement, un jour de pluie comme ça, quelle idée de traîner dans un cimetière ? Plus cliché pour des vampires, tu fais pas. Sauf peut-être dans un cercueil.

Le coeur sur le point d'exploser sous l'angoisse, Juno voyait inexorablement l'un s'approcher tandis que l'autre la maintenait, terrifiée. Mais il faut croire que ce n'était pas son jour pour mourir. Une espèce de tornade trop rapide pour que Juno puisse percevoir quoi que ce soit à l'intérieur commença à leur tourner autour, suscitant sa curiosité tout comme celle de ses attaquants. L'homme en face d'elle fut envoyé dans un arbre à une vitesse vertigineuse, laissant le coeur de Juno manquer un bond de plus. Kol ? Elle ne voyait que cette possibilité. Mais même si elle ne pouvait pas voir son visage, ce n'était pas le petit Mikaelson. Figée sur place, elle était incapable d'esquisser le moindre mouvement, complètement paralysée par la peur. Mais ce qu'elle vit acheva de la terroriser. Du sang, des cris, des morts... Juno observa les corps tomber et releva les yeux vers son... Sauveur ? Elle n'avait toujours pas bougé mais son corps entier tremblait sous la peur. Et l'inconnu en faisait partie. Elle ne dit rien pourtant lorsqu'il lui passa sa veste sur les épaules, rien non plus lorsqu'il lui demanda si elle allait bien. Quelle question stupide, d'ailleurs. Comment pouvait-elle aller bien dans un moment pareil ? Son regard était fixé sur les corps, elle était plus que troublée en ne voyant absolument aucune âme s'échapper des cadavres.

Ce n'est que lorsqu'il se positionna devant elle pour approcher sa main qu'elle s'extirpa de ses pensées. Elle était toujours figée mais si elle avait pu reculer elle l'aurait fait. En fait, elle pensait réellement qu'il allait lui faire du mal... Mais que nenni. Il tremblait aussi, semblait aussi effrayé qu'elle -mais alors de quoi, va savoir- et c'est avec une grande douceur qu'il lui glissa une mèche de cheveux derrière l'oreille. Les tremblements de Juno cessèrent alors, comme si ce geste avait suffit à la rassurer. Seulement voilà, aussi gentil pouvait-il paraître, il était hors de question que Juno laisse ce vampire savoir où elle habitait. Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose et... "Atchou !" Et merde. Elle remua légèrement le nez de gauche à droite et resserra la veste sur ses épaules, tremblant de nouveau mais de froid cette fois-ci. Oh et puis zut. Elle releva ses yeux bleus imbibés de fatigue pour les plonger dans ceux du vampire. "Willow street." Au point où elle en était, inutile de se montrer plus méfiante que nécessaire. Il venait tout de même de probablement lui sauver la vie et... Il avait ce truc, dans le regard... Un truc qui poussait Juno à s'en remettre à lui.

Elle se laissa guider dans les rues jusqu'à chez elle, sans prononcer un seul mot, bien trop occupée à trembler de froid. Sa maison n'était absolument pas discrète mais cela faisait bien longtemps qu'elle avait arrêté d'en avoir honte. La façade était rose, elle ne l'avait pas choisi, c'était comme ça quand elle était arrivée. Mais au final on s'en rendait à peine compte lorsque l'on remarquait ce qui ornait la porte et les fenêtres. Des croix, de l'ail et d'autres herbes censées repousser tout ce qui était mauvais esprits et autres démons sortis tout droit de l'enfer. Les vampires n'en faisaient pas partie. Elle plongea une main tremblante dans sa poche pour en sortir une clé et ouvrit maladroitement la porte pour s'engouffrer à l'intérieur de chez elle, où il faisait bien meilleur. D'ailleurs, depuis la porte d'entrée on pouvait clairement voir son intérieur. Tout de suite à droite se présentait un coin cuisine avec en plus un petit comptoir comportant deux tabourets qui faisait office de table. Et puis directement en face, des tableaux. Une vingtaine de tableaux qui représentaient des personnes dessinées, le tout à la peinture. Un bureau, sur lequel s'entassait un bordel monstre comprenant des pots de peintures, des pinceaux et ce qui semblait être une blouse pour protéger ses vêtements. Sur le côté il y avait un lit, que Juno n'avait pas pris le temps de faire, et sur le mur qu'il touchait une fenêtre qui menait sur une autre rue. Il y avait également une autre pièce dans un coin du studio mais la porte était fermée. Cependant, il paraissait logique que ce soit la salle de bain. Un endroit très petit que la sorcière n'avait pas spécialement aménagé. N'y connaissant pas grand chose en vampires à part ce que Kol avait bien voulu lui dire, elle pensa pendant une seconde que si le vampire n'entrait pas c'était soit à cause du bordel provoqué par l'amas de tableaux et de pots de peinture, soit par politesse. Et c'est donc en toute ignorance de cause qu'elle l'invita à entrer. "Je sais que c'est le bordel mais vous n'allez pas rester dehors par ce temps... Entrez, s'il vous plait. Au moins le temps que ça se c... AAATCHOU ! ... Pardon. Le temps que ça se calme." Elle n'avait clairement pas le coeur à le laisser dehors, et de toute façon elle lui en devait une. Mais la bonne nouvelle, c'est qu'elle avait retrouvé ses esprits et sa langue. Pour l'instant.


