Bienvenue : Le dernier habitant à avoir posé ses valises est Hayley Marshall* !
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 “ So have you got the guts ?” ☾ Arazièl

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The moon mades ​​us his slaves.
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Message posté le Ven 7 Juil - 22:13

So have you got the guts ?

       

…Encore… Qu’il murmurait du bout des lèvres.


Grumpf. C’est le premier semblant de mot qui sort de ta gorgée enrouée, tes paupières agissent d’elles même en clignant plusieurs fois avant que tes iris tombent sur le plafond plongé dans la pénombre. La tête encore embrumée par les restes des flux d’alcool que tu as bu la vieille, tu t’autorises quelques instants pour faire le point sur la situation. Chassant ton mal de tête d’un nouveau grognement tu finis par te tourner sur le côté sentant la caresse des draps sur ton corps nu, tu pinces les lèvres quand tu tombes sur le dos du blond à tes côtés sûrement endormis. Tu observes ses cheveux en pagailles, sa peau porcelaine quelque peu marqué de tes assauts, son dos aux muscles saillant portant lui aussi tes frais, le reste de son corps est recouvert par le même tissu que toi alors tu détournes le regard te remettant sur le dos. Tu lâches un petit soupire, ta main se perdant dans tes cheveux de jais quelque peu collant de sueur, tu n’as pas besoin de chercher à comprendre ce que tu fous dans ce lit avec lui parce que tu connais la réponse. Tu la connais même trop bien. Bien qu’au début tu ne savais pas vraiment la cause, tu mettais ça sur le dos de l’ivresse, de la débilité de la situation et un concours de circonstances. Au fur et à mesure que les choses se répéter tu ne pouvais plus te trouver d’excuse, tu ne pouvais plus faire comme si tu ne sentais pas l’attirance que tu avais pour lui. Ce besoin qu’il soit avec toi lorsque tu décides de prendre une cuite malgré que tu saches comment tout ceci finira, lorsque le verre de trop sera bu et que vos lèvres se rencontrent. Encore, encore et en corps. Mais tu pouvais toujours nier, toujours faire en sorte de boire suffisamment pour qu’il croie que tu oublies vraiment tout à chaque fois. Et les lendemains matin sont semblables à celui-ci.

Finalement tu te lèves, essayant d’être le plus discret possible, tu attrapes tes affaires éparpillées au sol avant de t’enfermer dans la salle de bains. Posant tes affaires sur le premier meuble que tu croises, tu t’engouffrer cette fois-ci dans la cabine de douche, te lavant rapidement tu chasses les flash d’hier qui te reviennes en mémoire, essayant de te concentrer sur le rendez-vous que tu avais dans deux heures. Tu finis par sortir, effaçant d’un geste de la main la bué qui avait eu le temps de s’accumuler sur le miroir, tu te dévisages de haut en bas mordant un peu plus fort ta lèvre à chaque fois que tu remarques l’une des preuves sur ton corps de votre petit « jeu ». Du bout des doigts tu touches lentement la marque violacée qu’il a laissée dans le creux de ta nuque, oh l’enculé. Secouant la tête pour chasser encore ses pensées intrusives tu finis par t’habiller à la même allure, tu ressors sans hésitation de la pièce d’eau. Jetant un regard au vampire tu remarques qu’il n’a pas bougé d’un iota même avec ton bordel il a réussi à ne pas se réveiller ? Ou bien il fait semblant, il a l’habitude de tes fuites, les premières fois il essayait de te retenir mais tu lui sortais toujours une excuse bidon qui au final le résultat était le même. Tu partais. Encore. Comme aujourd’hui où sortant à pas de loup, ce qui constate avec tes gestes précédents. La porte se refermant tu t’appuies dessus balançant ta tête en arrière, tu inspires profondément en te maudissant sur le fait que cette fois-ci tu n’avais pas oublié encore une fois.

Quelques jours plus tard.

Le fait que tu ne possèdes pas une once de courage a déjà été démontrer un nombre incalculable de fois, tu ne fais rien pour contredire les faits, au contraire tu t’entasses toi-même dans cette sombre réalité. Toujours hanter par les brides de souvenirs de ta nuit de débauche, pour ne pas changer tu avais pris la même technique : L’éviter pendant quelques jours. Bon tu répondais quand même aux messages qu’il t’envoyait, enfin.. Quand il savait les envoyer. Un nombre incalculable de fois tu avais essayé de lui apprendre comment se servir de son portable que tu lui avais fait acheter mais, à cause de vos caractères enflammer vous finissiez toujours par vous criez dessus. Par contre monsieur, il avait bien compris comment on faisait pour s’appeler hein. Toutes les fois où ce petit con faisait sonner ton portable au beau milieu de la nuit. Tu n’avais même pas assez de main pour les compter.

Aujourd’hui il n’avait apparemment pas prévu de te laisser t’échapper puisque ignorant les messages où tu lui disais que tu étais occupé, il s’était pointé à ta boutique tel un prince. Le pire c’est que pour une fois tu lui avais dit la vérité puisque tu faisais vraiment ton inventaire. Blasé, tu lui avais dit de patienter le temps que tu finisses, pensant qu’il allait te laisser seul dans l’arrière-boutique le temps que tu termines ta besogne, il était resté. Et c’est foutrement gênant. La tête baissée sur le calepin que tu tiens dans une main, tu peux sentir son regard sur ta personne, tu sentirais presque tes joues chauffées dangereusement lorsque tu as l’impression que ses lucarnes sont des rayons x voyant à travers tes vêtements. Est-ce qu’il pouvait voir sous ce col roulé noire qui cacher le suçon touchant à la fin de son apparition dont il était le créateur ? Est-ce qu’il pouvait sentir tes jambes trembler légèrement dans le jean serré de la même couleur que le vêtement plus haut ? Pouvait-il entendre ton cœur battre si fort à cause de lui et de ses conneries ?

Respire, inspire. Tu glisses un de tes doigts dans le col de ta camisole pour l’écarter de ta peau, comme pour te rafraîchir de l’air ambiant. Inutile. Foutu stress. Fronçant les sourcils subitement tu relèves ton regard vers lui ton attention quittant tes antiquités.

« - Tu vas arrêter de me fixer comme ça toi ? Demandes-tu les yeux plisser en lui foutant une petite tape sur la tête, tu me perturbes. Je t’avais dit que j’serais long, j’ai presque fini patiente encore un peu. »

Tu craques en ouvrant ta foutue bouche, ne pouvant plus supporter dans ce silence presque religieux ses yeux et tes faiblesses qu’ils réveillent. Retournant aux objets que tu as abandonnés à cause de lui, toute façon c’est toujours de sa faute, tu le guettes du coin de l’œil. Repensant soudainement à ses messages qu’il t’a envoyé, tu finis par reprendre la parole, brisant encore une fois ta concentration.

« - Tu ne m’as toujours pas dit ce que tu voulais faire après babe. Tu continues en lui tournant le dos pour te consacrer à une étagère, tu veux sortir quelques parts ? Ou bien tu préfères rester dans mon habitat naturel poussiéreux ? »

Tu laisses un petit sourire amusé fleurir dans le coin de ta bouche, forcément tu utilises ta seule arme de prédilection contre tout ça : L’humour. Il est bien plus facile de l’utiliser lorsque tu te sens défaillir, ça agit comme une barrière que toi seul créer, renforçant qu’un peu plus les murs que tu bâtis dans ton esprit. Tu soupires désappointer lorsque tu sens son odeur brusquement plus proche titiller tes narines, tes doigts serrent le stylo que tu tiens. Araquiel est ton inferno perpétuel et au fond il doit le savoir lui-même pour te torturer de la sorte.

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Message posté le Sam 8 Juil - 16:48

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Et à chaque fois, c'est pareil, le même début et la même fin à quelques détails prés. Pourtant pas de protestation, Araquiel a finis par s'y faire, au début le blond pensait qu'il y avait peut être quelque chose derrière ce comportement, derrière cette fuite et ses soudaines amnésies ou encore derrière ses excuses franchement mal ficelées. Une subtilité qu'il ne saisissait pas, seulement en apprenant à le fréquenter et comprendre, ou du moins essayer, le brun, cette personnalité particulière et changeante. Araquiel avait finis par saisir, parfois certaines personnes préféraient tout simplement masquer leurs propres envies, ce qu'ils ressentaient vraiment pour un tas d'excuses, de faux semblants pour se protéger d'eux mêmes. C'était comme ça et personne n'y pouvait rien, pas même lui. C'était quelque chose, un changement qui s'opérait parfois tout seul, parfois avec un déclic. Araquiel n'y changerais rien alors il s'y étais tout simplement fait.

Ce matin aux premières lueurs du jour, le vampire ne dormait dèja plus, pourtant il est encore la, comme une statue figé dans le temps, les yeux clos, le souffle paisible. A attendre son réveil. Ecouter son coeur qui s’accélère brutalement quand il se réveille et qu'il se rends compte que la nuit dernière, une fois de plus, aprés ce verre de trop Raziel a cédé à ses envies cachées. Puis viens le moment ou Araquiel esquisse toujours un sourire, lorsqu'il se crois discret dans sa fuite, sûrement que dans sa panique, le brun ne se rends pas compte qu'il pourrait réveiller une armée de mort. Mais le blond le laisse partir, c'est sa manière à lui d'affronter les choses. Et c'est une fois la porte fermée qu'il s'autorise à ouvrir les yeux  et sortir de sa torpeur, se levant à son tour de son lit, étirant son corps encore endoloris par la nuit plutôt agitée qu'il venait de vivre. Sans attendre, un bâton de nicotine entre ses lèvres qu'il allume en observant ce beau brun sortir de son immeuble et s'éloigner avec hâte. Araquiel ne savait que penser ou même ressentir, lui, l'handicapé social, la situation était entrain de lui échapper complètement, c'était dérangeant sans qu'il ne sache réellement ou mettre le doigt. Et la parfois il regrettait de ne pas voir le monde comme les autres, c'était à peine déstabilisant  et pourtant pour rien au monde, il ne voulait arrêter de fréquenter le jeune loup. C'était tant à la fois, intense et pourtant finalement si platonique aux yeux d'une personne normale, seulement aucun des deux ne pouvait ignorer cette tension qui régnait, la passion et même ses frissons qui pouvait les envahir, lorsqu'ils finissaient par se toucher ou qu'enfin après ce verre de trop, leurs lèvres se touchaient enfin.

Un long soupire passe enfin la barrière de ses lèvres. Il avait besoin d'évacuer cette tension, cette frustration qui venait à l'envahir et même en plein jour, le beau blond n'hésitait pas à s'organiser une partie de chasse. La peur et la terreur avait raison de ses sentiments négatifs, le fait de se nourrir, d'enfin éteindre cet insupportable incendie dans le creux de sa gorge. Cette fois il n'allait pas en rester la. Il l'avait décidé alors la dernière étincelle de vie venait de quitter le corps de sa dernière victime. Comme à son habitude, le téléphone du beau brun avait sonné plusieurs fois cette nuit la. Il y avait deux raisons à cela, Araquiel s'en amusait, à composer son numéro dans les heures ou leurs nuit de débauche avaient souvent lieu, comme une douce piqûre de rappel. L'autre, beaucoup moins avouable était, pour qu'il ne puisse l'oublier. Le blond était persuadé qu'on pouvait faire l'impasse sur sa personne aussi vite qu'un trait de crayon dans un cahier. Qui pouvait l'en blâmer après autant d'années enfermé, caché de l'existence même. Pourtant, jamais il n'en n'avait parlé, à personne, pas même à lui. Il mettait son ignorance du monde actuelle sur des voyages dans des régions complètement reculées. Conneries.