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Message posté le Mar 19 Sep - 16:01

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Juno ∞ Beneditch


Son corps était parsemé de deux vois bien différentes, bien distinctes : « Ne la touche pas ! » « Touche la, garde la ! ». Comment devait-il agir face à Elle ? Elle n’était qu’une humaine, du moins, une sorcière, ce qui n’avait rien d’étonnant avec le peu de recule qu’il pouvait prendre. Elle avait son odeur, ses yeux, son sourire…Sa voix, l’éclat dans ses yeux, la douceur de sa peau. Il n’aurait pas dû rester à ses côtés. Il aurait simplement lui sauver la vie et partir. Mais non…Elle était Elle, sa Lyssandra.

Elle était terrorisée, il le savait. Par eux ? Elle avait frôlé la mort…Etait-ce lui aussi qui la terrorisé ? Il avait tué devant elle, comme si c’était normal. Après tout, c’était normal pour lui. Il n’avait sans doute pas été de main morte pour la sauver, mais il n’avait pas pour habitude de faire dans la dentelle, encore moins maintenant, face à elle. Il était désarmé et la rage l’habiter d’imaginer un instant qu’elle ait pu être en danger. En soit, il savait pourtant qu’il était un danger pour elle. Il pouvait sentir l’odeur de son sang faire bouillir l’intérieur de son âme. Il la voulait, il voulait la gouter, se repaitre d’elle. Il voulait s’abandonner dans ses bras. Il voulait, sans doute sa part d’humanité, sentir sa main sur son visage, ses lèvres sur les siennes, sa voix ne parler qu’à lui et lui jurer que son enfer était terminé. Mais il savait…C’était tout bonnement impossible.

Elle ne le regardait pas, ce qui lui permit de se forcer à faire taire le souvenir de sa femme au fond de lui. Et pourtant, la douceur de ses traits, sa chevelure tombant en cascade contre son dos…Même ainsi détrempée, elle était pourtant si parfaite. Son cœur explosé à chaque battement de celui de la sorcière. Il n’était plus le prédateur et à cet instant, il aurait voulu mettre un genou à taire et lui abandonner sa vie si cela aurait pu lui permettre un sourire. Il voulait voir ce visage sourire. Il se décala vers la droite, se mettant en bouclier face aux morts qui trônaient sur le sol. Cela l’obligerait à le regarder… Il ne montrait rien. Si peut être ses yeux…Il avait peur. Il ne voulait pas qu’elle est peur de lui. Il avait eu le loisir de réfléchir, de cerner le problème, de modifier sa façon d’être, mais il avait peur d’elle.  

Elle était une statue, elle ne bougeait pas et il commençait à s’inquiéter. Un choc post attaque ? Il aurait la prendre dans ses bras, rapprocher sa bouche d’elle, l’emmener chez lui pour ne pas lui indiquer qu’il savait où elle habitait et…Oui, elle aurait pris sa place à ses côtés. Son cœur lui hurlait qu’elle n’était pas sa femme, mais lui, il savait que d’une certaine manière, si. Et c’était bien assez pour le satisfaire. Il voulait ne pas la toucher, mais c’était bien plus fort que lui, il ne résistait pas à l’appel de son corps.

Un sourire amusé traversa son visage avant de laisser place à l’inquiétude. Elle allait tomber malade. Il s’approcha d’elle, son regard au grand vampire de 600 ans fuyait. Il glissa une main dans la poche intérieur de sa veste, frôlant le corps de l’humaine avec une envie qu’il contrôlait avec peine. Il sorti un paquet de mouchoir. Non, il n’en avait jamais besoin, pas lui, pas le vampire, mais au cas où…Comme maintenant. Il lui tendit avec un léger clin d’œil. Cette fois, mentir était douloureux pour lui.

Il croisa son regard et il se liquéfia sur place. Ses yeux…La couleur, l’émotion, l’intensité… Il resta figée quelques secondes avant de finalement hoché la tête. Elle acceptait qu’il la ramène. Il était heureux, mais ne le montrait pas, il y avait cette chance qu’elle l’abandonne sur le pas de la porte. Il glissa inconsciemment dans son dos, parfois la frôlant, parfois la touchant, parfois emmétrant une petite force pour rassurer la jeune femme. Il était là.
Elle ne savait pas encore à quel point, mais il serait là, à jamais.
Il fit mine d’être étonné, presque amusé par la couleur de la maison en glissant son regard vers elle. Il connaissait l’endroit…Il connaissait par cœur chaque millimètres carrés de ces pièces pour être déjà venu profiter de sa beauté endormie. Il était resté assis, près du lit, la regardant dormir, un spectacle irréel, douloureux, savoureux. Il partait toujours avant l’aube, elle ne s’apercevait jamais de sa venue et lui, vivait vers passion en secret.

Il savait qu’elle était une sorcière et il mettrait cette trouvaille sur tout ce qui ornait la porte. Il s’arrêta pour regarder ces « choses », parce que finalement, ça n’était que des choses et il esquissa un léger rire. Elle était attendrissante…Et visiblement, elle ne savait rien de ses pouvoirs, du moins, elle ne maitrisait rien. Comment pouvait-elle ne pas s’en servir, elle, descendante de Lyssandra, la parfaite sorcière ? Il savait que cette jeune femme connaissait sa nature et elle ne semblait pas s’en formaliser… Peut-être un contre coup du choc, mais elle ne pouvait pas comprendre l’importance de sa réaction. Il semblait revivre.

Il préféra attendre à la porte, quand elle entra, son regard suivant chacun de ses mouvements. Oui, il avait eu l’autorisation de rentrer, mais il ne voulait pas l’inquiéter d’avantage. Il s’avança un maximum pour se protéger de la pluie, sentant les sillons de l’eau dans son dos. Sa chemise blanche était trempée. Elle laissait entrevoir par le tissu collé et maintenant transparent sur sa peau, sa musculature. Il semblait, d’une certaine manière, se mettre à nu devant elle.

Il resta scotché quand elle parla. Son cœur semblait se dissoudre dans une douleur fulgurante, atroce, sans doute la pire de toute et pourtant…Il sourit.

- Merci.

Sa voix grave, de velours pour lui parler, il ferma la porte derrière lui, fermant les yeux pour respirer fortement, son odeur brulant ses veines, avant qu’il ne secoue la tête d’un geste nerveux.

- Vous devriez aller vous changer et mettre des affaires plus chaudes… Si d’ailleurs vous aviez une serviette pour moi...


Il s’avança pour la rejoindre. Il ne regardait qu’elle. Elle prendrait sans doute son manque d’intérêt pour son appartement pour une marque de respect, mais lui, il savait que la seule raison était qu’il connaissait l’appartement, et que cette fois, il était chez elle, dans son antre, avec elle, réveillée, face à lui.

Elle était si proche… Il aurait voulu lui retirer, avec douceur, avec lenteur, chaque vêtement pour finir pour la prendre contre elle. A cet instant, il eut envie d’elle. Il vit aussi la différence avec sa femme. Lyssandra ne paraissait jamais fragile, mais elle, Juno, elle l’était et il aimait ça. Il voulait que ça soit lui qui la réchauffe, qui prenne soin d’elle, il voulait que ça soit elle qui réchauffe son corps et son cœur meurtri des siècles plus tôt. Il voulait se fondre en elle.