Alors bien sur avec son éternel sourire en coin, insupportable petit gamin, malgré les messages du beau brun, prétextant qu'il était occupé, Araquiel s'était ramené, en se pavanant. Non finalement il avait vraiment l'air occupé, qu'importe, pour le coup le vampire se fichait bien, de ses mises en gardes ou quoi que ce soit. Il avait envie de le pousser à bout pour peut être réussir à lui faire sortir quelque chose, le brusquer, le pousser au delà de ce qu'il se pensait capable de faire ou d'être. Hors de question qu'il reste seul alors c'est avec un petit sourire malicieux qu'il était venu dans l'arrière boutique à ses côtés; ses yeux si particuliers ne le quittant pas une seule seconde. Et avec son ouïe fine, il pouvait entendre, le cœur du jeune loup frappant plus fort dans sa poitrine,  la chaleur de son corps qui commence à le gêner lorsqu'il tire légèrement son col roulé. Pour finir par lui donner une légère tape sur la tête, le blond grogne légèrement en fronçant les sourcils alors de marmonner. " Oui mais avec toi, on ne sait jamais ce qui est vrai ou non alors tu me permets, je vérifie maintenant."Par la suite, il se permettait une grand sourire, l'air de dire, bim dans tes dents.

Araquiel prenait l'air de rien et se permettait de fouiner dans les étagères du jeune homme, observant les objets qui s'y trouvait, écoutant ses paroles d'un air distrait alors qu'il prenait un air détaché. Restant silencieux à sa question, concernant sur ce qu'ils pouvaient faire plus tard. C'était long, bien trop long et Araquiel n'était pas patient. Alors que le brun venait de lui tourner le dos, le vampire, se glissait doucement derrière lui, ses mains trouvant sans mal, place sur les flancs du jeune homme un court instant seulement, effleurant à peine cette partie de son corps alors qu'il murmurait. "Je ne sais pas, ce que j'ai envie de faire. Nous allons peut être éviter l'alcool, cette fois. Tu en penses quoi Raziel?" Il avait murmuré ses mots tout prés de son oreille avant de tirer sur son col pour redécouvrir la marque qu'il avait laissé quelques jours auparavant, soufflant à peine dessus avant de se reculer avec un petit sourire en coin. Reprenant comme de rien n'était, ce qu'il était entrain de faire, c'est à dire, farfouiller sur ses étagères. " Déjà. Ça, ça ne sers a rien."  Il prenait un des objets avant de la pousser du bout de ses doigts pour le faire tomber à terre. "Pareil, c'est un faux ça." Petit objet insignifiant qui venait rejoindre la poussière du sol.  " Et ce truc, la c'est moche." Pareil pour le troisième objet. Araquiel relevait les yeux sur le brun, passant une main dans ses cheveux blonds pour les remettre correctement avant de lui adresser de nouveau la parole avec un petit sourire. " Alors mon loup, nous avons finis maintenant? Ou on continue à tourner autour du pot encore un moment?" Armé de sa meilleure arme son petit sourire, il s'approchait du beau brun, comme un prédateur s'approche de sa proie alors qu'il s'amusait à le faire reculer quelque peu. Il s'amusait déja de voir la réaction du loup, car il savait que cela ne tarderais absolument pas. Il était presque aussi sanguin que lui, c'était pour cette unique raison que Araquiel pouvait se permettre de le faire et puis le blond n'avait jamais pris de pincette, il n'allait pas commencer aujourd'hui.  

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Message posté le Sam 8 Juil - 20:40

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..Araquiel.. C’est son prénom que tu gémissais contre sa peau diaphane.

Ses quelques jours de fuites auraient pu te servir à faire le point sur la situation, sur la drôle d’amitié que tu partageais avec l’emmerdeur de première qu’est ce gars. Mais loin d’avoir l’envie et surtout le temps, ta fiancée prise par ses préparations de votre mariage, malgré qu’elle ait missionné une de ses amis, elle avait parfois besoin de toi. Pour des trucs idiots tels que si la couleur d’untel te plaisait ou bien pour porter des trucs. L’anxiété encore plus présente que d’habitude à voir que ce fameux jour arrivait de plus en plus, ta seule échappatoire était ses messages en masse qu’il t’envoyait, ses brides de souvenirs qui revenaient te hantais la nuit, perturbaient ton sommeil et te faisais te réveiller en sursaut suant.

C’est ça qui t’avait mis en confiance avec l’homme face à toi, il ne te forçait pas à arrêter tes frasques, ne te posais jamais de questions sur l’alliance à ton doigt ou bien sur Luisa lorsque tu mentionnais son nom. C’était comme s’il n’y avait rien d’important à part vous deux, avec le beau blond tu te sentais libre. Plus faible face à tes responsabilités mais bien à autre chose. Occuper à faire ton inventaire bien avant que tu prennes la parole, tu pouvais l’entendre fouiller. Tu le laissais faire après, tout le temps qu’il ne casse rien tu t’en fiches. Tu craques finalement en lui demandant d’arrêter de te regarder mais, à peine ses mots sortent de ta bouche que tu sais au fond de toi que tu as signé ton arrêt de mort. Qu’il va faire tout l’inverse. Mais cette fois tu te trompes puisqu’il te répond clairement qu’il doute de tes excuses et qu’il préfère donc vérifier. Il recommence à fouiller dans tes étagères, sans-gêne comme à son habitude, tu mords un peu ta langue pour maintenir une de tes piques que tu rêves de lui lancer. Continuant d’écrire sur ton calepin, tu remarques que cet abruti ne t’a pas répondu à ta question, c’est lui qui vient t’emmerder et c’est toi qui as l’air de le déranger. C’est le monde à l’envers. Tes doigts tenant un peu trop fermement le stylo innocent dans tes mains, ton cœur rate un battement lorsque tu sens ses mains frôler tel une caresse aérienne tes flans. Tes yeux s’écarquillent par la surprise, qu’est-ce qui branles encore ce connard.  

« - Je ne sais pas, ce que j'ai envie de faire. Nous allons peut être éviter l'alcool, cette fois. Tu en penses quoi Raziel? »

Ton étonnement grandit qu’un peu plus alors que tes joues se colorent comme si tu étais une vierge effarouchée qu’un vil démon ferait des avances, crac. Le stylo cède à ta force avant de finir au sol, tu sens presque ses lèvres effleurer ton oreille, son parfum si particulier rempli totalement tes narines. Il a ce genre d’arôme qui devrait te repousser, te révulser à cause de ta soi-disant haine envers les vampires. Mais il n’est pas comme tous les autres vampires, ce que tu sens te dérange peu un peu mais, elle te rend particulièrement fou, surtout à cette proximité. Bordel. Grognes-tu entre tes dents quand il tire sur ton col pour souffler sur la marque qui doit le rendre si fier, ses mains gelées contrastant avec ta peau bouillante. Douce électrocution faisant pulser tes veines, réveillant honteusement une certaine partie de ton corps. Tu es ivre de son odeur, ivre de lui. Tu te sens pantelant presque tremblant, mais ça ne dure qu’un court instant puisque aussi rapidement il se détourne de toi. Un grand froid s’abat quasiment sur toi, une claque du destin et de tes désirs que tu refoules. Pense à autre chose, pense à autre chose. Grand-mère en string en train de danser la polka. Eurk. Non. Dégueulasse. Ça va te hanter pour toujours cette vision maintenant. M’enfin c’est un mal pour un bien puisque ton érection semble avait vite disparu.

Obstinément tu restes dos à lui fixant sans vraiment être intéressé ton bout de papier, tu respires et inspires profondément. Faut que tu te calmes, que tu te retiennes de lui foncer dedans pour l’engueuler de se jouer de toi. De réprimer ton envie de l’attraper et de le balancer sur le comptoir, que tu as depuis qu’il a passé cette porte.. Grand-mère en string, grand-mère en string. Foutu vampire à la con. Qu’est-ce que tu as bien pu faire à YHWH* pour mériter une telle tentation ? Est-ce que le tout-puissant tester ta foi qui s’effriter de plus en plus au fil du temps en t’envoyant ce démon ? Il va te conduire tout droit en enfer tu le sens. Un bruit strident attire ton attention, tu te retournes vers lui les lucarnes plissées par la colère et la surprise.

« - Déjà. Ça, ça ne sers a rien.  
- Pareil, c'est un faux ça.

- Araquiel.. »

Réponds-tu ne voilant pas l’avertissement sourd que son prénom dans ta bouche signifiait. À nouveau le bruit de brisure retentit jusqu’à tes oreilles, tu as l’impression d’entendre une âme se déchirer hurler. Tu restes immobile, la bouche ouverte, le regard effrayé devant le spectacle qui t’offre. Ses morceaux d’antiquités au sol te rappellent vicieusement ce qui constitue ton être, ta personne banale , bancale, dérailler. Ça provoque chez toi la souffrance quasi-semblable à celle que tu ressens secrètement par le biais d’avoir abandonné jadis les tiens. Des sentiments peuvent être extrêmes, des drames inutiles que tu te crées mais, tu n’y peux rien. C’est con à dire mais tes babioles qui pour d’autres sont insignifiantes sont pour toi une grosse partie de toi-même, des morceaux de différentes époques abandonner par manque d’intérêt. Ce que tu peux être pour certain depuis que tu ne considères plus avoir le rôle d’alpha potentiel. Tu as envie de lui hurler dessus, de le frapper jusqu’à ce que tu ne sentes plus cette haine t’envahir, de pleurer parce que tu as dépensé une tonne de fric là-dedans qui pourrait te servir à te prochaine fuite, tu as envie.. Envie.. de le tuer.

« - Alors mon loup, nous avons finis maintenant? Ou on continue à tourner autour du pot encore un moment? »

Lentement tu fermes quelques microsecondes tes paupières fortement avant de les rouvrir, la rage au ventre qui te hurle de le croquer d’un seul morceau, tes yeux remontent lentement de ses éclats pour te pousser à bout à son regard insolent de couleur vairon. Il s’approche de toi, tu ne sais pas pourquoi tu recules de quelques pas. Peut-être est-ce un reste de ta conscience avant de s’envoler. Plongeant ta couleur dorée, témoignant de la malédiction que tu vis au quotidien dans ses orbes qui hantaient tes plaisirs solitaires clandestinement. Un grondement fait écho pouvant être assimilé à celui de l'orage, l’atmosphère si ambiguë devient électrique, lourde, dangereuse. Rapidement tu t’es suffisamment rapproché de lui pour l’attraper par le col de sa veste, pour le plaquer durement contre le mur sous l’étagère qui tangue à cause de l’impact. Quelques objets rejoignent les autres au sol, une ou deux tombes sur vous mais tu es bien trop noyé dans cette rage pour t’en rendre compte. Réentendre les cassures ne fait faire qu’un tour à ton sang bouillonnant, le ramenant contre toi pour le claquer une nouvelle fois contre la surface plane, le corps du vampire finit par faire un petit renforcement dans le mur. Sur ce coup ce n’est pas de la faute du blond mais, qu’importe. Ça ne serait jamais arrivé s’il n’avait pas fait ça.