Il passa une main négligente dans ses cheveux, les tirant en arrière, eux, trempé. Il tenta, de décoller le tissu blanc imbibé d’eau, de sa peau, mais il n’y avait rien à faire. Il tourna à nouveau son regard vers elle, un sourire presque amusé sur les lèvres. Il se moquait à présent des vampires qu’il avait tué, il n’y avait qu’elle et lui, et pour lui, c’était comme un paradis.

- Je ne crains pas le rhume, mais vous, oui. Allez vous occupez de vous, je vous prépare un…Thé ? Les cuisines se ressemblent, je devrais trouver de quoi en faire, non ?

Sa voix était douce, joueuse, rassurante. En fait, il était à cet instant précis, ce qu’il n’avait plus été depuis des siècles. Il semblait presque oublier le monstre immortel qu’il était. Il touchait du bout des doigts l’humanité qu’il avait perdue quand sa femme et sa fille sont mortes. Alors oui, en quelques minutes, c’est exagéré, n’est-ce pas ? Ils ne sont que trempés, mais lui… Il la attendu tant de temps, qu’il se refuse de ne pas profiter de cet instant. Il veut lui montrer la normalité.

Il lui tourna le dos, sentant chaque couches de vêtements qui restaient sur lui, lui collait à la peau avant de se rendre dans la cuisine, fouillant un peu partout pour trouver tout ce qu’il avait besoin. Il attendit qu’elle parte dans la salle de bain pour baisser la tête, fermer les yeux et prendre quelques respirations assez saccadées et douloureuses. Il avait autant besoin de son sang que d’elle. Il n’avait jamais ressenti cette attraction, malgré les femmes qu’il avait eues dans ses bras, aucune n’avait eu ce regard qu’il avait. Il trouva une boite de thé vide et mis la bouilloire sur le feu. Il pouvait entendre l’eau crépité. Il voulait faire si bonne impression qu’à peine une seconde plus tard, il avait quitté la maison, sans un bruit, laissant sa veste à cette jeune femme.

Il avait pensé partir en ville, chercher de quoi faire un thé digne de ce nom, mais au dernier moment, il se ravisa et parti chez lui. Il ne jeta aucun coup d’œil à ses servantes, ni au sang qui parfumé sa maison, il avait un but et voulait aller le plus rapidement possible. Il se déshabilla, se retrouvant nu plus rapidement qu’il ne faut pour le dire. Il ouvrit son dressing et hésita. Il se mit à hésiter sur la manière dont il devait se présenter à elle à nouveau. Beneditch était…nerveux. Il n’aimait pas ça. Ou peut-être qu’il aimait ressentir ça à nouveau. Il n’avait plus les idées claires. Il opta pour une tenue moins…stricte. Une paire de Jean, une nouvelle chemise, un trench beige qui savait, par ses servantes, le rendait séduisant. Il voulait lui plaire…C’était idiot, il venait de lui sauver la vie, elle avait d’autre chose en tête, pourtant…Il voulait lui plaire, malgré tout. Il laissa ses cheveux ainsi, il n’avait pas le temps pour les sécher. Dans sa cuisine, il prit une boite de thé, un paquet de biscuit de sa fournée. Oui, le vampire cuisine et apprécie le thé, sans doute ici ses origines anglaises qui ne l’ont jamais quitté. A peine quelques minutes plus tard il était de retour chez elle.


La bouilloire sifflait. Ca avait sans doute dû attirer la jeune femme, peut-être avait-elle simplement fini. Lui qui voulait arriver avant qu’elle ne sorte et tout préparer… Il arriva sans bruit, s’installant derrière elle sans bruit. Il se contenta de la regarder, un sourire aux lèvres, les oreilles aux aguets.

- Je m’en occupe… J’accepte, néanmoins la serviette.  

Il ne voulut pas la faire sursauter, elle qui devait se penser seule à présent. Il la dépassa, posant le temps sur le petit plan de travail avant de lui montrer le canapé d’un geste de tête.

- C’était plus simple de rentrer chez moi… Vous n’aviez plus de thé. Et je me suis dit que vous aimeriez manger quelque chose… C’est une recette de mon pays. J’espère ne pas avoir perdu la main…

Il retira son trench, le posant négligemment sur le tabouret avant de lui tourner le dos à nouveau. Il prépara une assiette, des tasses, le thé, dans des gestes rapides et sans hésitation. Il avait eu le temps de découvrir sa cuisine le temps qu’elle soit dans la salle de bain, après tout. Rapidement, il revient apporter le tout sur la table, devant elle. Il était nerveux, il ne voulait pas lui montrer et pourtant, quand il fut à ses côtés, il resta sans voix. Cette ressemblance… Cette beauté… Il fut perdu quelques secondes entre la réalité et le passé avant d’apposer un visage inquiet tout en la regardant. Elle n’avait aucune marque visible, mais pour le reste ?

- Vous allez bien ? J’espère être arrivé avant qu’ils…


Beneditch serra les dents et les poings. Au souvenir de ces deux hommes, la rage éclata en lui et il retint difficilement un grognement en face de lui. Non, il ne devait pas montrer sa nature, face à elle. Pas à elle.


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Message posté le Sam 23 Sep - 20:22


Scream my name
Fist fights, long nights. Come home late, can't sleep, I keep me awake flip through the lives on TV. I say, for now I'm happy. Love it when I'm play pretending, when I can take bullets to the heart. Fucking up my happy ending but I can take bullets to the heart. Breathe in balance and love. I was born on the scene. Now it runs in my blood, yeah, you know what I mean. When I'm dead and gone will they sing about me? Dead and gone, will they scream my name? Scream my name? Wake up, got up and I'm bored. Night runs with guns. Too hardcore. Don't dare to care 'Bout someone. I'm dirt, I'm ice, is that wrong? Love it when I'm play pretending, when I can take bullets to the heart. Fucking up my happy ending but I can take bullets to the heart. Breathing violence and love. I was born on the scene, now it runs in my blood. Yeah, you know what I mean. When I'm dead and gone, will they sing about me? Dead and gone, will they scream my name? Scream my name?


Peut-être que si elle avait su qu'il rentrait souvent par effraction chez elle pour l'observer dormir, les choses se seraient passées différemment. Sans doute aurait-elle eu peur et ne l'aurait-elle pas laissé entrer chez elle, malgré le fait qu'il venait probablement de lui sauver la vie. Toujours est-il qu'elle n'était pas au courant de tout ça et qu'elle fut soulagée lorsqu'il la ramena chez elle. Elle ne sait pas si elle aurait réussi à traverser les rues sans faire de crise cardiaque à la moindre petite ombre près d'elle. Elle s'engouffra donc volontiers à l'intérieur de son studio qui était chauffé, invitant le vampire à la suivre. Et enfin, parce qu'il ne s'avançait pas, elle prit le temps de poser les yeux sur lui. Charismatique, sûrement plus vieux qu'elle d'une dizaine d'années... Ou plus ? Il avait le visage marqué par le temps et pourtant il restait irrésistiblement beau à regarder. Mais bien vite elle se rendit compte qu'il était tout aussi trempé qu'elle à la différence près que lui portait du blanc. Un blanc devenu transparent qui laissait entrevoir une musculature fine descendant à la limite de son pantalon. Elle sentit ses joues virer au rouge et détourna rapidement le regard. Pauvre Juno qui n'avait jamais réussi à entretenir une relation avec qui que ce soit et qui se retrouvait avec un homme canon chez elle dont il était difficile d'ignorer le corps si attractif. "Vous devriez aller vous changer et mettre des affaires plus chaudes… Si d’ailleurs vous aviez une serviette pour moi..." La petite blonde déglutit, forçant son regard à dévier pour ne pas prendre le risque de le fixer. "Oui, oui bien sûr, je reviens tout de suite. Faites comme chez vous." Elle s'échappa volontiers dans la salle de bain, refermant la porte derrière elle, et souffla un grand coup en y appuyant son dos. Aller, on se calme, ce n'est qu'un homme, il va sécher, attendre que la pluie s'arrête, et il repartira.