« - Ferme-là. Ferme ta putain de gueule Araquiel ! Beugles-tu la mâchoire serrer douloureusement, c’est ce que tu veux ? Me faire péter un câble ? Tourner autour du pot ? Vraiment, à quel propos ? Demandes-tu gardant solidement ta prise faisant blanchir la jointure de tes doigts, Que tu es un sale enculé de gamin ? Ça on le savait déjà. »

Tu le détestes. Tu le détestes, c’est un putain de suceur de sang sans foi ni loi, sans aucune considération et n’écoutant qu’à ses moindres désirs. Toute façon tu détestes les vampires, c’est dans tes gênes. Mais, Razièl si tu ne peux pas le voir autant que ça pourquoi est-ce que tu ne le mords pas ? Il suffirait que tu lui partages ton venin de loup pour qu’il disparaisse de ta vie. Ça serait plus simple, plus de blond qui te pousse à bout quand il le veut, il ne pourrait plus s’amuser à te faire tourner du bout de ses doigts, il ne pourrait plus te faire sourire lorsqu’il t’envoie des messages et te faire faussement râler quand tu lui réponds à pleine nuit. Tout se bascule dans ta tête, tes pensées fusent en se mélangeant sans vraiment avoir de sens, tes émotions se retrouvent chamboulées passant d’une à une autre sans avertissement, tu mords l’intérieur de ta lèvre inférieure. Tes iris reconquérant ta couleur noire mais toujours habitée de ta fureur, tu desserres un peu ta prise...Inspire

*YHWH est le nom de Dieu dans le judaïsme.

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Message posté le Dim 9 Juil - 3:45

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Tu penses à moi lorsqu'elle te touche.

A vrai dire, en cet instant, Araquiel ne se rendait absolument pas compte qu'il jouait sur le fil du rasoir avec les objets du brun. Non pour lui, les objets n'avaient pas de réelles valeurs. Pourquoi s'attacher d'ailleurs à un objet ou à un lieu? Tout est échangeable de nos jours, remboursables, tout peux changer d'une seconde à l'autre. C'était la génération d'aujourd'hui, tu prends et tu jettes, tu effaces d'un revers de main. Tout s'oublie, tout s'efface et surtout rien ne reste. C'est ce que le blond avait appris depuis sa sortie de cet institut. Les gens ne s'attardaient plus sur l'essentiel, ils recherchaient toujours plus, ne se contentaient de rien, c'était toujours l'éternelle insatisfaction. Le blond ne se sentait pas à sa place, de toute manière, il ne se sentait plus à sa place depuis bien longtemps, depuis que ses pouvoirs avaient quittés son corps, depuis que ses traits s'étaient figés dans le temps, que tout les âges du monde n'auraient aucun impact sur sa personne. Il n'était plus réellement lui même, ou plus vraiment. C'était complètement autre chose de vivre en tant que vampire, sentir une toute autre puissance que la magie en étant l'ennemi même du soleil, l'ennemi du sang et l'ennemi de bien des choses. D'ailleurs cela lui fit penser qu'il était sûrement attaché à une seule chose matérielle, son bijoux du jour. Un bracelet, avec une étoile comme tissé dans le bracelet même, discrètement la pierre du lapis lazuli incrusté dans l'objet. Sans lui, il devenait de nouveau prisonnier de sa propre vie.

Seulement il était loin de s'imaginer que des objets puissent avoir autant de valeur pour le brun en face de lui. L'intonation de voix lorsqu'il prononça son prénom, le fit légèrement tiquer mais en rien il ne s’arrêta, personne ne pouvait lui dicter ce qu'il devait faire. On l'avait trop fait durant ses longues années. Il mettait un point d'honneur à être libre, même pour des choses aussi futiles. Alors que son regard était repartis pour observer ce qu'il avait autour de lui, le grondement sourd émanant du bel homme le fit faire volte face, il ne connaissait pas grand chose au loup, mais cela n’annonçait clairement rien de bon. Et la sentence ne tarda pas a tomber tel un couperet au dessus de sa tête. Pendant un court instant, le vampire fut presque hypnotisé par ses prunelles, presque dorées. N'importe qui aurait pris ses jambes à son coup, pas Araquiel. Son dos cogna brutalement contre l'étagère, dans un fracas, entraînant d'autres objets encore au sol. Le vampire grogna légèrement, la situation lui plaisant moyennement, le fait d'être bloqué par Raziel encore moins. C'était légèrement angoissant pour son être de se retrouver ainsi mais rien ne pouvait le montrer sur lui, son regard noircissait quelque peu sous la situation, la tension montant d'un coup en flèche. Les deux hommes avaient bien des manières de faire monter la tension, ce n'était jamais dans la demie mesure, c'était toujours tout ou rien.

" Enculé, enculé. C'est vite dis, je me demande qui est l'enculé des deux, pour le coup." Il affrontait son regard, sans ciller un seul instant alors qu'il murmurait ses mots. Cette fois il n'y avait aucun sourire, non le loup avait réussis à supprimer le petit sourire malsain du blond en un seul geste. Les mains du blond venaient se posaient sur les avants bras du jeune homme alors qu'il approchait son visage du sien, sans aucunes peur, Araquiel n'avait jamais peur de rien, personne ne pouvait le briser désormais. Le souffle saccadé du brun, sous la haine, la colère qui venait à lui bouffer les tripes, il pouvait sentir tout ses ressentiments à travers tant de choses. Il bougeait quelque peu pour lui faire comprendre de détacher son emprise. " Qu'attends tu Raziel ? Mords moi.Tu n'attends que ça." Les lèvres du vampire venait se poser à la commissure des siennes pour y déposer un seul baiser, continuer de murmurer. " Tu résoudrais tellement de choses en faisant cela, tu le sais aussi bien que moi, tu y penses la n'est ce pas? A me supprimer." Lentement il se rapprochait de ses lèvres, dangereusement, Raziel pouvait sentir le souffle chaud et tout autant saccadé du blond sur ses lèvres, pourtant il ne semblait pas vouloir se taire, une seule seconde. Non Araquiel continuait de parler, de murmurer même. " Supprime moi. Tu nous rendrais service à tout les deux." A la suite de ses paroles, il venait attraper ses lèvres entre les siennes, geste brusque, envieux, furtif. Un baiser volé, tout le contraire de la douceur et pourtant, pour eux c'était ainsi qu'ils arrivaient à se montrer ce qu'il ressentait parfois.

Sans attendre, il le repoussait brusquement par la suite, pour l'éloigner de lui et cesser d'être bloqué entre ce mur et son corps. Il se revoyait bloqué, sanglé, l'incapacité à bouger dans cet institut ou il était prisonnier et l'envie de tout briser autour de lui était entrain d'arriver au galop. A son tour, il serrait les mains, comme pour refréner cette envie à naître au creux de son corps. Et en tant que monstre, une envie n'arrivait jamais seule. Cet incendie dans la gorge qui reprenait de plus belle, il n'était jamais loin et c'était sûrement cela qui était le plus contraignant. " Putain tu fais chier Raziel, connard." Araquiel avait murmuré ses mots entre ses dents alors qu'il glissait la main dans la poche intérieure de sa veste pour prendre une cigarette dans son paquet souple, la glissant sans attendre ses lèvres et l'allumant dans la seconde. Un court instant le vampire fermait les yeux lorsque la fumée de nicotine se propageait enfin dans ses poumons. Il rejetait lentement la fumée alors qu'il rouvrait les yeux. " Ce que je t'ai cassé, ça ne valait rien en plus alors détends toi. On vas au quartier français et on trouve te trouve des vrais jouets de sorciers, chiale pas la." Sa voix était froide, cassante, il remettait correctement sa veste en cuir alors qu'il fixait le beau brun, l'air de lui dire, que c'était pas si grave. Il prenait presque un air offusqué à la façon excessive dont il avait fait preuve. " Et en chemin, je saigne quelqu'un et tu fais pas chier. J'ai soif avec tes conneries la."




 

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Message posté le Dim 9 Juil - 16:11

So have you got the guts ?

       


..Razièl.. Que ses lèvres frémissaient lorsque vos corps s’entrechoquèrent.

Un homme ravagé par ses démons, par ses frasques, par cette bête à l'intérieur de toi qui revenait à chaque pleine lune. C'est comme ça qu'on te définissait lorsqu'on te connaissait bien, ce que Lévi aurait pu dire sur toi. Un putain loup-garou. Tu n'avais jamais émis d'objection au fait d'être une de ses créatures maudites lors des pleines lunes, avoir grandi dans une meute comme la tienne beaucoup trop attachée au fait de déclencher le gêne t'a forger dans l'esprit de fierté envers ta race. Hors si tu devais maudire un trait de ta particularité inhumaine c'est bien l'impulsivité, la rage constante que tu pouvais ressentir bouillir en toi à chaque occasion. Une boule de nerf sur patte, c'est ce que tu es. Dès que tu sens ce venin qu'est ce sentiment t'envahir, tu ne peux plus redescendre, une fois monté dans les tours de la colère tu n'es plus que l'esclave d'elle. Elle te change, te fait devenir une autre personne qu'on ne pourrait pas deviner sous ton minois d'ange. Et Araquiel en payer les frais, lui qui s'amuser si souvent de toi, qui prenais presque un plaisir malsain à te pousser à bout pour te voir exploser. Les éclats de tes névroses jaillissant dans sa belle gueule qui se reflètent par tes gestes colériques.

Inspire, expire. Ton coeur tape fort dans ta poitrine, tu as l'impression d'entendre que ton sang circulent dangereusement dans tes veines, tu le maintiens contre le mur et pendant un court instant son visage se changes en tant d'autres. En toutes ses personnes que tu as fuies, que tu abandonnés, qui t'on briser de leurs égoïsmes constants. Ce n'est pas seulement la proximité avec l'autre vampire qui ont fait revenir la couleur habituelle de tes yeux, qui a chassé le loup grondant en toi mais, c'est aussi cette illusion de ta propre tête. De tes propres moeurs intérieurs. Ignorant son regard noirci sûrement par la situation pas vraiment agréable, tu observes les traits fermer de son visage, tu ne lui fais pas peur. C'est ça qui rajouter ce piment qu'il y avait entre Araquiel et toi, d'autres fuiraient à ton changement d'attitude, c'est déjà arrivé que tu montres ta véritable nature à des vampires un peu trop ennuyant. Et le résultat était toujours le même, ils avaient dans leurs regards cette soudaine peur. Ils te regardaient comme on devrait vraiment te regarder : Comme une bête.