Tentant de se convaincre elle-même de ses paroles, elle alla chercher une serviette pour essuyer au moins ses cheveux. Elle se débarrassa de ses vêtements trempés et attrapa l'ensemble dépareillé de son pyjama qui se composait d'un short court en tissu et d'un débardeur, et elle attacha sommairement ses cheveux, n'ayant pas le courage de les sécher pour l'instant. Elle sortit quelques minutes après mais se figea d'incompréhension en voyant qu'elle se retrouvait seule. Elle n'avait pourtant encore rien fait de bizarre... Machinalement, son regard se posa sur les toiles posées au sol et toutes couvertes d'un drap. En avait-il vu une et prit peur ? Le sifflement de la bouilloire fit sursauter Juno qui s'en approcha pour l'éteindre. "Je m’en occupe… J’accepte, néanmoins la serviette." Nouveau sursaut de la part de la sorcière qui se tourna d'un bond, bloquant une nouvelle fois sur la vision qu'elle avait en face d'elle. Il était changé, sec, et bon sang qu'il était séduisant. Si elle avait su qu'il prendrait cette peine d'aller se changer, elle aurait enfilé autre chose que son pyjama. "C’était plus simple de rentrer chez moi… Vous n’aviez plus de thé. Et je me suis dit que vous aimeriez manger quelque chose… C’est une recette de mon pays. J’espère ne pas avoir perdu la main…" Le silence s'installa quelques secondes, le temps qu'elle tilt. "Oh, euh... Oui, je vois que vous vous êtes changé aussi. Bonne initiative. Je suis désolée, j'avais rien d'autre sous la main dans la salle de bain alors..." bredouilla-t-elle en lui tendant la serviette sèche qu'elle avait rapporté de la salle de bain pour lui. Mais pourquoi justifiait-elle sa tenue au juste ? Elle était chez elle après tout. Sans doute parce qu'elle paraissait complètement à côté de la plaque face à l'élégant vampire qui se tenait en face d'elle.

Elle lui offrit un sourire nerveux et lui fit signe de rejoindre le canapé, débarrassant la petite table de quelques pinceaux et pots de peinture. Il y avait quelques tâches colorées dessus mais tant pis. Elle s'installa sur le canapé et l'observa s'activer dans la cuisine, comme s'il la connaissait par coeur. C'en était vraiment troublant, mais comment aurait-elle pu deviner ? Il avait l'air tellement à l'aise... Un peu plus et on aurait dit un petit couple qui vivait ensemble. Elle chassa cette image de sa tête lorsqu'il revint près d'elle et posa le tout sur la table. "Merci beaucoup... Je veux dire, pas juste pour le thé et les gâteaux. Mais aussi pour tout à l'heure..." Ses mains frêles vinrent prendre la tasse chaude sans que la chaleur ne semble lui poser problème. "Vous allez bien ? J’espère être arrivé avant qu’ils…" Difficile de louper l'énervement dans sa voix. Elle posa une main chaude sur son bras et lui offrit un sourire réconfortant. "Ca va, tout va bien. Vous êtes arrivé à temps. Pas de morsure, pas même une égratignure. Grâce à vous... Je vous revaudrai ça." Elle souffla un peu sur sa tasse pour prendre une gorgée brûlante de thé et soupira doucement d'apaisement. Elle était en sécurité, chez elle, aucune raison de paniquer plus que ça. Elle posa les yeux sur les gâteaux et en attrapa un. "Alors... Vous venez d'où ?" Elle mordit dedans, mâchant une bouchée avant que ses yeux ne s'écarquille sous la surprise. Mettant une main devant sa bouche, elle articula tant bien que mal avec le biscuit dans la bouche. "C'est super bon ! Qu'est-ce que c'est ? C'est vous qui avez fait ça ?" Elle avala sa bouchée pour mettre le reste du biscuit dans sa bouche et en prit déjà un autre dans sa main, prête à l'avaler une fois qu'elle en aurait terminé avec celui qu'elle mâchait. Et puis quelque chose tilta dans sa tête. Elle avala son gâteau, profitant qu'il réponde pour boire une gorgée de thé et retirer les éventuels miettes de biscuit qu'elle pourrait avoir sur les dents. "Vous ne m'avez pas dit votre nom..." De nouveau, elle lui offrit un sourire d'une douceur tellement naturelle qu'elle semblait complètement venue d'un autre monde immunisé de toute violence. "Je m'appelle Juno." Un nouveau biscuit s'introduisit dans sa bouche, tandis qu'elle regardait de son air innocent et profondément gentil.


black pumpkin
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Message posté le Lun 2 Oct - 16:39

Oh love...
Juno ∞ Beneditch


Il avait toujours été protecteur envers les gens qu’il aimait et cette femme, elle représentait tout ce qu’il avait aimé. Il était forcé de constater qu’elle était réellement sa copie conforme et pourtant, il connaissait tellement Lyssandra, même après les siècles, qu’il savait qu’elles étaient différentes. Il n’avait surtout pas pensé que la première fois qu’il lui parlerait, ça serait si chaotique et finalement qu’il serait rentré si simplement chez elle pour profiter de sa présence.

Il perçut son regard courir sur son corps et intérieurement, il en était satisfait. Il se savait agréable à regarder, il le savait pour avoir eu de nombreuses conquêtes dans ses bras. Il était, malgré tout, encore un tant soit peu humain, alors qu’on le regarder, il aimait ça. Ce qui changeait, cette fois, c’était le « plus tard ». Et si elle tombait sous son charme, pourrait-il gouter à nouveau à ses lèvres ? Si tant est que la femme est différente, il connaissait ce corps parfaitement. Ce qu’il voulait, cette fois, c’était la connaitre, elle. Il entendit son cœur, il vit le rouge de ses joues et détourner le regard, que ça le fit sourire. Etait-elle gênée ? Réellement ? Il aimait ça, ça la rendait humaine et il voulait avoir la chance de l’être à nouveau. Autant qu’il pouvait, cela va sans dire. En elle, il ne pouvait pas voir qu’une femme, non. Il la voulait, elle. L’aimer, la posséder et la chérir. C’était ce pourquoi il était en vie. Utopiste pour un vampire ? Il était simplement amoureux.

Faire comme chez lui ? Il tentait surtout de tout faire pour qu’elle se sente mieux. Il pouvait percevoir chaque battement de son cœur et il se doutait que ce qu’il s’était passé plus tôt n’y était pas étranger.

Il la regardait de dos, ses cheveux encore un peu mouillés qui laissé échapper quelques gouttes sur son dos qui glissait sur son échine. Le temps qu’elle s’aperçoive de sa présence il la détailla de dos. Ses jambes nues, ses fesses, son dos, ses cheveux et il imaginé fort bien à quoi elle pouvait ressembler. Il était obligé de parler, de lui montrer qu’il n’était pas parti, elle devait comprendre, que jamais, il ne partirait.

Elle sursauta et il eut presque honte de mettre une fois de plus à mal son petit cœur de sorcière. Il attendit, patiemment, pour être sûr qu’elle ne le mette pas à la porte. Il aurait compris, il aurait écouté et serait parti si elle avait besoin d’être seule.

- Je ne voulais pas salir votre sol. Ne vous inquiétez pas, vous êtes parfaite comme ça.

Il était sincère et ne le cacha pas. A quoi bon cacher l’inévitable ? Il prit la serviette et après avoir posé sa veste, il passa la serviette éponge dans ses cheveux pour retirer au plus l’eau. Il ne craignait rien, ni le froid, ni le rhume, il voulait simplement être parfait à ses yeux. Et il semblait l’être et il était satisfait. Il déposa la serviette sur le dossier d’une chaise avant de plaquer ses cheveux en arrières, un léger sourire, toujours présent, sur les lèvres. Il se retourna vers elle, croisant son regard avec toujours le même plaisir.

- Merci bien. N’est-ce pas mieux ainsi ?

Elle semblait ailleurs. Quand il arriva près d’elle, il put profiter à nouveau de sa fragrance, de la musique que lui offrait son cœur. Il déposa donc le plateau devant elle, s’asseyant presque sans s’en apercevoir, proche d’elle. Le canapé était certes petit, du moins, il convenait à la taille de cet appartement, mais il ne pouvait pas rester loin d’elle. Il posa son bras sur le dossier, croisa un peu ses jambes et surtout, ne regardait qu’elle. Un sourire, cette fois moins joyeux sur les lèvres, plus compatissant se dessina.

- Vous n’avez pas à me remercier. Je n’aime pas les manières. Deux hommes, deux vampires contre une humaine, je ne trouve pas ça équitable.

Il tentait de se donner un genre différent de ce qu’il pensait. Pourtant, il était sûr que son regard parlait pour lui. Et pourtant, son regard dévia rapidement sur la main qu’elle posa sur son bras. La chaleur l’électrisa et il dut se retenir de ne pas lui sauter dessus pour profiter de ses lèvres et de son corps. Elle était tentatrice et elle ne s’en rendait pas compte. La main de Beneditch se leva pour glisser sur la sienne, il voulait profiter et faire comme si tout été normal. Sa main quitta la sienne pour glisser vers son visage où quelques mèches de cheveux mouillés semblaient ne pas vouloir rester attaché. Il glissa une mèche derrière son oreille, son regard impeccablement planté dans le sien, sans sourciller et pourtant, en lui, son cœur bondissait. Quelle douce douleur.