« - Enculé, enculé. C'est vite dis, je me demande qui est l'enculé des deux, pour le coup. »

Ta prise se resserre alors que tu l'enfonces légèrement d'avantage dans le mur, vous ressemblez à deux animaux blessés s'affrontant du regard, attendant que l'autre ne bouge pour pouvoir sauter dessus et abolir sa domination. C'est toujours comme ça avec ce gamin, toujours à se faire péter des câbles, à se cracher la haine au visage pour mieux revenir. Ses mains, celles que tu ne connais que de trop pour ta santé mentale, viennent se poser sur tes avant-bras, ça t'arrache presque un nouveau frisson que tu réprimes. Il s'approche de ton visage, ta respiration s'emballe ta tension montée en flèche semble atteindre un nouveau pallié, il n'oserait pas. Non pas maintenant. Pas tout de suite. Pas quand tu es sobre, tu n'auras plus d'excuses, plus rien derrière laquelle te cacher. Et ça t'effraye dangereusement alors que rapidement tu lâches les dents serrées Dégage. Tu lui souffles ce mot simple alors que bizarrement lorsque qu'il bouge un peu pour se détacher de ton emprise tu ne bouges pas d'un iota, fronçant les sourcils.

« - Qu'attends tu Raziel ? Mords moi.Tu n'attends que ça. »

Il te provoque comme à son habitude, posant sur la commissure ses lèvres rosées pour y déposer un baiser, tes traits se durcissant tu passes instinctivement ta langue entre tes lèvres. Pour chasser le goût de ses lèvres ou bien plutôt pour le chasser de ta salive ? Seule ta tête connaît la réponse inavouable. Comme s'il ne t'avait pas assez poussé dans tes retranchements, il te pousserait limite à le mordre. Tu lâches un nouveau grognement typique d'un clebs, levant ton poing soudainement tu en peux plus de lui. Il te saoule, te casse les couilles. Et ton prénom dans sa bouche insolente te rendait fou, fou de haine, fou de désir, fou de lui. Alors t'enrages quand tu te rends compte que comme voué de sa volonté ton corps vient se coller au siens.

« - Tu résoudrais tellement de choses en faisant cela, tu le sais aussi bien que moi, tu y penses la n'est ce pas? A me supprimer. »

Tes lucarnes se plissent de nouveau ressemblant à deux fentes noires, ton poing serrer restant en suspends dans l'air. Tu sais au fond de toi que tu ne le feras pas, pas aujourd'hui. Pas comme toutes ses fois où vous avez dérailler à cause de vos caractères. Comment peut-il savoir à quoi tu penses ? Comment fait-il pour toujours ce putain de don pour mettre un doigt exact sur ce que tu penses ? Fermes-là, murmures-tu de la même manière que précédemment.Mais ce bâtard ne ferme jamais sa sale gueule non. Longuement il se rapproche de tes lèvres, ton regard passe de ses yeux vairons à sa bouche inquisitrice. Son souffle chaud et aussi irrégulier que le tien tapant contre tes babines te faisant reculer la tête légèrement.

« - Supprime moi. Tu nous rendrais service à tout les deux. »

Ça agit comme un coup-de-poing dans ton estomac, tes sourcils se défroncent pour se hausser de surprise. Sans crier garde ses lèvres attrapes les tiennes brusquement, tu lui laisses le loisir de faire ce qu'il veut de tes lèvres, tu peux sentir tes dents se resserrer lorsqu'une de tes lèvres se retrouve coincée furtivement entre tes rangées. Ce baiser volé ravive qu'un peu plus le brasier en toi, il t’enflamme d’un seul geste alors que tes doigts se mettent à trembler d’avantage, ils bougent un peu, remontant rapidement sur ce qui aurait dû être son cou mais, il ne te laisse pas le temps de bouger d’avantage qu’il te repousse comme si tu l’avais brûlé. Ce qui t'a semblé durer une éternité n'a était que l'action de quelques secondes. Grand-mère en string. Polka. Tu fais quelques pas en arrières posant l'une de tes mains sur tes lèvres lorsque tu le fusilles du regard. Trop fier pour avouer ce que tu ressentais vraiment tu continues dans tes courtes paroles en abandonnant du bout des lèvres un Pédé. C’est son habitude, soufflé le chaud puis le froid. T’attirer contre lui puis te repousser. C’était une danse incessante entre vous, tu le blâmer intérieurement alors que tu faisais la même chose de tes fuites.

« - Putain tu fais chier Raziel, connard. »

Tu lèves la main droite pour lui faire un doigt d'honneur bien démonstratif des premières pensées qui te viennent à l'esprit. Un court instant hypnotisé par la cigarette dans sa bouche qui réveille ton envie de t'en faire une, pas la foi d'aller en chercher une dans ta veste tu reviens vers lui pour lui arracher et la caler dans la tienne. Observant les dégâts qu'il a commis, bon c'est un peu de fautes aussi, tu commences à te baisser pour nettoyer mais sa voix, glaciale, polaire, désagréable arrive à tes oreilles.

« - Ce que je t'ai cassé, ça ne valait rien en plus alors détends toi. On vas au quartier français et on trouve te trouve des vrais jouets de sorciers, chiale pas la. »

Vif comme l'air tu te retournes, ton visage prenant un air outré, toi qui voulais commencer à te calmer à essayer de faire descendre cette fièvre animale il revenait à la charge. Tirant une nouvelle fois sur le tube de nicotine, tu craches la fumée dans sa direction telle une petite garce.

« - Mais je m’en branle de tes jouets de sorciers bâtard ! Répliques-tu dans un cri avant de toussoter et de reprendre plus bas, Ce n’est pas parce qu’ils n’avaient aucune valeur pour toi qu’ils n'en ont pas pour moi. Tu peux pas juste arriver et foutre ta merdre.. T’peux pas tout briser.. M’bris-.. Putain. Balbutie-tu te pinçant l’arrêt du nez fermant un instant les yeux, Tu sais quoi Araquiel, casse-toi. Tu ne comprends rien, t’es qu’un con. Trouve-toi un autre mec à casser les couilles. »

Tes paroles sont désordonnées, incertaines, soufflé dans un excès de douleur. Tu fais trop de drama pour rien, tu le sais mais tu n'es qu'un petit con à fleur de peau. Lunatique et trop têtu. Tu roules des yeux lorsqu'il remet sa veste en cuir en place, tu as envie de lui lâcher un "excusez-moi votre altesse" mais tu ne le fais pas. Tu préfères le penser en le tuant de ton regard ébène.

« - Et en chemin, je saigne quelqu'un et tu fais pas chier. J'ai soif avec tes conneries la. »

Tu t'étouffes avec la fumée de la cigarette, toussant bruyamment tu la laisses tomber au sol avant de l'écraser avec l'une de tes chaussures. Reprenant une respiration normale tu le fixes quelques instants se demandant s'il se fout sérieusement de toi, tu t'approches de lui lentement de quelques pas, fronçant un peu le nez.

« - MES conneries ? Est-ce que j’ai bien entendu là ? Mes conneries comme tu dis, c’est mon commerce, c’est ce qui me fait vivre. Alors tu es gentil, reste mignon et ferme ta sale gueule d’asocial quand tu ne sais pas. Grondes-tu en le jugeant du regard de haut en bas, Allez va saigner quelqu’un, c’est sûrement plus simple que de jouer avec les nerfs des autres pour un monstre comme toi.»

Tes mots dépassent un peu tes pensées, tu es peut-être trop dur dans tes propos, le jugeant sans retenu sur une chose dont il n'est pour rien au fond. Mais ce ton qu'il a employé ne te plaît pas, cette froideur, ce dédain qui te faisait sentir comme la dernière des merdes, comme tous ses êtres insignifiants là dehors. Ne te plais absolument pas même. Alors tu te venger de tes mots, de ta haine non justifié que tu lui craches au visage. Et sans un seul regard dans sa direction tu te trouves refuge dans l'avant boutique, appuyant tes mains sur le comptoir baissant un peu la tête, tu te mets à inspirer longuement. Reprenant peu à peu un certain contrôle que tu avais perdus.

« - J'viens seulement si tu me payes des verres la prochaine fois, ça remboursera tes dégâts. »

Déclares-tu après un certain moment passer dans le silence de tes pensées, tu remontes habilement tes banches sur tes avant-bras avant de regard dans la direction que tu as quittés. Pesant le pour et le contre de revenir sur tes pas, de l'affronter une nouvelle fois lui qui réveille chez toi ta boite de pandore.

(c) REDBONE

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Message posté le Dim 9 Juil - 19:08

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S'il a su délier les mots encore brûlants accroché à ta bouche.

Le goût du sang, ce retour métallique et acre, il venait à lui envahir la bouche sans qu'il ne comprenne comment. C'était l'illusion, la colère, les nerfs qui venaient à lui amener ce goût qu'il rêvait d'avoir en bouche à cet instant. Le brun lui avait sans cesse répéter le talent qu'il avait pour le pousser à bout, mais la mijaurée qu'il était ne se rendait absolument pas compte que son talent n'était plus à prouver. Et contrairement aux autres fois ou Araquiel commençait à vraiment se sentir envahir par la colère, sans qu'il ne l'explique vraiment, c'était sûrement du à une accumulation de pleins de choses. Mais les frissons qui venaient à l'envahir lorsque ce petit con ouvrait la bouche. Un rire, dénué de toute joie parce que en réalité son petit comportement de fuyard, aujourd'hui en particulier venait à t'agacer complètement. Aujourd'hui Araquiel n'avait pas envie de comprendre ou même d'essayer, aujourd'hui c'était différent, il se sentait frustré du comportement du brun. La fureur venait envahir petit à petit son corps. Depuis qu'il était libre, ce genre de colère ne l'avait pas encore dévorer, il arrivait à maîtriser ce genre de pulsion pourtant Raziel semblait réveillé en lui, des côtés qu'il pensait endormis en lui pour l'éternité. Etre aux côtés du brun c'était se heurter à un mur, solide et pourtant friable à la fois, c'était prendre un milliers de chemins différents sans jamais prendre le bon. Avec lui il n'y avait aucun raccourcis, le loup était imprévisible et fuyard, tout le contraire du blond qui avait un penchant à rentrer dans le tas sans jamais prendre des pincettes.

La confrontation terminé, le vampire s'éloigne, pour lui, pour le brun, il sent que le contrôle commence réellement à lui échapper, ses doigts tremblent légèrement, le premier signe de sa propre perte. " Arrête de parler. Ta gueule Raziel." Il détache chaque syllabe, pour le prévenir ou du moins essayer. Ses voix semblent se faire davantage plus forte si bien que celle du beau brun devient écrasante. Faire le tri dans sa tête, dans ce genre de moment était pratiquement impossible. Sans attendre il se rallume une cigarette, seulement, un pauvre bâton de nicotine ne peux rien. Naïf. Sans s'en rendre compte, il marche légèrement, comme un lion en cage qui cherche à apaiser sa propre colère, sa propre haine. Araquiel n'est absolument pas sain et il le sait. L'ange aux deux visages. Il pensait que ce deuxième visage avait finit par disparaître, pourtant face à la bonne personne, il revenait au galop. Le loup savait faire mal, exactement la ou il fallait. La ou le souffle viendrait à manquer. Sa voix continuait à résonner, toujours plus forte, toujours énervé, revenant à la charge à chaque fois, essayant de lui faire mal. Et il venait à réussir.