- Vous ne me devez rien.

Il retira sa main, prenant sa propre tasse dans sa main, regardant ce corps en face de lui bouger avec grâce. Il n’en revenait toujours pas, c’était pourtant impossible qu’elle soit ici, vivante et pourtant, elle l’était. Il savait qu’elle sa nature, mais il voulait attendre qu’elle lui dise et il savait déjà comment aborder le sujet. Il avait tellement de choses à lui dire, à elle, pas à Lyssandra.

- Je suis anglais.

Dit-il tout simplement en revenant dans la pièce. Il l’avait quitté par l’esprit et se forcé à revenir près d’elle. Ses pensées, il pouvait les retrouver n’importe quand, mais elle, il ne pouvait pas profiter d’elle quand il voulait. Il ne pouvait déjà pas la toucher, alors qu’il le voulait plus que n’importe quoi.

Il se redressa quand elle porta un des biscuits à ses lèvres, il attendait, il appréhendait, il ne savait pas pourquoi. Il sourit, cette fois, plus réellement, plus sincèrement, il était heureux, simplement heureux. Il but une gorgée du thé et s’avança un peu avant de prendre un gateau et d’en mordre un petit morceau.

- Vous aimez ? Vous m’en voyez ravi ! C’est une vieille recette de ma mère… Je peux vous assurer qu’elle est vieille.

Il émit un petit rire moqueur, laissant sous-entendre qu’il été âgé. Réellement très âgé. Il ne voulait pas lui faire peur, mais elle savait qu’il était vampire, alors l’âge était-il réellement important ? Il avala la fin de son gâteau, se rappelant par la même occasion l’odeur de sa mère. Elle était comme une reine dans son château et pourtant, elle aimait cuisiner pour son fils. Sans doute était-ce pour ça que Beneditch, même à l’époque était impulsif, certes, mais humain. Il ne se considérait pas au-dessus des autres et ça lui avait valu le respect de son peuple.

Il se tourna un peu plus vers elle, prenant une autre gorgée de son thé. Cette femme, elle arrivait à le faire partir dans ses souvenirs qu’il pensait révolu depuis des siècles. Elle le poussé en arrière, sans s’en rendre compte, mais chaque souvenir été heureux, alors il l’était lui-même.

- Ne rigolez pas. Je me nomme Beneditch. A mon époque, c’était un nom purement masculin et non pas unisexe comme à présent. Mes proches m’appellent Ben…Vous pouvez m’appelez ainsi, Juno.


Il avait été ravi qu’ils se présentent. Il prit sa main dans la sienne avant de déposer ses lèvres sur sa peau. Sans doute laissa-t-il ses lèvres un peu trop longtemps, que son pouce glissa sur sa peau avant de finalement relâcher sa main, avec un léger clin d’œil amical. Elle était un ange, une magnifique petite perle qu’il voulait protéger.

- Puis-je me permettre quelques petites choses ? Vous ne semblez pas étonné par ma nature, pourquoi cela ? D’ailleurs, tant que nous sommes au point de parler des vampires, je vous conseillerais de ne pas inviter n’importe quel vampire chez vous. Une fois un vampire autorité à entrer, il peut entrer sans votre consentement.


Il parlait avec une tendresse innée quand il été avec elle. Il était loin du monstre qui avait tué plutôt. D’ailleurs, il n’avait rien ressenti si ce n’est la colère et l’envie de la protéger.

- Qui plus ai…J’ai bien peur que les décorations autour de votre porte, ne restent que décoration. N’avez-vous rien qui puisse réellement vous protéger ?

Evidemment, il parlait de magie, vu qu’il savait qu’elle en était une, de sorcière. Ce qu’il ne savait pas, c’était pourquoi elle ne se servait, visiblement pas de ses pouvoirs. Aussi, pour ne pas la mettre mal à l’aise, il risqua son regard vers les peintures cachées par un drap. Il ne les avait jamais découvertes, il était entré dans son intimité, mais dans une certaine mesure.

- Vous peignez ?

Une question simple, qui, il l’espérait, le ferait rester un peu plus à ses côtés.





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