Sur le coup, le beau blond restait silencieux, comme pour assimiler ce qu'il venait d'entendre. La proximité était de trop pour lui, quelques pas en arrière, comme pour s'assurer que dans un excès de rage, il n'avait pas envoyer sa tête bien loin de son corps. Un monstre, le seul mot qu'il ne supportait pas. Surtout pas de sa bouche à lui. Alors qu'il le suivait au devant de sa boutique, la fureur au ventre, ils furent stoppé par une cliente qui venait d'entrer, le bruit de la porte pour signifier que quelqu'un était sur le point d'arriver à la rencontre du monstre et de la pauvre petite victime qu'était Raziel.

Araquiel ne parvenait plus à penser, son regard était noir comme de l'encre et il ne s'en cachait absolument pas. La haine en cet instant d'une telle intensité qu'il se fichait bien de confirmer ses dires ou non. Alors que la jolie demoiselle venait vers Raziel avec un sourire enjoué, elle n'avait pas remarqué le monstre qui s'était glissé derrière elle, sans prévenir et avec une brutalité particulière, le vampire saisissait sa tignasse pour lui faire penser la tête, ses crocs aiguisés venait déchirer la peau de son cou dans un hurlement sinistre, dans la peur et dans la douleur. Rien qui ne pouvait calmer les ardeurs du blond qui n'avait aucun recul sur la situation tant il se sentait blessé mais qu'il ne savait absolument pas comment l'exprimer et le traduire. Un nouveau craquement glauque c'était sa nuque qui venait de se briser alors que son corps tombait lourdement à terre. Ses paroles, ses tentatives de "réconciliations", il n'n n'avait que faire. Il avait déjà oublié. Du sang sur lui, sur son visage et son regard qui ne semblait pas retrouver son éclat naturel. Son aspect intriguant et unique.

Une nouvelle fois, il s'approchait de lui, l'envoyant à son tour rejoindre le mur le plus proche, sa main sur sa gorge qu'il serrait pour le maintenir, son corps venant tout contre le sien de manière brusque, le contraste avec sa manière envieux et habituellement sensuelle qu'il avait envers le beau brun. " Ne me pousse pas la ou tu ne voudrais surtout pas aller. Sinon c'est toi qui vas rejoindre le sol avec elle très bientôt." Machoire serrée, mains tremblantes, il essayait de parler de manière détaché pour se faire comprendre correctement. " Tu voulais le monstre? Tu veux vraiment connaitre le monstre ? Tu ne sais rien de moi. Ce n'est pas parce qu'on baise que ça veux dire quelque chose, c'est clair?Tu ne sais foutrement rien de moi. " Il prit un air faussement offusqué, comme si il avait dit, le mot qu'il ne fallait pas avant de sourire malicieusement et d'éclater de rire. La folie même. " Aurais-je dis le mot baise? J'espère que tu n'es pas pris d’amnésie instantané. Ouais, on baise. Ne fais pas ta mijaurée. Tu aimes ça autant que moi. Pédé."

Il le lâchait finalement, sinon il sentait que ses doigts sur sa gorge, son cœur battant à une vitesse effréné allaient avoir raison de lui et le vampire allait vraiment lui faire du mal. " Tu veux que je disparaisse de ta vie? C'est ce que tu viens de dire non ?" Il le toisait, les poings serrées alors que lorsqu'il voulait avancer de quelques pas, Araquiel l’envoyait directement de nouveau contre le mur, il était dangereux en cet instant tout simplement parce qu'il n'avait plus de prise sur lui même, sur sa conscience qui lui hurlait d'arrêter ce qu'il était entrain de faire. " Je vais partir alors, tu me reverras plus. Et tu continueras à faire semblant tout seul dans ta petite vie de merde et ne t'en plains surtout jamais. Je suis peut être un monstre comme tu dis, mais je ne suis pas un lâche moi au moins."

Enfant de luxure, tout ce qu'il touche, brûle.

 

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Ces envies qui nous poussent, à embrasser le vide. Emporté par la mer, qui s'endort sur les braises. Accroché à leur cou, on finit tous un jour par se croire immortel, sur le bord des falaises.
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The moon mades ​​us his slaves.
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Message posté le Dim 9 Juil - 22:14

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Lorsque tes mains le serrer contre toi, savait-il que tes gestes criés de te retenir, de ne pas te laisser partir ?



Si le blond terriblement sexy face à toi avait déjà semble-t-il s’être déjà perdu dans ses chimères, toi tu n’avais pas encore eu d’atterrissages. Perpétuellement dans le vide, attendant sagement le moment où tu toucheras le sol. Samaël avait déjà déchu il y a bien longtemps, au moment où tu as fui tes obligations. Comme dans la bible il était destiné à trahir son père, tu avais toujours su qu’à ton tour tu perdrais tes ailes. Un ange noir derrière cette fourrure brune, c’est ce que tu es. Razièl, lui, qui voulait se reconstruire, remontant à contrecourant de cette chute longue et douloureuse. Tu voulais récupérer ses plumes que tu t’ai toi-même arracher. Et le principe était simple, tu allais avoir une vie rangée, stable, poser dans une petite maisonnette avec ta femme sous le bras devant téléfoot le dimanche. Mais alors.. Pourquoi Razièl, toi mon grand, tu es bien plus proche de l’autodestruction que Samaël ne l’était ? Tu pensais que te détacher d’un prénom aussi symbolique allé effacer l’ardoise de ton âme où tes névroses inscrites au marqueur, qu’il suffisait de vouloir changer pour réussir à être autre chose que l’on est réellement. Ta conscience savait que le blond ténébreux ne te pousser qu’un peu plus à arracher ses dernières légèretés pendantes dans ton dos. Et elle aimait ça, elle voulait lui dire qu’il lui faisait du bien que quand il mettait ton âme en péril.

Pas dupe pour un sou tu as bien remarqué les choses pourtant claires que le vampire fait ressortir chez toi, il brisait tes barrières alors que tu en reconstruisais d’autre. C’est un jeu sans fin, un jeu que tel un animal blessé tu refusais de te laisser approcher. Tu bâtissais avec tant de mal tes murailles intenables mais, ça ne servait à rien, Araquiel était déterminer à te mettre à nu. Tu le refusais. Tu serais trop faible, trop exposé. Trop.. Trop. Tu t’étais rendu déjà toi-même prisonnier de cette union avec ta belle italienne, tu craignais trop ce terrain inconnu que ce connard pouvait t’offrir. Un rire vide sort de sa bouche alors que tu hausses un sourcil, qu’est-ce qui lui prenais encore ? Tu as fait ce qu’il voulait en le suivant dans son essai de redevenir comme avant, vous aviez toujours marché dans le sens-là. Se foutre sur la gueule puis se rabibocher alors ?

« - Arrête de parler. Ta gueule Raziel. »

À chaque syllabe qu’il détache tu entends le carillon de la sentence approcher mais, tu lancés tu ne fermes pas ta bouche comme lui précédemment où tu lui disais les mêmes mots. Tu l’avais prévenu d’arrêter de te pousser à bout, de jouer de tes nerfs, la même accumulation qu’il ressentait est-ce qui t’a fait péter un câble toi aussi il y a quelques minutes. Tu es une bouteille de gaz dans une cheminée, ignorant tes rappels à l’ordre il avait commencé à allumer le feu sans se soucier du tintement de ton explosion à venir. Certes tu n’avais pas explosé mais, tu étais sacrément endommagé, il suffisait qu’un peu plus, un tout petit plus pour te faire exploser. Rallumant une nouvelle cigarette, il marche lentement, tel un diable retenu prisonnier que tu assènes de ton courroux. Repartant vers l’avant de la boutique, c’est quand tu jettes un regard dans la direction que tu as quitté que tu vois qu’il t’a suivi. Tu allais l’ouvrir une nouvelle fois mais, une cliente rentre vous interrompant dans l’étrange transe qui vous possède. Les traits de ton visage changèrent en une microseconde, la bienveillance inscrit dans ceux-ci tu t’approches d’elle, un grand sourire faisant remonter tes joues. On dit que ça apporte un air craquant chez toi alors forcément tu en joues. La pauvre fille n’a pas le temps de t’atteindre que le soi-disant monstre, que tu n’avais pas vu bouger, l’attrape d’une violence effroyable pour la tuer devant tes yeux. Tes iris s’écarquillent par la surprise, figé tu assistes à ce spectacle morbide, elle te regarde, te supplies du bout des lèvres de l’aider mais tu ne le fais pas. Mortifier par le choc que ça t’assène et curieusement le désir que tu ressens.

Malsain. Glauque. Étrange. Défaillant. Te hurles ta tête malgré que tu ne puisses pas détacher ton regard de ce sang sur lui, sur son visage, de sa cavité buccale et de ses yeux si furieux. C’est la première fois que tu le vois dans cet état, dans cet égarement. C’est à la fois fascinant et répugnant. C’est à ton tour de goûter au confort des murs, à sa main menaçante dominante sur ta gorge, son corps brusquement contre le tien. Ça n’a rien de vos jeux habituels, tu sais, tu te doutes que cette fois vous êtes allé trop loin. Bien trop près de ce précipice. Les membres douloureux tu ne bouges pas d’un poil, tu n’essayes pas de te dégager ou bien de riposter. Tu attends de voir ce qu’il a à te dire avant de faire quoi que ce soit.

« - Ne me pousse pas la ou tu ne voudrais surtout pas aller. Sinon c'est toi qui vas rejoindre le sol avec elle très bientôt. »

Tu ricanes jaune en levant les yeux au ciel, tu fais bonne figure en lui murmurant les dents une nouvelle fois serrée, Même pas cap. Pouvait-il au contraire de toi laisser cette envie de meurtre prendre le dessus ? Allait-il vraiment le faire ? Qu’importe tu n’as pas peur de la mort, tu n’as jamais eu peur et tu as toujours dit que tu préféré mourir debout que de rendre l’âme à genoux. Ses mains tremblent tu peux le sentir mais, tu n’arrives pas à te défaire de cette mascarade que tu es. Préférant sans le vouloir vraiment te cacher derrière les mêmes provocations que le vampire.

« - Tu voulais le monstre? Tu veux vraiment connaitre le monstre ? Tu ne sais rien de moi. Ce n'est pas parce qu'on baise que ça veux dire quelque chose, c'est clair?Tu ne sais foutrement rien de moi. » Il prit un air faussement offusqué, comme si il avait dit, le mot qu'il ne fallait pas avant de sourire malicieusement et d'éclater de rire. La folie même. « - Aurais-je dis le mot baise? J'espère que tu n'es pas pris d’amnésie instantané. Ouais, on baise. Ne fais pas ta mijaurée. Tu aimes ça autant que moi. Pédé. »

Le bâtard. Le sale bâtard. Tu relèves le bras pour choper son avant-bras mais avant que tu ne puisses l’effleurer il te relâche et tu sens la blessure toute fraîche qu’il vient de causer à l’intérieur de toi saigner abondamment. Les poings douloureusement serrés, tu peux sentir tes ongles entrer dans ta peau hâlée, la douleur ne signifiant à côté de celle qui à raviver la tornade en toi. L’odeur du sang monte à tes narines pendant que ton envie de le tuer revient au galop. Cette fois si plus persistante, plus déchaînée. Que ça veut dire quelque chose. Sa tourne en boucle dans ta caboche, tu le prends comme si tu ne signifiais rien à ses yeux. Comme si tu n’avais pas de valeur. Rien de toutes ses niaiseries que tu ne voulais pourtant pas de base. Tu as bien compris qu’en utilisant le mot monstre tu as été beaucoup trop loin, tu le regrettais à la minute même ou ta voix avait retentit. Il se vengeait de l’impact dont tu ignorais avait ce petit mot. Araquiel te met devant le fait accompli, il a vu clair dans ton jeu, dans tes fuites. Il te pousse à affronter vos activités secrètes, vos faiblesses de l’autre, ton refoulement. Dans tes soupirs de désir honteusement dissimulés pouvait-il voir au-delà d’eux ? Pouvait-il voir ce qui te tord les boyaux ?

« - Je vais partir alors, tu me reverras plus. Et tu continueras à faire semblant tout seul dans ta petite vie de merde et ne t'en plains surtout jamais. Je suis peut être un monstre comme tu dis, mais je ne suis pas un lâche moi au moins. »

Déclare-t-il après t’avoir envoyé une nouvelle fois contre le mur quand tu as voulu t’approcher de lui. Le regard acéré, les poings serrés, il n’était plus lui-même. Plus ce que tu connaissais de lui en tout cas. Pris d’un soudain accès de colère tu balances un coup de pied dans un buffet pas loin de toi, un autre puis un dernier qui achève le pauvre meuble finissant en miettes à tes pieds. Tu hurles, tu cries, comme ton loup pourrait le faire à la pleine lune. Ça y est tu pètes un câble, t’exploses, t’imploses, de lui, de tout. De ce mariage que tu ne désires même pas, de cette femme que tu n’aimes plus, de cet homme qui t’attire, de tes regrets, de tes remords, de ta vie bancale. Tu fais volte-face semblable à une furie, tu transpires de grosses gouttes, tes lucarnes grandes ouvertes et ton visage ravagé par la haine. Tu le pointes du doigt à bout de souffle, tu craques mon ange.

« - Tu sais ce qu'elle te dis ma petite vie de merde Araquiel ? Elle t’emmerde, vraiment. Réponds-tu faisant trembler les murs de ta portée, Tu crois que tu vaux mieux que moi peut-être ? Ouais j’suis un lâche et alors ? Qu’est-ce que ça peut te foutre sérieusement. Tu n’es pas le premier à me le dire et sûrement pas le dernier. Tu veux que j’te dise quoi ? Que j’rampe jusqu’à tes pieds en te suppliant de pas partir ? Questionnes-tu avant d’afficher une mine hautaine, Bah je le ferais pas. J’suis pas ta pute moi. »

Pourtant YHWH sait à quel point tu en meurs d’envie mais, ton instinct de repousser les gens loin de toi prend le dessus. Il ne doit pas rester parce que sinon tu le feras, tu ramperas jusqu’à lui pour pas qu’il t’abandonne, tu lui crieras ce que tu tais au fond de toi à son sujet. T’es un fils de pute et tu le sais, il doit le savoir. En voyant qui tu es vraiment, la vraie raison qui pousse les autres à t’appeler midnight marauder il ne restera pas à tes côtés. Tu le sais, peut-être qu’au fond de vous deux, c’est toi le monstre. Attrapant rageusement des bouts de bois de ta victime, tu lui balances dessus mais piètre dans ce domaine la plupart le ratent ce qui te fait le haïr encore plus.

« - Casse-toi, dégage de ma vue. C’est ça ouais disparaît ! Toute façon j’ai jamais pu te blairer avec ta sale gueule de moche là, tu pensais que je t’appréciais ? Que si j’me bourrais la gueule puis que j’t’appelais c’était par pur hasard. Tu étais juste le dernier de ma liste. Tellement j’étais en iench quand les habituelles salopes ne répondaient pas ou étaient occuper. Parce que oui, c’est ce que tu es Araquiel, une salope. »

Tu ne sais même pas s’il a réussi à vraiment te comprendre, tellement tu aboies à t’en casser les cordes vocales. Tu ne réfléchis pas sortant ce qui pourrait être le plus susceptible de le blesser suffisamment pour qu’il sorte de ta vie qu’il a chamboulée de ses baisers. Tu vas trop loin, beaucoup trop encore une fois. Mais tu ne fais jamais dans la demi-mesure, tu es toujours dans les extrêmes, une part de ta génétique de loup en est la cause et l’autre ce n’est que ton sale caractère. Et ton ancienne meute, ton père pensait que tu serais parfait pour être un alpha, si seulement il voyait ce que tu as toujours refusé qu’ils voient. Ils comprendraient et te laisseraient tranquille à jamais.  

« - Qu’est-ce que tu fous là encore ? Qu’est-ce qui te faut de plus pour que tu passes cette putain de porte ? J’pensais que tu voulais m’effacer de ta vie hein ? Fait le si tu as les couilles de le faire. Fai.. »

Tu t’arrêtes brusquement suffoquant tellement que ça te coupe dans ta lancée, cette soudaine vague qui t’envahit. Tu n’arrives plus à respirer correctement, ta tête part en vrille, tu as l’impression de te noyer dans tout ce que tu ressens. Aide-moi à respirer comme tu le fais si bien. Aide-moi à vivre. Tu aimerais lui dire mais, tant de choses te passent par la tête, tu passes une main nerveuse dans tes cheveux ébène serrant un peu les racines par nervosité. Voyant alors qu’il dédaigne à faire un pas vers la porte tu reprends le contrôle de ton corps comme si un déclic se produisait en toi, tu cours jusqu’à lui, te faufilant entre lui et la seule sortie, écartant tes membres pour recouvrir la surface pleine du bois. Tu le fixes de tes charbons ne montrant cette fois-ci que l’épouvante de la situation, il va vraiment le faire. Tu réalises qu’il est prêt à se barrer à cause de tes conneries, de tes éclats de la colère que tu portes envers toi mais que tu décharges sur lui. T’es un beau salop, un pauvre gars qui n’arrête pas de faire du mal aux gens qui l’entourent, un loup instable qui n’hésite pas à infliger la douleur qu’il refuse qu’on lui balance. Un refoulé qui s’empêche de vivre se cachant derrière cette foi qui le quitte peu à peu. Au nom de quoi ? De ce foutu sentiment qui à toujours dicter ta vie. Mais tu ne peux pas le laisser faire ça, le laisser partir sans qu’il se retourne. Comment tu ferais sans lui ? Tu devras affronter seul cette vie ennuyeuse sans le piment qu’il met. Il faudra qu’il te passe sur le corps pour passer, tu te le jures alors que tu le repousses pour l’éloigner de la porte.

« - Non attends ! …J’suis désolé.. Reste je t’en prie. Susurres-tu désappointer ton regard incertain, fuyant, je ne le pensais pas tout ce que j’ai dit. Mais je panique, j’sais pas quoi faire ni quoi te dire.. j’peux pas.. J’peux pas.. Araquiel.. J’ai peur de ça. »

Des mots enfin posés sur ce que tu ressens depuis toutes ses années, un silence percé que même toi n’avait jamais osés avouer à qui contre. Même pas à Luisa, celle qui pourtant te connaissais par cœur savait lire à travers tes silences mais, jamais tu ne lui avais dit que tu avais peur. La frayeur constante qui te pousser à être un fuyard, de ses gestes, de vos confrontations constantes l’ange aux deux visages avaient enfin réussi à t’arracher ses quelques lettres sûrement insignifiantes pour lui mais si importante pour toi. Elles mettaient un mot sur toute ta personne, te bouleversant en transperçant ton âme de sa vérité cruelle. Tu tends les mains vers lui, tes doigts tremblants, hésitant se poses sur son visage, sur ses joues diaphanes. Du bout des doigts tu caresses sa peau, celle que tu pourrais retranscrire sur une feuille blanche tant secrètement tu connaissais les moindres recoins. Tu le rapproches de toi alors que tu combles la distance entre vous, tu sens de nouveau son souffle chaud se mélangeant au tien. Ce petit geste te rappelle alors la scène de toute à l’heure lorsque comme d’habitude c’est lui qui venait vers toi pour ce genre de chose, qu’il faisait le premier geste pour t’entraîner dans l’ivresse du désir de vos corps. Mais pas cette fois. Tes lèvres se posent tel des papillons sur ses joues, sur sa mâchoire, indifférents au sang. ..Restes.. Murmures-tu presque d’un ton suppliant. Parce que oui, tu avais dans tes entrailles l’espoir. L’espoir fou qu’il reste après toutes les ratures que tu infliges dans le marbre qui l’enrouaient tel une barrière, qu’il resterait. Tu pourrais l’embrasser là tout de suite, toi qui rechignes lorsque ivres il t’entraîne dans l’un de ses baises fiévreux. Mais l’anxiété pointée toujours et encore le bout de son nez, tu sembles hésiter quelques secondes perdu dans tout ce que tu pouvais ressentir avant de finalement poser tes lèvres sur les siennes. Plus d’excuses, plus de barrières, plus d’hésitation. Aaah.. Enfin du courage.

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Message posté le Mar 11 Juil - 2:49

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S'il a su prendre ta corde à son cou.

C'était différent, de tout ce qu'il avait pu connaitre, à une année de lumière de tout ce qu'il avait imaginé de la réalité. A peine était t'il entrain de s'acclimater à ses nouvelles manière de vivre que déja, il fallait rajouter des obstacles, non pas dans la nouvelle manière de vivre, non. C'était plutôt simple en réalité de vivre dans ce siècle. C'était chacun pour sa gueule paraissait t'il et à ce jeu la Araquiel était plutôt bon. Il était tellement seul depuis tant d'années qu'à présent, la solitude n'était pas un mal. Surtout pour cet esprit torturé qui se savait absolument instable. Pourtant c'est souvent lorsqu'on attends rien de la vie, qu'elle semble nous sourire, enfin c'est ce que l'on pense. La vie avait toujours était joueuse et à la fois cruelle avec le jeune Arundell. Même si il ne se rendait pas compte que son passé en effet était un boulet à ses pieds chaque jour, chaque réaction était oppressante et lorsqu'il se trouvait avec ce beau brun, il se retrouvait face à ce mur, face à ce mec qui le mettait dans tout ses états. Face à des émotions qu'il ne connaissait plus, qu'il ne voulait plus connaitre. Il s'était forgé une autre âme, des protections après ses trahisons répétées, après ses souffrances interminables, ses tortures qu'il avait subis. C'était pour sa survie qu'il avait construit ce masque de fer et pourtant après autant d'années, il semblerait que masque se soit fondue dans sa peau et qu'il soit presque impossible à enlever.

C'était cela de se protéger que de taper la ou ça fait mal mais pendant un court instant Araquiel semblait avoir oublié que le beau brun était presque aussi bon à ce jeu, voir même meilleur. Il l'avait vu dans ce regard, cette fissure, le vampire avait tapé, pile la ou ça pouvait le briser. La plupart des gens auraient abandonné, lâcher prise mais pas le loup, c'était tout le contraire, il était entrain d'exploser, d'imploser, comme une bombe à retardement. Le blond semblait avoir trouver la combinaison parfaite pour le faire sortir de lui même, son coeur semblait sur le point de lâcher véritablement tant il battait fort, Araquiel avait l'impression de l'entendre si nettement, comme si il était contre son torse. Tout les bruits semblaient être tellement puissant, toutes ses voix qui semblaient l'envelopper dans une noirceur véritable, mais il ne cillait pas, pas encore. Les insultes ne lui faisaient rien avec Raziel il pouvait dire qu'il avait franchement l'habitude, la violence non plus. Si le jeune homme avait besoin d'exulter sa colère à lui, grand bien lui fasse. Le meuble n'avait rien demandé et pourtant il était entrain de partir en fumée, les bouts de bois qu'il était entrain de lui lancer ne l'atteignait pas et pourtant il haussait un sourcil. Et pendant un instant en le voyant ainsi, emplis de rage envers lui, emplis d'une colère incontrôlable, il avait tellement envie de lui dire, de lui hurler.

Vas y, ai le cran, ai des couilles et prends ses morceaux de bois, utilise le bois qui peux me tuer, mets en fumée ma vie insignifiante. Aprés tout, tu perdrais quoi ? Quelqu'un qui te rends mauvais? Quelqu'un qui te fais perdre ta propre âme. Quelqu'un qui te brise, comme tu l'as si bien dis. Je t'en pris Raziel, mets fin à 186 années de souffrances. Si je devais mourir, ça me dérangerais pas de mourir sous ta main, libère moi de ses souffrances que je ne sais exprimer, que je ne serais sûrement jamais exprimer, car tu sais Raziel, je suis marqué au fer rouge, pour l'éternité. Je suis dans un corps, je suis dans une vie qui n'est pas la mienne. Tu sais, si tu m'avais connu il y à bien longtemps, je suis sur que je t'aurais plu, mais pas de la même manière. T'aurais souris, je t'aurais même fais rire, peut être. J'étais véritablement humain, tu ne le croirais même pas, si je te disais que j'ai un jour était de chair et d'os, que je n'avais pas besoin de me nourrir du sang des humains. J'étais un petit con tu sais, mais j'étais humain. J'étais puissant et je me plaisais dans cette vie. Tout aurait été différent parce que je savais ce que c'était de ressentir, j'étais entier, je n'étais pas brisé ou du moins je m'en fichais. Vraiment mon cher ange, tout été différent. Et la je te regarde, je te vois, je sais voir quelqu'un de brisé. Et c'est sûrement ça, entre gens qui n'ont plus à perdre comme nous, on se reconnais et forcément, on se lie, on s'accroche à ce qu'on peux. Alors je t'en pris. Vise une bonne fois pour toute et plante moi un pieu en plein coeur, qu'on en termine. Tu retourneras à ta vie, je serais enfin en poussière. Je ne contrarierais plus la nature par mon existence anormale. Tu sais ou finisse les gens comme moi Raziel ? Enfermé derrière des barreaux, dans l'ombre, reculé de la vie pendant que le monde avance. Bordel, vise. Arrête de parler, tu me fais mal. Mais ça je ne te le dirais jamais. Je ne te l'avouerais jamais, parce que je suis comme ça. Plutôt mourir que d'avouer que je peux ressentir de la faiblesse. Toi même tu le sais qu'on s'approche du vide, de ce précipice ou on ne pourras que tomber bientôt. Je t’entraîne dans une vie qui ne te plait pas, qui te rendras plus malheureux que tu ne l'es déjà. Et tu sais quoi, malgré tes mots qui me brûlent, ouais ils me font mal, j'ai envie de sourire, de rire juste un court instant, parce que maintenant je me rappelle ce que c'est de ressentir. Tu sais ce sentiment ? D'avoir le coeur broyé, qu'au creux de ton ventre, tu as l'impression d'avoir une plaie béante, quand ta gorge se serre jusqu'à que tu manques d'air. Je suis la, comme un con devant toi. Comme un mur, comme un automate brisé devant toi et je bouge pas, je suis comme figé. Parce qu'en moi, à l'instant T, il se passe trop de choses et je ne sais absolument pas comme le gérer, je suis perdu entre mille diagnostic, milles émotions. Tu sais Raziel en cet instant, j'ai envie de te murmurer que tu es autant celui qui me tue que celui me fais respirer. Bordel tu me fais sentir vivant et j'ai toujours ses doigts qui tremblent, mon instinct de monstre qui me hurle de te mettre en pièce, de faire couler ton sang pour ta suffisance, pour ce que tu oses me dire. Seulement j'ouvre la bouche et aucun son ne sors, ma gorge est trop serré, je parviens difficilement à prendre mon souffle. Tu sais qu'un jour tout finiras mal? Hein que tu le sais mon bel ange. Nous sommes des déchus tout les deux. Regarde toi, tu ne sais plus ou donner de la tête, je vois la souffrance dans ton regard de jais. J'aimerais t'apaiser, te dire que tout iras bien et qu'un jour toutes tes plaies seront pansés, que je ferais en sorte que tout aille bien pour toi. Et pourtant je sais à peine écrire un putain de texto, t'imagine la contradiction même que je suis. Pourtant si tu veux que j'men aille je le ferais pour toi, pour ton salut. Alors bordel tue moi, éradique moi ou aide moi Raziel. Fais quelque chose mais décide toi. Je me rends compte que si demain je ne t'avais plus, ma vie redeviendrais une prison, comme ou j'étais auparavant. Si seulement j'avais les couilles de te dire tout ça. Mais non, parce que rappelle toi, je suis une salope. Je ne suis qu'un monstre et je ne veux pas que tu puisses penser que je ressens quelque chose pour toi. Parce que ça ne t'aiderais pas. Au contraire. C'est sûrement la seule chose que j'ai compris à propos de ton histoire, tu ne décides pas entièrement des choses, tu es perdu dans un flot constant, tu ne sais pas bien ce que tu dois faire et qui tu dois être. Je te comprends, je le ressens de toute mon âme petit loup. Alors laisse le temps faire et peut être qu'un jour ton ciel seras moins gris. Si un jour l'orage te plait, tu m'y retrouveras toujours. C'est la qu'est ma place.

Araquiel semble reprendre conscience quand Raziel est devant la porte et à vrai dire il ne l'as même pas vu bouger de place. Le regard légèrement dans le vague, le blond fronce les sourcils, se demandant si il se joue de lui mais dans le plus profond de ses yeux, il voit l'égarement et cette petite étincelle humaine, la peur. Une des remparts du beau brun semble vraiment s'être fissuré sans qu'il ne le cherche vraiment, pas à ce point la. Pas de la à voir cette tristesse et cette peur l'envahir. Lorsque ses doigts tremblants s'approchent de son visage, il hésite, comme un animal pris au piège, le cœur à vif. Pourtant au moment même ou ses doigts touchent sa peau, son regard s'éclaircis, redevant celui du blond, le regard étrange inhabituel aux deux couleurs. Ses yeux se ferment un court instant alors qu'il émets un léger soupir comme si son souffle lui revenait enfin. Comme s'il avait eu la tête dans l'eau bien trop longtemps. C'est lui qui comble ce froid, cette distance entre leurs corps. " N'ai pas peur." Il murmure doucement ses mots, comme si c'était un secret entre eux. Raziel ne semble pas être dérangé par le sang sur son visage et bizarrement c'est quelque chose qu'il remarque. Qu'il apprécie sans réellement s'en rendre compte sur l'instant. " Je ne te mettrais face à aucun mur, inscris le." Il voulait lui faire comprendre, qu'il se fichait bien qu'il ai une alliance à son doigt, ses choses la ne voulait rien dire pour le vampire, c'était bien trop futile, bien trop irréel. il voulait se faire accepter lui même par toutes ses tentatives maladroites et agressives. Ses doigts venaient se poser lentement sur le torse du loup, encore remué par son souffle irrégulier. " Je ne partirais pas." Il avait de nouveau murmuré ses mots quand les lèvres de Raziel s'approchaient des siennes. Comme pour essayer de le rassurer définitivement. Il l'embrassait, pourtant cette fois avec de la douceur, tout le contraire de leurs nuits de débauches, comme si cette fois c'était différent. Comme si c'était le début de bien autre choses. Deux animaux blessés, murs fissurés. Fautes avoués à demi mots, comme un murmure entre les deux hommes. Son visage poussait le sien lentement alors qu'il ne lâchait pas ses lèvres, c'était comme si ils s'embrassaient, s'embrasaient pour la première fois. Parce que il sentait que cette fois le brun le désirait autant que lui. Lentement son visage finissait par se reculer, son front se posant contre le sien, les yeux clos, alors qu'il ne se rendait pas compte, qu'il le serrait, peu être un peu fortement. " Raziel, ne recommence jamais. S'il te plait. Je ne suis pas quelqu'un, de stable, je ne veux pas avoir à te faire du mal. Même si moi je ne le veux pas. S'il te plait." Lui aussi devait avouer certaines de ses peurs, c'était maladroit et même incompréhensible sachant que lui aussi ne savait pas grand chose. Mais il était entrain d'essayer. D'essayer d'être un peu plus humain. Comme il était avant, un être qui ressens et qui aime ressentir. L'humanité sous la forme la plus pure.




 

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Ces envies qui nous poussent, à embrasser le vide. Emporté par la mer, qui s'endort sur les braises. Accroché à leur cou, on finit tous un jour par se croire immortel, sur le bord des falaises.
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The moon mades ​​us his slaves.
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Message posté le Mer 12 Juil - 0:55

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C’est quand l'esprit vide, vos souffles épuisés se mélangeant, qu’enfin tu sortais la tête de ses eaux troubles.

La solitude est bien la misère de bien de monde, un fléau que ceux qui vivent redoutent, il y a deux écoles dans ses moments-là. Ceux qui la combattent en s’occupant le plus possible, en s’entourant de gens puis d’autre qui acceptent simplement qu’elle s’impose à eux, ils pensent l’aimer mais ils sont juste habitués. Toi, par contre, tu n’as jamais été seul. Où que tu sois tu as toujours eu des présences autour de toi. À Jérusalem tu avais ta famille, ta bande de potes et le reste de la meute. Même ceux que tu n’appréciais pas réellement étaient à tes côtés, derrière toi à idolâtrer une personne que tu ne seras jamais. Puis dans ta fuite tu n’as pas eu le temps de la sentir puisque tu as rencontré celle qui partage cette alliance avec toi. Même ceux que tu n’appréciais pas réellement étaient à tes côtés, derrière toi à idolâtrer une personne que tu ne seras jamais. Pourtant dans cet algorithme qu’est le paradoxe de ton être, tu te sentais seul que dans ses moments-là, sans vraiment t’en rendre compte. Sans savoir que c’était la solitude, c’était ce sentiment qui te prenait ton énergie, celui que tu ressentais quand tu jouait avec tes visages. Quand tu ne savais plus qui tu devais être parmi ses gens. Tu te sentais vide.

Ses bouts de bois que tu lui jettes tout en le ratant, tu ne sais même pas pourquoi tu fais ça, pour lui faire peur ? Pour extérioriser cette colère ? Sûrement un peu des deux, pour qu'il te quitte de peur que tu lui arraches la vie et parce que tu as besoin de ça. Tu enrages de pas le toucher ,en même temps que tu t'en réjouis, pourtant tu ne veux pas lui faire du mal. Du moins pas physiquement, à ce moment-là tu oublies que les mots sont bien plus douloureux que les actes. Que ses petites choses que tes lèvres laissent entre passer sont la plus puissante arme de ce monde, ils s’infiltrent dans la tête des personnes, restes bien au chaud avant de passer en boucler. Ses choses fourbes, elles détruisaient. C’est à cause de tes propres expériences, sur toi, sur les autres que tu sais bien les manier. Tu sais où taper pour que ça blesse profondément. Laissant probablement des plaies qui ne guériront jamais. Sur le moment tu t’en fiches, tu as besoin de l’éloigner de toi. Il n’est que spectateur de ton explosion, pauvre victime de tes drames constants. Il mérite mieux, beaucoup mieux que de s'attarder avec une drama queen comme toi. Tu es pathétique.

Dans la frayeur de le voir partir, lorsque tu te rues entre la sortie et son corps, tu lui montres une nouvelle facette de ta personne. Sûrement celle, la plus authentique, la plus vraie de toute. Une part de ce que tu es réside dans ton aspect, il est si proche de te voir réellement. De voir en travers de tous ses masques que tu portes au quotidien. Oublions le loup colérique, oublions le vagabond, oublions le lâche, oublions les illusions. Gardons celui qui s’accroche désespérément à lui tel une bouée de sauvetage. Parce que la vérité est la Razièl, dans cet état d’esprit de frayeur à l’idée de le perdre que tu montres, tu es un gamin. Un garçon perdu dans une vie qu’il n’a pas choisi, si seulement tu mettais de côté ton égoïsme qui ne te fais penser qu’à tes propres douleurs. Tu verrais, tu comprendrais à quel point le blond et toi es si ressemblant dans certains points vous êtes si ressemblant dans certains points. Pas les mêmes souffrances, pas les mêmes dérèglements d’âme mais pourtant vous n'êtes pas intact.

Si tu pouvais te voir, avec mes yeux, si seulement tu pouvais. Tu ne verrais pas le semblant d’adulte que tu es à cause des années passées, mais, tu réaliseras que tu es le même adolescent qu’auparavant. Celui sans barbe, sans trait durcis avec les années, sans la confiance en soi qui l’aime prétendre, celui où l’innocence baigné encore sur son visage. L’Israélien qui rêvait de devenir pianiste mais qui n’a jamais appris cet instrument parce que ce n’était pas assez viril pour les gens comme lui. Il fantasmait d’une vie simple, une vie où les touches d’un clavier pourraient le faire s’évader, ou il n’aurait pas un poids sur ses épaules. Il était rêveur le petit. Araquiel peux-tu me voir ? Est-ce qu'au-delàs de mes machinations existentielles, vois-tu Samaël ? Arrives-tu à voir « le poisson de dieu » comme mon nom le signifie ? J’aimerais que tu me voies comme je suis, que tu vois qu’au final je ne fuis que moi-même. J’ai peur mon ange, j’ai peur de ce que je suis. Je suis terrifié à l’idée de m’affronter moi-même, et si ce que j’étais réellement ne te plaît pas ? Si ça ne me plaît pas ?

« - N'ai pas peur. »

Il murmure doucement ses mots qu’on t’a adressé plus d’une fois mais, jamais ils n’avaient eu cet impact-là sur toi. Tes yeux s’écarquillent légèrement alors que tes lèvres se posent sur sa peau. Elle te met à genoux avec la culpabilité qui te roue de coups et ta conscience te crachant au visage que tu fais pitié. Toi qui pensais qu’il allait te repousser, partir ou du moins te hurler dessus. Il ne le fait pas. C’est la honte qui te frappe en plein cœur soudainement. Elle te met à genoux avec la culpabilité qui te roue de coups et ta conscience te crachant au visage que tu fais pitié. Face à son ton qu’il emploie, tu commences à regretter. Non. Non. Non. Tu ne pleures pas, non, jamais. Du moins pas devant les autres. Seulement ses soirs ou la mélancolie trop forte a raison de toi, lorsqu’un bout de ton oreiller se retrouve entre tes dents serrées et que tu retiens ta respiration pour pas que la femme à tes côtés ne t’entende. Tu chiales comme une gonzesse à cause de la nostalgie des choses, de cette page que tu n’as tourné qu’à moitié.

« - Je ne te mettrais face à aucun mur, inscris le. »

Araquiel pourrait être la définition même du mot liberté, il était insouciant de tout, se fichait bien des autres et faisait ce qu’il voulait. Une chose que secrètement tu as toujours admiré bien que tu préférasses devant lui l’insulter et le titiller pour tout ça. Il t’offrait sans vraiment le formuler, mais ton âme pouvait entendre murmurer la sienne, une libération. L’ange aux deux visages était pourtant si proche et en même temps si loin de la vérité parce que si tu avais un minimum de conscience, tu serais qu’il est ton salut. Ce chemin à contrecourant que tu cherchais tant à grimper. Si tu le voulais il suffirait que tu attrapes cette main qui te tend pour t’aventurer dans certes l’inconnu mais, vers un nouveau lendemain. Désolé. J’suis qu’un sale connard. Répliques-tu tout bas, honteusement. Au moins tu le reconnaissais, tu ne t’excuserais sûrement jamais assez de ton comportement d’aujourd’hui mais, tu te devais lui dire au moins ça. Malgré ton venin que tu lui avais craché au visage, il continuait de te rassurer. Tu en es indigne. Ses doigts viennent se poser lentement sur ton torse, s’il le voulait il pourrait t’arracher le cœur à cet instant mais, tu sais qu’il ne le fera pas. Il se voulait rassurant, peut-être qu’en posant ses membres sur ton corps il voulait te faire comprendre que c’est la réalité. Que tu ne rêvais pas.

« - Je ne partirais pas. »

Il lâche finalement sa bombe qui fait rater un battement à ton cœur, bon dieu Araquiel, tu vas me tuer. Penses-tu. Tu te sens immédiatement soulager, ça suffit pour que tu te lances et que tes lèvres se posent sur les siennes. C’est doux, tendre, presque timide, comme si c’était la première fois. C’était comme si après la fin d’un premier rendez-vous galant tu scellais par ta bouche une promesse non formulée, se simple geste n’avait rien de comparable à tous les autres. Tu sortais enfin la tête de l’eau, tu respirais correctement. Il te pourfend de toute part, chassé de ton esprit tous les murs bâtis solidement, plus rien de compter. Sauf lui. Tu es à nu devant lui, contre lui. Il n’y avait plus le vampire et le loup, il n’avait plus Araquiel et Razièl, il y avait juste Samuel et Samaël. Deux âmes torturées, deux animaux blessés pensant les blessures de l’autre maladroitement, juste eux. Le vrai eux.

Tu aurais envie de lui murmurer de te faire l’amour, pas de te baiser ou te laisser le baiser comme ses nuits fauves. Juste faire l’amour, doucement, tendrement, comme pour vous connecter. Chose que tu n’avais jamais fait, même avec ta première copine, elle était une louve de ta meute et vous êtes connus pour ne pas faire dans la dentelle. Sachant qu’en plus elle était une véritable lionne. Puis tu as eu Luisa, une femme que tes mains n’ont jamais explorée intimement. Elle voulait rester vierge jusqu’au mariage, tu l’acceptais. Au début par amour, tu relâchais la pression par des moments en solitaire alors que tu fantasmais sur sa plastique. Mais lorsque l’amour s’est envolé et que tu as commencé à être volage, tu ne l’as pas fait non plus. Parce que dans ta tête ce n’était que des relations sans importance, futiles, des étreintes seulement baignées par le désir, l’instinct primitif de s’accoupler. Il y avait une différence entre baiser et coucher ensembles, le deuxième avait secrètement une signification pour toi. Tu ne voudrais l’accorder que si tu en ressentais la profonde envie, quand tu serais prêt. Comme à cet instant avec Araquiel. Probablement que tu es fou à penser qu’il en est digne alors que votre relation est clairement empoissant, un jour vous finirez peut-être par vous détruire. Pourtant tu ne dis rien, tu profites seulement du contact intime que vous partagez.  

Il relâche tes lèvres et tu tâches une petite plainte, tu voudrais lui hurler de ne pas le faire. De continuer à t’embraser comme un damné, comme si demain n’existait pas. Parce que loin de lui tu redeviendrais sûrement le bâtard que tu es habituellement. Il t’apaiser, bien qu’on puisse penser le contraire. Son front se pose sur le tien toujours quelque peu transpirant d’auparavant, il a les yeux fermés alors que toi non. Tu le regardes simplement, sentant sa poigne te serrer douloureusement contre lui, tu encaisses en silence. Il pouvait bien te faire un peu souffrir après toutes les méchancetés que tu lui avais dites.

« - Raziel, ne recommence jamais. S'il te plait. Je ne suis pas quelqu'un, de stable, je ne veux pas avoir à te faire du mal. Même si moi je ne le veux pas. S'il te plait. »

Un petit moment silencieux tu restes planté là à le fixer, tes dents venant mordiller lentement ta lèvre inférieure, tu lâches un petit soupire. L’une de tes mains se relevant, tes doigts le quittant, pour venir passer dans tes mèches brunes. Typiquement l’un de tes tics. Mais au lieu que ça soit tes extrémités qui reprennent leurs places c’est ta main, l’autre se joignant au geste, tu encercles son visage pour le relever un peu. Pour qu’il te regarde.

« - Promis, plus jamais. Je ne recommencerai pas, je ne le pensais même pas en plus. Murmures-tu alors que tes mains se font un peu plus insistant, Je suis terriblement égoïste de vouloir que tu restes après tout ce que je t’ai dit... »

Une promesse que tu savais risquer de ne pas être vraiment honoré, à cause de ton instinct d’autodestructeur. Tu n’étais pas à l’abri que celui-ci te pousse à le rejeter une nouvelle fois loin de toi, qu’il fasse renaître la peur qui te bouffe les tripes. Tu n’es pas plus stable que lui, vraiment pas pour les mêmes raisons mais tout de même. Cependant, tu veux lui offrir ce rêve-là, ce plaisir de croire que c’est la vérité et qu’il pouvait croire comme toi tu croyais en vous. L’instant pouvait être perçu comme terriblement nias, dégoulinant de quelque chose qui vous fout un haut de cœur. Mais pour eux, pour lui, pour le vampire, l’instant est important. Ça signifier un nouveau tournant dans leur amitié si étrange, ça remettait tout en question. Tout ce qu’ils étaient.  

« - Tu n’es pas un monstre Araquiel, tu ne l’as jamais été. »

Déclares-tu presque inaudiblement, ton pouce venant caresser l’endroit ou ta bouche se trouvait quelques secondes plus tôt. Tu avais ce besoin de lui dire cette phrase, de le rassurer sur une parole en l’air que tu lui avais balancé. Tu n’avais pas peur de lui, tu n’avais jamais eu peur de lui, tu craignais seulement ce qu’il pouvait t’apporter.


Faire l’amour sous les éclairs de ton orage permanent.

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